Vendredi 8 février 2008

Camarades lecteurs de la presse, Camarades vespéraux, Camarades barbichus, Camarades adorateurs des fanzines,

 

L’histoire que je vais vous conter, avec un sens de l’à propos tel que Edwy P. songe sérieusement à ma modeste personne pour relire, annoter, modifier et saccager ses textes, s’est déroulé il y a peu, quelques semaines tout au plus. En fait pas beaucoup plus de deux. Ou trois. Mais il n’en reste pas moins vrai qu’on s’en tape un peu.

Cette étape narrative n’est qu’un break dans les récits adorables de mes agapes culinaires*. Celles-ci reprendront la haute place qui leur est due quand j’aurai enfin mangé autre chose que des sardines, top budget, en boîte, accompagné de semoule sèche et triste. Bordel de dieu (ou Marx c’est au choix) c’est pas le tout de se ramollir le cerveau à becter de la vache folle, faut quand même penser à soigner son corps de rêve.

 
L’histoire qui se déroule ci-dessous est absolument authentique. Que ceux qui la prendraient pour pure fiction à cause de l’intro stipulant que j’allais au boulot lundi matin, soit remerciés de m’idéaliser à ce point :

 

 

Lundi matin. Pénible pédalage en direction du chagrin. J’affronte le froid et les voitures, désespéré par l’absence totale de chauffage sur un vélo.

Enivré par une vitesse démentielle (17km/h), j’aspire la sobriété à grand goulot, en lisant les affiches jaunes, narrant les unes de mon quotidien régional préféré (oui oui c’est Ouest Plouc !), placardées devant toutes les devantures commerciales de ma pauvre ville. Et j’y découvre avec stupeur l’information choisie pour interpeller le chaland : « Le SMIC doit rebondir ».

Je manque de m’encastrer la voiture, le piéton, le poteau. Depuis quand ce journal affiche une opinion claire, tranchée et engagée sur questions si polémiques. Ou pour être un poil plus concis depuis quand Ouest Plouc n’est plus systématiquement giscardien balladurien chiraquien sarkozyste ?

Dévalant la rue, je cherche anxieusement une autre pancarte, afin de confirmer le fol espoir qui m’anime. Elle est en vue. J’accélère et m’immobilise soudainement pour ne pas rater ce revirement éditorial.

Las ! La vitesse fulgurante de mon engin avait dû me suggérer une lettre supplémentaire. Non ce ne sont pas les bas salaires qui doivent rebondir. Mais le SMC (Stade Malherbe de Caen) après une énième défaite en football (c’était le très léger accident marseillais). Me voilà rassuré ! Mon journal n’a pas changé.

 

* Homme du parquet, soit remercié ici bas. Et sache, que non, Sladjan Djukic n’est pas le complice de Karadzic et que non encore une fois il n’est pas recherché par le TPI. Il est juste attendu de pied ferme par la moitié d’une terne ville de province champenoise pour les 968 duels ratés avec un gardien adverse.

par Hard Worker publié dans : Les petites histoires
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Mercredi 23 janvier 2008
Salut les camaradous coquinous,

Aujourd'hui on est d'ambiance folâtre. On vient de passer pile poil la moitiée de la semaine. En plus on  vient de prendre notre Martine Aubry pour vendredi, si fait mon général qu'on sent bien qu'on va pas branler lourd durant les quelques 3 demis-journée de chagrin qu'il nous reste.

On a en plus, hier, par mégarde, en lisant un bouquin, ancestral, et renommé (histoire de frimer dans les salons normands et sur la Toiiiiiiile), appris cette fameuse expression désignant quelques rades où qu'on vient surtout pour s'en coller une : "la mine à poivre" !

Du coup avant d'aborder la suite du repas de Pré Noël, grand jeu concours, quel est le bouquin, ou plus simplement l'auteur ? Merci d'envoyer les frais de participation pour ce grand jeu à HW et la Reine, 1589 quater bd Guillaume la Conquête, Normandie.

Du coup (bis), la recette est tout entière tournée vers cette si jolie expression et permet d'aborder l'entrée de la Reine avec au moins un terme identique. Et comme ce n'est pas mine, ce sera poivre.
La recette a été extirpée du fonds des âges et d'une revue de cuisine totalement hype et même pas à grand tirage, qui ne fait pas des hors série tous les deux mois et ne choisit surtout pas 85 recettes à base de foie gras, truffe et St jacques pour le hors série de novembre-décembre.

Je résume cette recette (et avoue l'avoir déjà écrite pour quelqu'un qui sera ravie de constater le succès rencontrée par son cadeau) et ne m'appuie pas du tout sur le texte froid et rigide initial. En revanche, les St Jacques, qui ne sont ni froides ni rigides, sont tout bonnement graves bonnes. Et pis c'est quand même un plat rapide (on remarque que la plus faignasse des deux n'est pas qui on croit forcément), ce qui permet de se la raconter devant ses invités avant même de les épater avec la coquille décoquillée.

La recette étant issue d'un magasine on ne peut plus sérieux, je commence par la liste des ingrédients.


Liste des ingrédients :

- 1 Mémé

- 1 conjoint marin pêcheur

- 20 noix de Saint-Jacques

- 200 g de groseilles

- 1/2 cc de poivre du Sichuan

- 50 g de beurre

- 1 cc de sucre


Pour cette recette qui permet de régaler les yeux, les babines, vos amis et votre égo, il vous faut, et cela nous semble être un point essentiel à la réussite du plat, une Mémé qui aime à cueillir des groseilles en nombre puis à les congeler en masse pour enfin vous les offrir de manière quasi-industrielle. Voilà l’impératif et le préalable de cette recette. Qui n’a pas de Mémé abonnée à la cueillette des fruits rouges peut aller se rhabiller. Ou il peut aller en acheter dans le commerce (et si c’est pas la saison et qu’il se contrefout de ruiner le monde dans lequel il vit comme un gros égoïste d’occidental qu’il est, il peut même pousser chez Picard).

Dernier conseil pour trouver une Mémé qui cueille les fruits rouges : être originaire d’un département à la fois sinistré et rural. Ca va souvent de pair me dites-vous. C’est exact. Mais pas tout le temps ! Prenez le Nord ! Bon… Alors dans le top ten des départements où qu’on se flingue tellement qu’on se marre, la Meuse occupe une place de choix, c’est évident. D’ailleurs il paraitrait qu’une charte officieuse imposerait à toutes les Mémés de la Meuse de congeler 12 kg de fruits rouges par an… C’est vous dire la chance d’en être issue surtout si on a trouvé le moyen de le fuir…

 

Cet impondérable étant réglé, allez faire un bécot à Mémé et revenez avec 200g de groseille. Mettez-les à décongeler et durant le très court laps de temps avant l’effectivité d’une telle chose (une quinzaine d’heure au bas mot), tentez de réduire le Poivre du Sichuan en poudre.

 

Nouveau conseil d’amis : vous voulez trouver du poivre du Sichuan en Lorraine ? Essayez d’avoir un Pépé d’origine chinoise. Passque sinon vous allez galérer. En plus c’est essentiel d’avoir ce type de poivre. D’ailleurs comme disait Xiao I Min, mon grand père, ces graines de ce poivre si particulier sont merveilleuses, grillées et broyées, elles délivrent une saveur boisée, plus acidulée et moins piquante que le poivre noir. Bref, après avoir fait bécot à Mémé, prenez l’avion pour la Chine et allez embrasser votre Grand Pépé, emportez au passage une poignée de ce poivre si particulier (que dalle !) et retournez voir vos groseilles dégelées.

 

Humez et si ce sont vraiment des groseilles et pas des baies roses, mixez-les avec 10 cl d’eau et filtrez le jus obtenu. Au bout de 158 semaines, quand le jus est enfin filtré entièrement, versez-le dans une casserole. Assaisonnez-le de sel, de sucre et de poivre du Sichuan (un bécot à Pépé…).

Et vous voilà détenteur d’un coulis de groseilles poivré, délicieusement tendance qu’il va vous falloir chauffer et emplir de gras. Voyons la suite…

 

Portez-le à ébullition en remuant (huitième conseil de chef : utilisez une casserole assez grande pour éviter que le jus monte) puis laissez frémir 5 mn.

Incorporez 30 g de beurre en faisant tourner la casserole pour le faire fondre (il y a d’autres façons de le faire fondre le beurre, mais ça colle un air relativement classe que de le faire en remuant la casserole, l’air de ne pas y toucher, comme ça…).

Puis ôtez du feu.

 

Comme votre mari (ou femme, hein) est marin pêcheur, vous n’avez aucun problème pour trouver des St-Jacques par tous les temps et dans tous les appartements que vous avez colonisés durant votre vie de couple. Dans le cas, improbable et pour tout dire assez con, où votre moitié ne serait pas marin (et encore moins pêcheur de St-Jacques), et que les prix desdits coquilles vous apparaissent pour le moins inabordables, courrez donc en acheter des vraies, des grosses et des bonnes surgelées ! Et faites dégeler (en même temps que les groseilles, histoire de gagner du temps) dans du lait ! Comme ça c’est plus moelleux.

En tous les cas, congelées ou fraîches leurs mères, rincez les Saint-Jacques rapidement à l’eau très froide. Egouttez-les sur un linge. Eliminez le filet noir sur le côté. Salez et poivrez-les. Poêlez-les 3 à 4 mn dans le reste de beurre chaud.

 

Nappez les assiettes de coulis de groseille chaud, ajoutez les saint-Jacques. Parsemez éventuellement de groseilles fraîches.

 

Servez aussitôt (a-t-on déjà vu phrase aussi conne dans un livre de cuisine. Servez aussitôt ! Non, non attendez une bonne heure, et quand tout le coulis chaud, il est devenu froid, servez en deux temps… Bordel !).

 

Evidemment servez aussitôt, évidemment régalez-vous et évidemment racontez que c’est vous qui avez créé la recette après avoir goûté du poivre de Sichuan lors de vos dernières vacances en Chine…

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PS : la réponse à cette putain de blague, on a le droit de l'avoir, Môdame je suis gravement touché par la grippe...
Merci...

par Hard Worker publié dans : Cuisine
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Lundi 21 janvier 2008

Camarade distrait qui aurait oublié, l’année dernière, de célébrer la naissance de Notre Seigneur et Maître Qui Rigole Quand Même Pas Des Masses J’ai Nommé JC (soit plus simplement NSMQRQMPDMJNJC) via une fastueuse orgie culinaire, je me permets de rafraichir ta mémoire et te propose illico la recette qui fera de toi l’homme à la bure le plus sexy de Noël…


La Reine connait une manie bien étrange pour nous autres les Trotskystes athées, tendance libertaire, elle aime à fêter Noël avec les siens. Perso, c’est pas du tout mon genre et si je pleure le 24 au soir à la messe de minuit, c’est passque je regrette d’avoir fini la Bûche sans en proposer à Notre Seigneur et à son rejeton.

 

 

Malgré l’immense joie que nous éprouvons à nous retrouver en famille (qui un jour lira ces flagorneries et me trouvera illico un oncle d’Amérique de qui je pourrai hériter d’un véritable four qui ne soit pas Proline !), et à constater combien je reste le plus beau de cette pâle famille, soit dit-en passant, il subsiste toujours un moment douloureux en ce 24 au soir.

 

Un long moment en fait puisqu’il s’agit du repas.

 

Car quand une famille nombreuse se réunit, mettons 15 beaux et gras adultes accompagnés d’une tonne de marmots (réduisons à 6), et que la tradition de Noël veut que tout le monde il communie dans la paix, et ben faut trouver un plat qui plaise à toute la famille. Et si on fait le total des dégoûts, il ne nous reste plus qu’à se farcir une vieille dinde sèche pour le repas (et non je ne parle pas de la grand-tante Ursule).

 

Evidemment l’astuce principale pour attendrir la dinde et dérider sa mauvaise humeur de s’être fait refuser le « Rôti d’un Jeune UMP sur son lit de Démocrates-Chrétiens », plutôt proches du chapon au demeurant pour ces derniers, consiste en l’absorption rapide et complète des boutanches trainant près de vous. Ce qui vous conduit inlassablement à la même exigence le lendemain, l’assassinat ciblée des mioches hurlant à qui veut l’entendre sa joie d’avoir eu des cadeaux la veille !!!

 


Tout ça pour dire que si Noël représente la concorde familiale, il n’est pas pour autant un exutoire culinaire, les saveurs nouvelles, drôles ou mêmes hors de prix ayant été méticuleusement laissées à la porte de vos espoirs.

 

Pour se venger de l’affront, il ne vous reste qu’à créer de toutes pièces un pré-Noël, avec la Reine, où vous pourrez dire toutes sortes de vulgarités, fumer des clopes à même la table, vider quand même toutes bouteilles traînant mollement à moins de 10 cm de votre bras massif et surtout festoyer avec la dignité d’un Brillat-Savarin des grands soirs.
Si on ajoute à cette déclaration festive que la Reine se charge de l’entrée et mézigue du plat principal de ce fameux pré-Noël, on obtient le jolie tableau que je vais vous décrire. En si peu de mots que vous pourriez déjà être entrain de travailler. Bandes de feignant !

 

 

 

Première étape : trouver l’idée ensorcelante qui ensorcelle grâce à des sorts de sorcier (un rien lourdingue, comme cet article)

 

J’eu pu, dans un désir fracassant de proposer un partenariat à Cyril Lignac, m’enticher de recettes ethnico-hype dont la seule originalité eut été le prix exorbitant du pâle magasine qui les proposait. Mais non ! Je suis un subversif. Rappelez-vous… ou faites semblant au moins !

 

J’eu pu, également, plonger dans l’océan de livres de cuisine pour en ressortir la perle huitrière de cette soirée. Mais non ! J’aime pas les perles, ça fait nouveau riche (et rien de tel qu’une bonne lignée séculaire de gras bourgeois pour donner la forme) et pis la Reine connait par cœur ces bouquins. Et je voulais l’impressionner afin qu’elle accepte de me laisser la paternité de la petite à venir.

 

J’ai donc décidé d’aller chercher de l’aide dans le monde magique du gros blog qui tache. J’ai finalement poussé chez les Sveltes Helvètes à l’anneau gaillard (comme d'hab) et je l’ai même supplié de me donner quelques pistes de réflexion tant la profusion de recettes me laisse généralement pantois. C’était en dessous d’une recette de moules. Je n’y peux rien moi.

 

Vint alors la réponse auréolée de la magie dématérialisante d’Internet. Car le gonze m’a répondu en moins de 18 mn. Je reconnais qu’il a dû être impressionné par ma position sociale. C’est bien un des nombreux passe-droits que la Providence m’a offert.

 

Mais le fourbe, ou le coquin, me plongea dans un embarras que seuls les sadiques savent créer à dessein. Il ne me proposa pas simplement une seule recette, étudiée pour marier grosse frime et extase gustatif. Non ! Il plaça 3 recettes sur l’autel de mon indécision. Et devinez ce qu’il advint.

 

Hé ben j’ai galéré grave ma race. Style un mec pris en otage un jour de grève nautique, qui se sent contraint d’emprunter la galère de son voisin afin de ramer toute la journée pour se rendre au chagrin.

 
Bref il y avait 3 recettes. Et j’ai dû faire un choix.
 

  - La première recette jetée en pâture aux sucs gastriques les plus véloces semblait succulente. Un poulet (bio, fermier, commerce équitable, pas d’enfant qui l’ont élevé dans leur grenier, présence aux meetings de José Bové, etc. De la balle quoi !), avec de la crème (la Normandie en force), des morilles et du vin jaune. J’opte immédiatement pour la recette et me damne si je ne la réalise pas dans l’heure. Puis je consulte les cours de la morille et du vin jaune. Je téléphone à mon banquier. Il refuse net un endettement sur 30 ans : les mensualités de remboursement dépassent le fameux 1/3 acceptable. J’ose à peine y croire. De simples contingences matérielles oseraient ruiner ma créativité culinaire, ma liberté gastronomique ? J’appelle Florent Pagny pour un conseil avisé. Mais rien ne change ! Alors n’ayant pas réussi non plus à convaincre Dassault d’investir dans le poulet au vin jaune, je m’effondre avec désespoir sur la deuxième recette.

 

 

  - Le gigot d’agneau qui barbote 7 heures dans du pinard et des épices aussi raffinées qu’un reportage de Capital sur les Nouveaux Palaces en Inde. Cette recette je l’ai rêvée, je l’ai sentie inonder de son fumet notre salon-cuisine-living-entrée-buanderie-garage, je l’ai pleurée, je l’ai même décrite, ciselée et narrée pour une amie (je vous la mets d’ailleurs dans trois mn ici, mais à la fin sachez que ce blog n’est pas que un outil à la gloire du cuistot d’à côté…), et surtout je ne l’ai pas encore réalisée et donc encore moins mangée. Pourquoi donc ? Deux raisons essentielles dont l’une me colla une honte telle que je ne peux plus me rendre chez mon boucher (et que du coup je chasse le bœuf à la lueur de l’astre nocturne dans les bocages normands).

 

 

            - Première raison, pleine de bon sens : un gigot de 1.8kg, c’est peut-être légèrement excessif pour deux ?

 

            - Voilà qui m’amène direct sur la deuxième raison, mon boucher préféré, que je tente de séduire depuis maintenant deux ans afin de devenir son amant et profiter de toutes ses daubes, m’a gentiment éconduit lorsque je me hasardais à lui demander un 1/3 ou demi gigot d’agneau. Bref ce sale enculé (les ruptures sentimentales conduisent fréquemment les paroles au-delà des intentions) n’a pas daigné tronçonner son gigot !

 

Et me voilà à nouveau penaud devant ma marmite surprise… Il ne me reste plus qu’une recette. J’espère mais qu’à moitié et m’imagine déjà feuilletant Super U’Mag pour trouver une recette de pintade farcie aux marrons…

 

 
- Troisième recette, terminus, tout le monde la prépare et la mange. C’est facile, c’est ludique, c’est original et c’est bon comme un bonbon volé dans le sac de sa mère. C’est dire ! La caille (volaille ou approchant, la Reine sera évidemment comblée, bon début) farcie (hé oui ! C’est Noël) à la féta (voilà le côté original) câprée et tomato-séchée (et là nous entrons de plein pied dans la grande hype, genre tu manges ça au Nouvel An après avoir fait de la plongé en Croatie - et surtout t’oublies pas le réanimateur après la trempette).

 

 

Ecoutez je vais pas disserter trois plombes sur comment c’est bon… Juste que si t’as déjà craqué sur des viandes au fromage (genre le fameux cœur de rumsteck, sauce au camembert), hé ben là tu pleures ta mère, tu lui rends son bonbon pourri et tu cours préparer la recette, qui te procurera trois extases :

 

-          Tu vas malaxer, touiller, pétrir le fromage, les câpres et les tomates. C’est rigolo de se salir les mains quand on a le droit… Hein ? Avant tout le bon cuisinier est un môme. Ou un militaire qui dirige sa brigade. Mais là c’est avant tout un con.

 

-          Tu vas acheter des cailles, vidées, et tu pourras jouer aux marionnettes avec elles. Et c’est encore plus rigolo que de se servir d’un gigot pour assommer son partenaire.

 

-          La Reine, qui a tout bonnement adoré la recette, fait de toi le nouveau défricheur de tendance culinaire, appelle Elle et Cuisine Actuelle pour leur proposer un partenariat et fomente un attentat contre Cyril Lignac. Evidemment tu n’as rien dit sur la non paternité (encore une ?) de la recette, et depuis tu t’escrimes à farcir tout ce que tu trouves avec de la féta, mais bon… Ce très petit mensonge et les indigestions de féta valaient bien ce moment de pure félicité gastronomique.

 

Bon pour prouver que ça arrache, je vous mets la photo, là en-dessous que c’est un mec de Libé qu’est venu la prendre mais qu’au final elle était tiède, fadasse et sans saveur… la photo… alors on a dû la retoucher un peu.

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On a mangé ça avec quoi ? Avec du vin rouge Monsieur ! Et quoi comme pinard ? Hé bé un Croze Hermitage pas bégueule que notre caviste préféré, il a dit que c’était ça qu’il fallait boire si on mangeait des cailles avec de la féta et des câpres et de la tomate séchée. Ce qui, reconnaissons-le, tombait plutôt bien. Mon pinardier (qui n’est qu’à moi) a toujours l’immense sagacité de me proposer des vins totalement étrangers à ma culture, plutôt vaste, du rouge à 12°5 (comme il dit Boris). Or ici, que fait-il le bougre, il me conseille, avec ce feulement chatoyant qui alerte les papilles du client de l’amateur éclairé, un pinard dont je connais le nom, et que même, délice suprême, j’en ai déjà éclusé avec forces rodomontades. Et ne résistant pas à l’envie de l’impressionner durablement, histoire d’être convié aux prochains happenings dégustatifs sauvages, je lui balance en pleine poire l’origine précise du breuvage en mentionnant avec fierté les caves de Tains. Notre relation a pris fin aussi sec ! Toisant mon ignominie, abandonnant sa retenue bedonnante, il manqua de peu mon occiput écervelé et la dite bouteille vint s’écraser sur une collection de Bordeaux promise aux rebus. Immolé dans un pinard rouge sombre coulant à flot, il me révéla aux bords de l’agonie, avant de plonger, qu’il ne travaillait, bordel de merde !, qu’avec des petits producteurs – récoltants, etc. Et que j’avais 3 mn pour fuir cette échoppe qu’il allait devoir décontaminer de mon insolence. Fuyant la bouteille entre les jambes, je vis arriver un rebouteux manchot (des habitants de la manche…) chargé de jeter du Pinard de Jean Carmet sur les diverses aspérités de la boutique.

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Pour la petite histoire, l’entrée de la Reine, qui a remporté les suffrages de tous les convives (2 donc), c’étaient des noix de St-Jacques au coulis de groseille poivré. Hé bé, ça aussi je vous le raconte tout à l’heure. Passque ….. c’est dur d’être riche ! Toujours manger bien, bon et original… Epuisant.

 

 

 

PS : vous noterez qu’il n’y a qu’une étape. C’est comme Paris-Tours, ya plus qu’une étape.

par Hard Worker publié dans : Cuisine
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Jeudi 29 novembre 2007

Fadéla Amara dans Libé :

«Ce n'est pas parce qu'on est pauvre, exclu, discriminé, que l'on peut tout saccager.»

 
Bah alors quand ?

par Hard Worker publié dans : Sport de combat
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Lundi 19 novembre 2007

Camarades philosophes, Camarades contempteurs de nos faux philosophes qui ne jurent que par l’Esprit et la Raison en laissant de côté les nobles mathématiques, Camarades qui lisez Pythagore dans le texte, tout en félicitant ce génie antique de maitriser aussi bien le Français moderne, Camarades qui n’avez rien à foutre en ce lundi terrible,

 

Vous n’êtes pas sans savoir que la passion des blogs consiste en premier lieu à se dire qu’on est balaise ou beau et bien évidemment super drôle. Choses, certes acquise de longue date dans mon cas, qui tous les jours se vérifient (ou s’infirment pour les plus laids) grâce aux statistiques de fréquentation mises à disposition par votre gentil hébergeur.

 

Ces statistiques permettent de connaitre le nombre de visites et de visiteurs qui sont venus échouer sur votre journal de bord électronique. Comme je suis féru de mathématique depuis un passage très remarqué en Terminale scientifique option mathématique pure (que c’est pas la peine d’essayer si tu sais pas tracer un cercle rond et sphérique à main levé du premier coup en moins de 8 secondes), je ne peux m’empêcher de théoriser, d’axiomiser et de démontrer à la simple vue de chiffres.

 

Mû par un désir de reconnaissance aussi fortuit que véloce, j’ai, ce matin, entre deux pauses café, regardé de plus près les chiffres de fréquentation de mézigue. Je vous en livre les catastrophiques résultats dans quelques secondes. Voilà maintenant je suis prêt.

 

 

Ces chiffres concernent la semaine du 12 au 18 novembre 2007.

 

Il y a eu 332 visites sur le blog. Ouaii je sais vous vous demandez la recette du succès.

 

Ces visites se répartissent comme indiqué ci-dessous :

-          282 provenances directes ;

-          46 via un moteur de recherche que par soucis de non publicité nous nommerons Gogol ;

-          4 venants directement d’un site où j’étais référencé.

 

Je souhaiterais tout d’abord m’arrêter 3 secondes sur le référencement de mon blog sur celui des Copains. Ou plutôt des sales bâtards devrais-je dire. Il semblerait, mais je n’ose le croire, que seules 4 visites soient la conséquence de ma présence sur d’autres blog (soit une présence dans les colonnes à gauche, style voilà les sites que j’y vais mais qui sont grave moins bien que le mien, soit une présence via les facétieux messages que je laisse, style : « Super ton blog, le mien est mieux ! »). Après recherche approfondie, sur ces 4 visites, deux sont issues de mon propre site (merci les gars) et une de mon netvibes…

Conclusion : 1 seule autre page électronique de l’Univers d’Internet a permis d’aller sur mon blog.

Moralité : De toute façon, une seule personne m’a référencée chez lui et je trouve qu’elle se donne pas beaucoup de peine pour me faire connaitre !! Hé branleur de Thomas, ça vante les mérites du marché et ya pas moyen de filer un coup de pouce à se potes vautrés dans une solitude internétienne, organisée par les médias de révérence. Ah ça pour en foutre plein la gueule à Mélanchon ya du monde, mais orienter tous les social-traîtres chez moi, ça fait profil bas. Y a plus d’amis dans le rude parcours de l’accession à la bannière de publicité sur ton blog tellement qu’il cartonne.

Comme tous les mecs de gauche, je suis vraiment sympa, et je te pardonne. Tu n’es qu’un enfant pris dans le rouleau compresseur de la mégalomanie électronique (alors que moi, non !).

 

Si l’on prend les 282 visites directes, le moral est exceptionnel. Cela équivaut à 40 visites directes par jour. Si je retire, par soucis d’équité, mes 10 visites quotidiennes, cela en fait 30 par jour (grande affinité avec les maths vous ais-je dis…).

Si on constate que 5 types de personnes laissent des messages, on peut en tirer le raccourci suivant : j’ai 5 autres visiteurs quotidiens, en moyenne. Ce qui fait que chaque gars vient 6 fois dans la journée sur mon blog !!!

Conclusion : Je ne connais que 5 personnes qui n’ont que ça à foutre de leur pôv journée que de venir 6 fois sur un blog où la moyenne d’écriture est de 1 article tous les 15 jours.

Moralité : J’ai grave fidélisé mon lectorat ! (Qui accessoirement semblerait avoir une vie de merde).

 

Dernière analyse de haut vol, et votre soif inextinguible de savoir sera enfin étanchée. Vu qu’on peut compter sur ses 5 camarades pour alimenter ses statistiques de fréquentation mais nettement moins sur la compassion des autres bloggeurs, la seule chance de survie dans cette compétition à la plus grosse page réside dans le référencement Gogol.

Et il faut le noter, 46 clampins se sont retrouvés sur un de mes articles suite à une recherche fébrile et chanceuse. Quels sont donc ces êtres frôlés par la grâce ? Quels sont ceux qui ont vu le divin se frotter à leurs doigts, qui ont enfin, pour une seconde, connu le sacré sur leur pâle moniteur ?

Et bien c’est une véritable catastrophe !!! En exclusivité, ci-dessous la liste de ce que les gars ont tapé quelque chose sur Google puis se sont retrouvés chez moi :

 

blog sans culotte                                                        3

blog mamie sans culotte                                             2

blog féssée petite couilles                                           2

grand mere vicelarde                                                   2

belle-mere baizer                                                        2

sans culotte                                                               2

sans culotte                                                            1

blog des sans culotte                                                  1

les mamy sans culotte                                                1

site web de fesse de mec                                            1

femme qui se recouvre de chantilly                               1

pas de culotte                                                            1

paresseux                                                                  1

blog paresseux                                                           5

petites histoires de campagne droles                           2

les baisers de secours                                                2

SPORT COMBAT                                                       2

fabricants bec Doseur alcool                                        2

panier de légumes bio de saison Troyes                       2

basse normandie chose intéressant.                            1

qu'elle venait de commencer                                       1

temperature adequate chez les nourissant                    1

troyes ou trouver legumes bio                                      1

PETITES HISTOIRES A LIRE LE SOIR                        1

cadeaux sans obligation d achat                                  1

liste antennes-relais bordeaux                                     1

syndrome du mec bourré                                             1

louis bozon                                                                1

merci argot                                                                1

bruleur pillard ppt                                                        1

 

 

En rouge, pour 20 d’entre eux, c’est une recherche à caractère peut-être un poil plus salace que je l’imaginais. Je vous laisse vous fendre la gueule. Mes préférés étant bien évidemment l’association de « blog fessée et petites couilles » et, après un vaste débat interne, mon affection va également à « grand-mère vicelarde ».
Vous noterez aussi l’existence d’une nouvelle catégorie sociale, « les mamy sans culottes ».

Conclusion : J’attire tous les paumés du Net

Moralité : Super !! Je vais donc connaitre une nouvelle affluence grâce à cette très subtile phrase :

 

Assise sur une bite d’amarrage, elle mate le film « Une chatte sur un toit brûlant ».

Pourtant elle devrait réviser l’histoire des Sans Culottes et des féministes sous la révolution, au risque de se faire niquer à l’interro de demain et de recevoir fessée par sa grand-mère, véritable chienne de garde sur ces questions.

 

 

Comme quoi on s’amuse d’un rien dans la vie.

 

Camarade bien le bonsoir.

par Hard Worker publié dans : Comme c'est intéressant
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Vendredi 16 novembre 2007

Camarades de plus en plus nombreux à vous opposer à la propriété privée (à tel point que la lame de fond de notre juste colère est sur le point de déverser son courroux sur ces sinistres bourgeois et aussi un peu moins bourgeois, mais tout aussi coupable), je devine en vous la saine occupation de l'amour de la poésie.

Vous m'en voyez ravi!

Si si!!

Car, exclusivement pour vous (qui je le rappelle êtes tout à la fois opposés à ces crevures de proprios et admirateurs des plus grands poètes de notre temps), je vous livre ci-dessous un poème (ouai en fait un truc tout pourri niveau métrique... bon je dis ça mais je sais pas trop ce que c'est la métrique... sauf que c'est aussi une discipline équestre, car on dit souvent la métrique de cheval...) trouvé, si!, à la fin du compte-rendu du congrès de l'UNPI (des crevures à la botte horripilante d'une majorité qui ne l'est pas moins). Merveilleux texte qui a dû demander une érudition que seuls les journaleux de Charlie (tendance les deux premières pages) ont pu un jour approcher.

Comme je vous suis reconnaissant de vous perdre sur ce blog après avoir tapé dans Gogol: "Fesses sans culottes", hé bien je me suis fadé la retranscription dudit poème. Et comme je suis du genre, certes admirablement beau et sensuel, mais également sympa, je vous ai mis une deuxième version, à la suite.

Cette version qui me vient d'un jeune poète maudit bourré de talent, non sans être admirablement beau et sensuel d'ailleurs, lui aurait coûté une vingtaine de nuits blanches pour la mettre au point. Son oreille gauche et son oeil droit ont dû se sacrifier pour vivifier une dernière fois son génie et quérir l'aide des 259 Muses qu'il cotoyait de près... Inscrit sur la première liste du Goncourt, une magouille de son éditeur (un propriétaire que croyez-vous) le fit injustement éliminer ! Ah!! Maudit coup du sort!!

Bon je tiens à dire avant de vous abandonner dans la contemplation artistique du talent que j'aurai aimé foutre ces deux textes l'un en face de l'autre. mais je sais pas comment on fait sur cette daubasse de blog. Donc L'immense génie mimétique du poète maudit (admirablement beau et sensuel) pourrait vous paraitre, non pas chaint hein?, mais abscons. Et ben le dites pas!

Mentez en fait même.

Allez Camarades et que vive la poésie !!!


Ci-dessous le texte de l'UNPI...

Propriétaire,  qui es-tu ?

Dans la terre de ses ancêtres

Léguée, fondée, acquise ou découverte

Il s’enracine en son tertre.

 

De ses biens, reçus, acquis,

Rénovés, transformés, ébloui

Un havre de paix, il bâtit.

 

Sur sa terre, il se ressource

Ses ressources, il y puise

Des autres respectueux, modéré, il agit.

 

De sa gestion, son bien fructifie

De sa sécurité, sa force s’épanouit

De sa sérénité, un paisible équilibre vit.

 

Il y fonde intégration et transmission

Il y développe insertion et cohésion

Il apprécie valeurs et fruits de sa détention.

 

Ancré solide en ses immeubles

Il sait que l’oeil public le surveille

Honnête et sérieux, il se réveille.

 

De sa détention assuré, rassuré

Énergique, habile, il se découvre

Entreprend et vers d’autres se tourne.

 

De la cité qu’il habite, la vie publique il anime

Mais quand la taxe le menace, il tonne

Et le désordre guette la ville.

 

Responsable, il se veut

De l’emploi en ce lieu il nous donne

Pour la nature il se passionne.

 

Libre d’agir, de construire

Libre de donner, de transmettre

Son libre choix, il revendique.

 

Pour que d’autres à leur tour

Propriétaires se découvrent

Et de tant de fruits s’extasient.

Je te salue, homme de salut.

 


Ici, le texte du gars admirablement beau et sensuel, qui reprenant Renaud qui reprenait Frehel (ou Bruand), s'exclama:
"je vous préviens je suis pas poète du tout, les couplets riment pas bien mais je m'en fous" et aussi "il est bientôt 5 heures faut que je me tire du taf, j'ai pas le temps de peaufiner...".


Propriétaire, trou du cul ?

 

Dans la fosse de ses ancêtres

Léguée, volée, abusée, versaillaise,

Il fossilise en son tertre

 

De ses biens, pauvre roitelet,

Rénovés, enfermés, assombris

Un havre de barbelés, il bâtit

 

Sur sa terre, il s’isole

Son oubli, il y puise

Des autres obséquieux il se console.

 

De sa gestion, les autres triment

De sa sécurité, les autres ploient

De sa sérénité, les autres s’abiment

 

Il y fonde oppression et exploitation

Il y développe asservissement et pognon

Il apprécie valeur et fruits de sa détention

 

 
Ancré peureux en ses immeubles

Il sait que l’œil des pauvres le surveille

Pleutre et veule, il se réveille

 

De sa détention, inquiété, paniqué

Energique, cynique, il se découvre

Asservit et vers d’autres se tourne

 

De la ville cossue qu’il habite, la vie publique il surveille

Mais quand la taxe le menace, il tonne

Et le désordre guette ses intestins

 

Responsable, il se proclame

Des miettes, il en fait l’aumône,

Pour la nature il remercie Dieu.

 

Libre d’écraser, de polluer

Libre de voler, de clôturer

Son libre choix, il l’achète

 

Pour que d’autres savamment cooptés

Voleur se découvrent

Et de tant de larcins s’extasient

Je te salue, trou du cul.

 

par Hard Worker publié dans : Sport de combat
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Mercredi 31 octobre 2007

Camarade intellectuel, se nourrissant exclusivement de livres, de musiques et de poésies (et des fois une tchote rasade d’alcool, évidemment de l’absinthe), Toi Camarade qui vénère les Muses de Tout (je vais quand même pas énumérer les 9 poufiasses qui ont pourris la vie de tant de jeunes hommes), Toi qui arrache tout au Trivial Poursuite (camembert marron et orange principalement, mais le orange tout le monde il l’arrache en fait), Toi, Camarade, qui met sa race à Louis Bozon et Julien Lepers tous les jours de cette putain de semaine ennuyante, enfin Toi, O Camarade, qui prévoit les Goncourt avant leurs nominations depuis 49 ans, Toi qui a réussi à savoir que le prix ne serait même pas attribué en 1960 car ce rustre de Vintila Horia vit son passé politique, inopinément révélé, et que ce putain de Goncourt du coup lui passa sous le nez…

 

Bref Toi Camarade Intellectuel, saurais-tu retrouver l’auteur du passage ci-dessous, en italique, encadré de guillemet et dans une autre écriture (je te mâche le travail Camarade).

Il est à noter que les joies d’Internet et la faible capacité que j’ai à lire autre chose que « Picsou et le développement durable » font que je ne peux garantir la véracité de ce texte, ni en fournir le livre. Juste l’auteur. Et c’est déjà beaucoup par les temps qui courrent…

 

Indice : c’est relativement facile.

Indice 2 : Ma culture littéraire est circonscrite entre un grand homme Jean d’Ormesson et une non moins grande femme, Helène Carrère Trop de Tabous en France d’Encausse.

C’est le passage, là en dessous :

 « On a tous entendu ces vieilles femmes qui disent : « Oh ! comme c’est affreux cette jeunesse qui se détruit avec toutes ces drogues ! C’est terrible ! » Et puis tu regardes la vieille peau : sans dents, sans yeux, sans cervelle, sans âme, sans cul, sans bouche, sans couleur, sans nerfs, sans rien, rien qu’un bâton, et tu te demandes ce que son thé, ses biscuits, son église et son petit pavillon ont fait pour ELLE. Et les vieux se mettent parfois dans une colère noire contre les jeunes : « Bon sang, j’ai travaillé DUR toute ma vie ! » ( Ils prennent le travail pour une vertu, mais ça prouve seulement qu’un type est taré. ) « Les jeunes veulent tout pour RIEN ! ils s’abîment la santé avec la drogue, ils s’imaginent qu’ils vont suivre sans se salir les mains ! » Puis tu LE regardes :

Amen.

Il est seulement jaloux. Il s’est fait enculer, on lui a piqué ses plus belles années. Il meurt d’envie de baiser. S’il tient jusqu’au bout. Mais il peut plus. Donc, maintenant, il veut que les jeunes souffrent comme il a souffert. »

 

Celui qui trouve, pas de cadeaux, pas de récompense.

S’il veut du réconfort, du rire et des joies simples, il a qu’à regarder Troyes jouer au football. Parait que pour redonner le sourire aux petits cancéreux orphelins victimes de sur-irradiations, on les emmène voir Troyes-PSG…

 

Camarade qui trouve tout,

Bien le bonsoir,

par Hard Worker publié dans : Comme c'est intéressant
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Vendredi 19 octobre 2007
Camarade,

C'est pas moi qui le dit, faut un minimum d'ingéniosité pour y penser.
Mais sinon, c'est vrai qu'il est  foutremement agréable ce syndrome de Stockholm. Cette capacité qu'on a, inconsciemment et malgré nous (limite Alsacien dans la Wehrmacht), de trouver sympathique nos preneurs d'otage.
Heureusement que le bon sens est là pour nous rappeler à l'ordre et demander que cesse ce scandale insupportable (une retraite à 9 ans, fin de carrière à 8654 €, un abonnement à Old Trafford à vie, des vacances aux Seychelles gratos tous les 6 mois et des hamburgers tous les dimanches soirs!).
Sinon on passerait pour quoi aux yeux des vrais travailleurs ? Vous savez ceux qui se flinguent chez Renault. Les privilèges (insupportables) non! Le sur-travail pour tous, oui!
Joli l'amalgame! Bravo la mauvaise foi!! Il va progresser le débat comme ça...



par Hard Worker publié dans : Le travail c'est la santé
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