Vendredi 8 février 2008

Camarades lecteurs de la presse, Camarades vespéraux, Camarades barbichus, Camarades adorateurs des fanzines,

 

L’histoire que je vais vous conter, avec un sens de l’à propos tel que Edwy P. songe sérieusement à ma modeste personne pour relire, annoter, modifier et saccager ses textes, s’est déroulé il y a peu, quelques semaines tout au plus. En fait pas beaucoup plus de deux. Ou trois. Mais il n’en reste pas moins vrai qu’on s’en tape un peu.

Cette étape narrative n’est qu’un break dans les récits adorables de mes agapes culinaires*. Celles-ci reprendront la haute place qui leur est due quand j’aurai enfin mangé autre chose que des sardines, top budget, en boîte, accompagné de semoule sèche et triste. Bordel de dieu (ou Marx c’est au choix) c’est pas le tout de se ramollir le cerveau à becter de la vache folle, faut quand même penser à soigner son corps de rêve.

 
L’histoire qui se déroule ci-dessous est absolument authentique. Que ceux qui la prendraient pour pure fiction à cause de l’intro stipulant que j’allais au boulot lundi matin, soit remerciés de m’idéaliser à ce point :

 

 

Lundi matin. Pénible pédalage en direction du chagrin. J’affronte le froid et les voitures, désespéré par l’absence totale de chauffage sur un vélo.

Enivré par une vitesse démentielle (17km/h), j’aspire la sobriété à grand goulot, en lisant les affiches jaunes, narrant les unes de mon quotidien régional préféré (oui oui c’est Ouest Plouc !), placardées devant toutes les devantures commerciales de ma pauvre ville. Et j’y découvre avec stupeur l’information choisie pour interpeller le chaland : « Le SMIC doit rebondir ».

Je manque de m’encastrer la voiture, le piéton, le poteau. Depuis quand ce journal affiche une opinion claire, tranchée et engagée sur questions si polémiques. Ou pour être un poil plus concis depuis quand Ouest Plouc n’est plus systématiquement giscardien balladurien chiraquien sarkozyste ?

Dévalant la rue, je cherche anxieusement une autre pancarte, afin de confirmer le fol espoir qui m’anime. Elle est en vue. J’accélère et m’immobilise soudainement pour ne pas rater ce revirement éditorial.

Las ! La vitesse fulgurante de mon engin avait dû me suggérer une lettre supplémentaire. Non ce ne sont pas les bas salaires qui doivent rebondir. Mais le SMC (Stade Malherbe de Caen) après une énième défaite en football (c’était le très léger accident marseillais). Me voilà rassuré ! Mon journal n’a pas changé.

 

* Homme du parquet, soit remercié ici bas. Et sache, que non, Sladjan Djukic n’est pas le complice de Karadzic et que non encore une fois il n’est pas recherché par le TPI. Il est juste attendu de pied ferme par la moitié d’une terne ville de province champenoise pour les 968 duels ratés avec un gardien adverse.

Par Hard Worker - Publié dans : Les petites histoires
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Mercredi 23 janvier 2008
Salut les camaradous coquinous,

Aujourd'hui on est d'ambiance folâtre. On vient de passer pile poil la moitiée de la semaine. En plus on  vient de prendre notre Martine Aubry pour vendredi, si fait mon général qu'on sent bien qu'on va pas branler lourd durant les quelques 3 demis-journée de chagrin qu'il nous reste.

On a en plus, hier, par mégarde, en lisant un bouquin, ancestral, et renommé (histoire de frimer dans les salons normands et sur la Toiiiiiiile), appris cette fameuse expression désignant quelques rades où qu'on vient surtout pour s'en coller une : "la mine à poivre" !

Du coup avant d'aborder la suite du repas de Pré Noël, grand jeu concours, quel est le bouquin, ou plus simplement l'auteur ? Merci d'envoyer les frais de participation pour ce grand jeu à HW et la Reine, 1589 quater bd Guillaume la Conquête, Normandie.

Du coup (bis), la recette est tout entière tournée vers cette si jolie expression et permet d'aborder l'entrée de la Reine avec au moins un terme identique. Et comme ce n'est pas mine, ce sera poivre.
La recette a été extirpée du fonds des âges et d'une revue de cuisine totalement hype et même pas à grand tirage, qui ne fait pas des hors série tous les deux mois et ne choisit surtout pas 85 recettes à base de foie gras, truffe et St jacques pour le hors série de novembre-décembre.

Je résume cette recette (et avoue l'avoir déjà écrite pour quelqu'un qui sera ravie de constater le succès rencontrée par son cadeau) et ne m'appuie pas du tout sur le texte froid et rigide initial. En revanche, les St Jacques, qui ne sont ni froides ni rigides, sont tout bonnement graves bonnes. Et pis c'est quand même un plat rapide (on remarque que la plus faignasse des deux n'est pas qui on croit forcément), ce qui permet de se la raconter devant ses invités avant même de les épater avec la coquille décoquillée.

La recette étant issue d'un magasine on ne peut plus sérieux, je commence par la liste des ingrédients.


Liste des ingrédients :

- 1 Mémé

- 1 conjoint marin pêcheur

- 20 noix de Saint-Jacques

- 200 g de groseilles

- 1/2 cc de poivre du Sichuan

- 50 g de beurre

- 1 cc de sucre


Pour cette recette qui permet de régaler les yeux, les babines, vos amis et votre égo, il vous faut, et cela nous semble être un point essentiel à la réussite du plat, une Mémé qui aime à cueillir des groseilles en nombre puis à les congeler en masse pour enfin vous les offrir de manière quasi-industrielle. Voilà l’impératif et le préalable de cette recette. Qui n’a pas de Mémé abonnée à la cueillette des fruits rouges peut aller se rhabiller. Ou il peut aller en acheter dans le commerce (et si c’est pas la saison et qu’il se contrefout de ruiner le monde dans lequel il vit comme un gros égoïste d’occidental qu’il est, il peut même pousser chez Picard).

Dernier conseil pour trouver une Mémé qui cueille les fruits rouges : être originaire d’un département à la fois sinistré et rural. Ca va souvent de pair me dites-vous. C’est exact. Mais pas tout le temps ! Prenez le Nord ! Bon… Alors dans le top ten des départements où qu’on se flingue tellement qu’on se marre, la Meuse occupe une place de choix, c’est évident. D’ailleurs il paraitrait qu’une charte officieuse imposerait à toutes les Mémés de la Meuse de congeler 12 kg de fruits rouges par an… C’est vous dire la chance d’en être issue surtout si on a trouvé le moyen de le fuir…

 

Cet impondérable étant réglé, allez faire un bécot à Mémé et revenez avec 200g de groseille. Mettez-les à décongeler et durant le très court laps de temps avant l’effectivité d’une telle chose (une quinzaine d’heure au bas mot), tentez de réduire le Poivre du Sichuan en poudre.

 

Nouveau conseil d’amis : vous voulez trouver du poivre du Sichuan en Lorraine ? Essayez d’avoir un Pépé d’origine chinoise. Passque sinon vous allez galérer. En plus c’est essentiel d’avoir ce type de poivre. D’ailleurs comme disait Xiao I Min, mon grand père, ces graines de ce poivre si particulier sont merveilleuses, grillées et broyées, elles délivrent une saveur boisée, plus acidulée et moins piquante que le poivre noir. Bref, après avoir fait bécot à Mémé, prenez l’avion pour la Chine et allez embrasser votre Grand Pépé, emportez au passage une poignée de ce poivre si particulier (que dalle !) et retournez voir vos groseilles dégelées.

 

Humez et si ce sont vraiment des groseilles et pas des baies roses, mixez-les avec 10 cl d’eau et filtrez le jus obtenu. Au bout de 158 semaines, quand le jus est enfin filtré entièrement, versez-le dans une casserole. Assaisonnez-le de sel, de sucre et de poivre du Sichuan (un bécot à Pépé…).

Et vous voilà détenteur d’un coulis de groseilles poivré, délicieusement tendance qu’il va vous falloir chauffer et emplir de gras. Voyons la suite…

 

Portez-le à ébullition en remuant (huitième conseil de chef : utilisez une casserole assez grande pour éviter que le jus monte) puis laissez frémir 5 mn.

Incorporez 30 g de beurre en faisant tourner la casserole pour le faire fondre (il y a d’autres façons de le faire fondre le beurre, mais ça colle un air relativement classe que de le faire en remuant la casserole, l’air de ne pas y toucher, comme ça…).

Puis ôtez du feu.

 

Comme votre mari (ou femme, hein) est marin pêcheur, vous n’avez aucun problème pour trouver des St-Jacques par tous les temps et dans tous les appartements que vous avez colonisés durant votre vie de couple. Dans le cas, improbable et pour tout dire assez con, où votre moitié ne serait pas marin (et encore moins pêcheur de St-Jacques), et que les prix desdits coquilles vous apparaissent pour le moins inabordables, courrez donc en acheter des vraies, des grosses et des bonnes surgelées ! Et faites dégeler (en même temps que les groseilles, histoire de gagner du temps) dans du lait ! Comme ça c’est plus moelleux.

En tous les cas, congelées ou fraîches leurs mères, rincez les Saint-Jacques rapidement à l’eau très froide. Egouttez-les sur un linge. Eliminez le filet noir sur le côté. Salez et poivrez-les. Poêlez-les 3 à 4 mn dans le reste de beurre chaud.

 

Nappez les assiettes de coulis de groseille chaud, ajoutez les saint-Jacques. Parsemez éventuellement de groseilles fraîches.

 

Servez aussitôt (a-t-on déjà vu phrase aussi conne dans un livre de cuisine. Servez aussitôt ! Non, non attendez une bonne heure, et quand tout le coulis chaud, il est devenu froid, servez en deux temps… Bordel !).

 

Evidemment servez aussitôt, évidemment régalez-vous et évidemment racontez que c’est vous qui avez créé la recette après avoir goûté du poivre de Sichuan lors de vos dernières vacances en Chine…

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PS : la réponse à cette putain de blague, on a le droit de l'avoir, Môdame je suis gravement touché par la grippe...
Merci...

Par Hard Worker - Publié dans : Cuisine
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Lundi 21 janvier 2008

Camarade distrait qui aurait oublié, l’année dernière, de célébrer la naissance de Notre Seigneur et Maître Qui Rigole Quand Même Pas Des Masses J’ai Nommé JC (soit plus simplement NSMQRQMPDMJNJC) via une fastueuse orgie culinaire, je me permets de rafraichir ta mémoire et te propose illico la recette qui fera de toi l’homme à la bure le plus sexy de Noël…


La Reine connait une manie bien étrange pour nous autres les Trotskystes athées, tendance libertaire, elle aime à fêter Noël avec les siens. Perso, c’est pas du tout mon genre et si je pleure le 24 au soir à la messe de minuit, c’est passque je regrette d’avoir fini la Bûche sans en proposer à Notre Seigneur et à son rejeton.

 

 

Malgré l’immense joie que nous éprouvons à nous retrouver en famille (qui un jour lira ces flagorneries et me trouvera illico un oncle d’Amérique de qui je pourrai hériter d’un véritable four qui ne soit pas Proline !), et à constater combien je reste le plus beau de cette pâle famille, soit dit-en passant, il subsiste toujours un moment douloureux en ce 24 au soir.

 

Un long moment en fait puisqu’il s’agit du repas.

 

Car quand une famille nombreuse se réunit, mettons 15 beaux et gras adultes accompagnés d’une tonne de marmots (réduisons à 6), et que la tradition de Noël veut que tout le monde il communie dans la paix, et ben faut trouver un plat qui plaise à toute la famille. Et si on fait le total des dégoûts, il ne nous reste plus qu’à se farcir une vieille dinde sèche pour le repas (et non je ne parle pas de la grand-tante Ursule).

 

Evidemment l’astuce principale pour attendrir la dinde et dérider sa mauvaise humeur de s’être fait refuser le « Rôti d’un Jeune UMP sur son lit de Démocrates-Chrétiens », plutôt proches du chapon au demeurant pour ces derniers, consiste en l’absorption rapide et complète des boutanches trainant près de vous. Ce qui vous conduit inlassablement à la même exigence le lendemain, l’assassinat ciblée des mioches hurlant à qui veut l’entendre sa joie d’avoir eu des cadeaux la veille !!!

 


Tout ça pour dire que si Noël représente la concorde familiale, il n’est pas pour autant un exutoire culinaire, les saveurs nouvelles, drôles ou mêmes hors de prix ayant été méticuleusement laissées à la porte de vos espoirs.

 

Pour se venger de l’affront, il ne vous reste qu’à créer de toutes pièces un pré-Noël, avec la Reine, où vous pourrez dire toutes sortes de vulgarités, fumer des clopes à même la table, vider quand même toutes bouteilles traînant mollement à moins de 10 cm de votre bras massif et surtout festoyer avec la dignité d’un Brillat-Savarin des grands soirs.
Si on ajoute à cette déclaration festive que la Reine se charge de l’entrée et mézigue du plat principal de ce fameux pré-Noël, on obtient le jolie tableau que je vais vous décrire. En si peu de mots que vous pourriez déjà être entrain de travailler. Bandes de feignant !

 

 

 

Première étape : trouver l’idée ensorcelante qui ensorcelle grâce à des sorts de sorcier (un rien lourdingue, comme cet article)

 

J’eu pu, dans un désir fracassant de proposer un partenariat à Cyril Lignac, m’enticher de recettes ethnico-hype dont la seule originalité eut été le prix exorbitant du pâle magasine qui les proposait. Mais non ! Je suis un subversif. Rappelez-vous… ou faites semblant au moins !

 

J’eu pu, également, plonger dans l’océan de livres de cuisine pour en ressortir la perle huitrière de cette soirée. Mais non ! J’aime pas les perles, ça fait nouveau riche (et rien de tel qu’une bonne lignée séculaire de gras bourgeois pour donner la forme) et pis la Reine connait par cœur ces bouquins. Et je voulais l’impressionner afin qu’elle accepte de me laisser la paternité de la petite à venir.

 

J’ai donc décidé d’aller chercher de l’aide dans le monde magique du gros blog qui tache. J’ai finalement poussé chez les Sveltes Helvètes à l’anneau gaillard (comme d'hab) et je l’ai même supplié de me donner quelques pistes de réflexion tant la profusion de recettes me laisse généralement pantois. C’était en dessous d’une recette de moules. Je n’y peux rien moi.

 

Vint alors la réponse auréolée de la magie dématérialisante d’Internet. Car le gonze m’a répondu en moins de 18 mn. Je reconnais qu’il a dû être impressionné par ma position sociale. C’est bien un des nombreux passe-droits que la Providence m’a offert.

 

Mais le fourbe, ou le coquin, me plongea dans un embarras que seuls les sadiques savent créer à dessein. Il ne me proposa pas simplement une seule recette, étudiée pour marier grosse frime et extase gustatif. Non ! Il plaça 3 recettes sur l’autel de mon indécision. Et devinez ce qu’il advint.

 

Hé ben j’ai galéré grave ma race. Style un mec pris en otage un jour de grève nautique, qui se sent contraint d’emprunter la galère de son voisin afin de ramer toute la journée pour se rendre au chagrin.

 
Bref il y avait 3 recettes. Et j’ai dû faire un choix.
 

  - La première recette jetée en pâture aux sucs gastriques les plus véloces semblait succulente. Un poulet (bio, fermier, commerce équitable, pas d’enfant qui l’ont élevé dans leur grenier, présence aux meetings de José Bové, etc. De la balle quoi !), avec de la crème (la Normandie en force), des morilles et du vin jaune. J’opte immédiatement pour la recette et me damne si je ne la réalise pas dans l’heure. Puis je consulte les cours de la morille et du vin jaune. Je téléphone à mon banquier. Il refuse net un endettement sur 30 ans : les mensualités de remboursement dépassent le fameux 1/3 acceptable. J’ose à peine y croire. De simples contingences matérielles oseraient ruiner ma créativité culinaire, ma liberté gastronomique ? J’appelle Florent Pagny pour un conseil avisé. Mais rien ne change ! Alors n’ayant pas réussi non plus à convaincre Dassault d’investir dans le poulet au vin jaune, je m’effondre avec désespoir sur la deuxième recette.

 

 

  - Le gigot d’agneau qui barbote 7 heures dans du pinard et des épices aussi raffinées qu’un reportage de Capital sur les Nouveaux Palaces en Inde. Cette recette je l’ai rêvée, je l’ai sentie inonder de son fumet notre salon-cuisine-living-entrée-buanderie-garage, je l’ai pleurée, je l’ai même décrite, ciselée et narrée pour une amie (je vous la mets d’ailleurs dans trois mn ici, mais à la fin sachez que ce blog n’est pas que un outil à la gloire du cuistot d’à côté…), et surtout je ne l’ai pas encore réalisée et donc encore moins mangée. Pourquoi donc ? Deux raisons essentielles dont l’une me colla une honte telle que je ne peux plus me rendre chez mon boucher (et que du coup je chasse le bœuf à la lueur de l’astre nocturne dans les bocages normands).

 

 

            - Première raison, pleine de bon sens : un gigot de 1.8kg, c’est peut-être légèrement excessif pour deux ?

 

            - Voilà qui m’amène direct sur la deuxième raison, mon boucher préféré, que je tente de séduire depuis maintenant deux ans afin de devenir son amant et profiter de toutes ses daubes, m’a gentiment éconduit lorsque je me hasardais à lui demander un 1/3 ou demi gigot d’agneau. Bref ce sale enculé (les ruptures sentimentales conduisent fréquemment les paroles au-delà des intentions) n’a pas daigné tronçonner son gigot !

 

Et me voilà à nouveau penaud devant ma marmite surprise… Il ne me reste plus qu’une recette. J’espère mais qu’à moitié et m’imagine déjà feuilletant Super U’Mag pour trouver une recette de pintade farcie aux marrons…

 

 
- Troisième recette, terminus, tout le monde la prépare et la mange. C’est facile, c’est ludique, c’est original et c’est bon comme un bonbon volé dans le sac de sa mère. C’est dire ! La caille (volaille ou approchant, la Reine sera évidemment comblée, bon début) farcie (hé oui ! C’est Noël) à la féta (voilà le côté original) câprée et tomato-séchée (et là nous entrons de plein pied dans la grande hype, genre tu manges ça au Nouvel An après avoir fait de la plongé en Croatie - et surtout t’oublies pas le réanimateur après la trempette).

 

 

Ecoutez je vais pas disserter trois plombes sur comment c’est bon… Juste que si t’as déjà craqué sur des viandes au fromage (genre le fameux cœur de rumsteck, sauce au camembert), hé ben là tu pleures ta mère, tu lui rends son bonbon pourri et tu cours préparer la recette, qui te procurera trois extases :

 

-          Tu vas malaxer, touiller, pétrir le fromage, les câpres et les tomates. C’est rigolo de se salir les mains quand on a le droit… Hein ? Avant tout le bon cuisinier est un môme. Ou un militaire qui dirige sa brigade. Mais là c’est avant tout un con.

 

-          Tu vas acheter des cailles, vidées, et tu pourras jouer aux marionnettes avec elles. Et c’est encore plus rigolo que de se servir d’un gigot pour assommer son partenaire.

 

-          La Reine, qui a tout bonnement adoré la recette, fait de toi le nouveau défricheur de tendance culinaire, appelle Elle et Cuisine Actuelle pour leur proposer un partenariat et fomente un attentat contre Cyril Lignac. Evidemment tu n’as rien dit sur la non paternité (encore une ?) de la recette, et depuis tu t’escrimes à farcir tout ce que tu trouves avec de la féta, mais bon… Ce très petit mensonge et les indigestions de féta valaient bien ce moment de pure félicité gastronomique.

 

Bon pour prouver que ça arrache, je vous mets la photo, là en-dessous que c’est un mec de Libé qu’est venu la prendre mais qu’au final elle était tiède, fadasse et sans saveur… la photo… alors on a dû la retoucher un peu.

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On a mangé ça avec quoi ? Avec du vin rouge Monsieur ! Et quoi comme pinard ? Hé bé un Croze Hermitage pas bégueule que notre caviste préféré, il a dit que c’était ça qu’il fallait boire si on mangeait des cailles avec de la féta et des câpres et de la tomate séchée. Ce qui, reconnaissons-le, tombait plutôt bien. Mon pinardier (qui n’est qu’à moi) a toujours l’immense sagacité de me proposer des vins totalement étrangers à ma culture, plutôt vaste, du rouge à 12°5 (comme il dit Boris). Or ici, que fait-il le bougre, il me conseille, avec ce feulement chatoyant qui alerte les papilles du client de l’amateur éclairé, un pinard dont je connais le nom, et que même, délice suprême, j’en ai déjà éclusé avec forces rodomontades. Et ne résistant pas à l’envie de l’impressionner durablement, histoire d’être convié aux prochains happenings dégustatifs sauvages, je lui balance en pleine poire l’origine précise du breuvage en mentionnant avec fierté les caves de Tains. Notre relation a pris fin aussi sec ! Toisant mon ignominie, abandonnant sa retenue bedonnante, il manqua de peu mon occiput écervelé et la dite bouteille vint s’écraser sur une collection de Bordeaux promise aux rebus. Immolé dans un pinard rouge sombre coulant à flot, il me révéla aux bords de l’agonie, avant de plonger, qu’il ne travaillait, bordel de merde !, qu’avec des petits producteurs – récoltants, etc. Et que j’avais 3 mn pour fuir cette échoppe qu’il allait devoir décontaminer de mon insolence. Fuyant la bouteille entre les jambes, je vis arriver un rebouteux manchot (des habitants de la manche…) chargé de jeter du Pinard de Jean Carmet sur les diverses aspérités de la boutique.

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Pour la petite histoire, l’entrée de la Reine, qui a remporté les suffrages de tous les convives (2 donc), c’étaient des noix de St-Jacques au coulis de groseille poivré. Hé bé, ça aussi je vous le raconte tout à l’heure. Passque ….. c’est dur d’être riche ! Toujours manger bien, bon et original… Epuisant.

 

 

 

PS : vous noterez qu’il n’y a qu’une étape. C’est comme Paris-Tours, ya plus qu’une étape.

Par Hard Worker - Publié dans : Cuisine
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Jeudi 29 novembre 2007

Fadéla Amara dans Libé :

«Ce n'est pas parce qu'on est pauvre, exclu, discriminé, que l'on peut tout saccager.»

 
Bah alors quand ?

Par Hard Worker - Publié dans : Sport de combat
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Lundi 19 novembre 2007

Camarades philosophes, Camarades contempteurs de nos faux philosophes qui ne jurent que par l’Esprit et la Raison en laissant de côté les nobles mathématiques, Camarades qui lisez Pythagore dans le texte, tout en félicitant ce génie antique de maitriser aussi bien le Français moderne, Camarades qui n’avez rien à foutre en ce lundi terrible,

 

Vous n’êtes pas sans savoir que la passion des blogs consiste en premier lieu à se dire qu’on est balaise ou beau et bien évidemment super drôle. Choses, certes acquise de longue date dans mon cas, qui tous les jours se vérifient (ou s’infirment pour les plus laids) grâce aux statistiques de fréquentation mises à disposition par votre gentil hébergeur.

 

Ces statistiques permettent de connaitre le nombre de visites et de visiteurs qui sont venus échouer sur votre journal de bord électronique. Comme je suis féru de mathématique depuis un passage très remarqué en Terminale scientifique option mathématique pure (que c’est pas la peine d’essayer si tu sais pas tracer un cercle rond et sphérique à main levé du premier coup en moins de 8 secondes), je ne peux m’empêcher de théoriser, d’axiomiser et de démontrer à la simple vue de chiffres.

 

Mû par un désir de reconnaissance aussi fortuit que véloce, j’ai, ce matin, entre deux pauses café, regardé de plus près les chiffres de fréquentation de mézigue. Je vous en livre les catastrophiques résultats dans quelques secondes. Voilà maintenant je suis prêt.

 

 

Ces chiffres concernent la semaine du 12 au 18 novembre 2007.

 

Il y a eu 332 visites sur le blog. Ouaii je sais vous vous demandez la recette du succès.

 

Ces visites se répartissent comme indiqué ci-dessous :

-          282 provenances directes ;

-          46 via un moteur de recherche que par soucis de non publicité nous nommerons Gogol ;

-          4 venants directement d’un site où j’étais référencé.

 

Je souhaiterais tout d’abord m’arrêter 3 secondes sur le référencement de mon blog sur celui des Copains. Ou plutôt des sales bâtards devrais-je dire. Il semblerait, mais je n’ose le croire, que seules 4 visites soient la conséquence de ma présence sur d’autres blog (soit une présence dans les colonnes à gauche, style voilà les sites que j’y vais mais qui sont grave moins bien que le mien, soit une présence via les facétieux messages que je laisse, style : « Super ton blog, le mien est mieux ! »). Après recherche approfondie, sur ces 4 visites, deux sont issues de mon propre site (merci les gars) et une de mon netvibes…

Conclusion : 1 seule autre page électronique de l’Univers d’Internet a permis d’aller sur mon blog.

Moralité : De toute façon, une seule personne m’a référencée chez lui et je trouve qu’elle se donne pas beaucoup de peine pour me faire connaitre !! Hé branleur de Thomas, ça vante les mérites du marché et ya pas moyen de filer un coup de pouce à se potes vautrés dans une solitude internétienne, organisée par les médias de révérence. Ah ça pour en foutre plein la gueule à Mélanchon ya du monde, mais orienter tous les social-traîtres chez moi, ça fait profil bas. Y a plus d’amis dans le rude parcours de l’accession à la bannière de publicité sur ton blog tellement qu’il cartonne.

Comme tous les mecs de gauche, je suis vraiment sympa, et je te pardonne. Tu n’es qu’un enfant pris dans le rouleau compresseur de la mégalomanie électronique (alors que moi, non !).

 

Si l’on prend les 282 visites directes, le moral est exceptionnel. Cela équivaut à 40 visites directes par jour. Si je retire, par soucis d’équité, mes 10 visites quotidiennes, cela en fait 30 par jour (grande affinité avec les maths vous ais-je dis…).

Si on constate que 5 types de personnes laissent des messages, on peut en tirer le raccourci suivant : j’ai 5 autres visiteurs quotidiens, en moyenne. Ce qui fait que chaque gars vient 6 fois dans la journée sur mon blog !!!

Conclusion : Je ne connais que 5 personnes qui n’ont que ça à foutre de leur pôv journée que de venir 6 fois sur un blog où la moyenne d’écriture est de 1 article tous les 15 jours.

Moralité : J’ai grave fidélisé mon lectorat ! (Qui accessoirement semblerait avoir une vie de merde).

 

Dernière analyse de haut vol, et votre soif inextinguible de savoir sera enfin étanchée. Vu qu’on peut compter sur ses 5 camarades pour alimenter ses statistiques de fréquentation mais nettement moins sur la compassion des autres bloggeurs, la seule chance de survie dans cette compétition à la plus grosse page réside dans le référencement Gogol.

Et il faut le noter, 46 clampins se sont retrouvés sur un de mes articles suite à une recherche fébrile et chanceuse. Quels sont donc ces êtres frôlés par la grâce ? Quels sont ceux qui ont vu le divin se frotter à leurs doigts, qui ont enfin, pour une seconde, connu le sacré sur leur pâle moniteur ?

Et bien c’est une véritable catastrophe !!! En exclusivité, ci-dessous la liste de ce que les gars ont tapé quelque chose sur Google puis se sont retrouvés chez moi :

 

blog sans culotte                                                        3

blog mamie sans culotte                                             2

blog féssée petite couilles                                           2

grand mere vicelarde                                                   2

belle-mere baizer                                                        2

sans culotte                                                               2

sans culotte                                                            1

blog des sans culotte                                                  1

les mamy sans culotte                                                1

site web de fesse de mec                                            1

femme qui se recouvre de chantilly                               1

pas de culotte                                                            1

paresseux                                                                  1

blog paresseux                                                           5

petites histoires de campagne droles                           2

les baisers de secours                                                2

SPORT COMBAT                                                       2

fabricants bec Doseur alcool                                        2

panier de légumes bio de saison Troyes                       2

basse normandie chose intéressant.                            1

qu'elle venait de commencer                                       1

temperature adequate chez les nourissant                    1

troyes ou trouver legumes bio                                      1

PETITES HISTOIRES A LIRE LE SOIR                        1

cadeaux sans obligation d achat                                  1

liste antennes-relais bordeaux                                     1

syndrome du mec bourré                                             1

louis bozon                                                                1

merci argot                                                                1

bruleur pillard ppt                                                        1

 

 

En rouge, pour 20 d’entre eux, c’est une recherche à caractère peut-être un poil plus salace que je l’imaginais. Je vous laisse vous fendre la gueule. Mes préférés étant bien évidemment l’association de « blog fessée et petites couilles » et, après un vaste débat interne, mon affection va également à « grand-mère vicelarde ».
Vous noterez aussi l’existence d’une nouvelle catégorie sociale, « les mamy sans culottes ».

Conclusion : J’attire tous les paumés du Net

Moralité : Super !! Je vais donc connaitre une nouvelle affluence grâce à cette très subtile phrase :

 

Assise sur une bite d’amarrage, elle mate le film « Une chatte sur un toit brûlant ».

Pourtant elle devrait réviser l’histoire des Sans Culottes et des féministes sous la révolution, au risque de se faire niquer à l’interro de demain et de recevoir fessée par sa grand-mère, véritable chienne de garde sur ces questions.

 

 

Comme quoi on s’amuse d’un rien dans la vie.

 

Camarade bien le bonsoir.

Par Hard Worker - Publié dans : Comme c'est intéressant
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Vendredi 16 novembre 2007

Camarades de plus en plus nombreux à vous opposer à la propriété privée (à tel point que la lame de fond de notre juste colère est sur le point de déverser son courroux sur ces sinistres bourgeois et aussi un peu moins bourgeois, mais tout aussi coupable), je devine en vous la saine occupation de l'amour de la poésie.

Vous m'en voyez ravi!

Si si!!

Car, exclusivement pour vous (qui je le rappelle êtes tout à la fois opposés à ces crevures de proprios et admirateurs des plus grands poètes de notre temps), je vous livre ci-dessous un poème (ouai en fait un truc tout pourri niveau métrique... bon je dis ça mais je sais pas trop ce que c'est la métrique... sauf que c'est aussi une discipline équestre, car on dit souvent la métrique de cheval...) trouvé, si!, à la fin du compte-rendu du congrès de l'UNPI (des crevures à la botte horripilante d'une majorité qui ne l'est pas moins). Merveilleux texte qui a dû demander une érudition que seuls les journaleux de Charlie (tendance les deux premières pages) ont pu un jour approcher.

Comme je vous suis reconnaissant de vous perdre sur ce blog après avoir tapé dans Gogol: "Fesses sans culottes", hé bien je me suis fadé la retranscription dudit poème. Et comme je suis du genre, certes admirablement beau et sensuel, mais également sympa, je vous ai mis une deuxième version, à la suite.

Cette version qui me vient d'un jeune poète maudit bourré de talent, non sans être admirablement beau et sensuel d'ailleurs, lui aurait coûté une vingtaine de nuits blanches pour la mettre au point. Son oreille gauche et son oeil droit ont dû se sacrifier pour vivifier une dernière fois son génie et quérir l'aide des 259 Muses qu'il cotoyait de près... Inscrit sur la première liste du Goncourt, une magouille de son éditeur (un propriétaire que croyez-vous) le fit injustement éliminer ! Ah!! Maudit coup du sort!!

Bon je tiens à dire avant de vous abandonner dans la contemplation artistique du talent que j'aurai aimé foutre ces deux textes l'un en face de l'autre. mais je sais pas comment on fait sur cette daubasse de blog. Donc L'immense génie mimétique du poète maudit (admirablement beau et sensuel) pourrait vous paraitre, non pas chaint hein?, mais abscons. Et ben le dites pas!

Mentez en fait même.

Allez Camarades et que vive la poésie !!!


Ci-dessous le texte de l'UNPI...

Propriétaire,  qui es-tu ?

Dans la terre de ses ancêtres

Léguée, fondée, acquise ou découverte

Il s’enracine en son tertre.

 

De ses biens, reçus, acquis,

Rénovés, transformés, ébloui

Un havre de paix, il bâtit.

 

Sur sa terre, il se ressource

Ses ressources, il y puise

Des autres respectueux, modéré, il agit.

 

De sa gestion, son bien fructifie

De sa sécurité, sa force s’épanouit

De sa sérénité, un paisible équilibre vit.

 

Il y fonde intégration et transmission

Il y développe insertion et cohésion

Il apprécie valeurs et fruits de sa détention.

 

Ancré solide en ses immeubles

Il sait que l’oeil public le surveille

Honnête et sérieux, il se réveille.

 

De sa détention assuré, rassuré

Énergique, habile, il se découvre

Entreprend et vers d’autres se tourne.

 

De la cité qu’il habite, la vie publique il anime

Mais quand la taxe le menace, il tonne

Et le désordre guette la ville.

 

Responsable, il se veut

De l’emploi en ce lieu il nous donne

Pour la nature il se passionne.

 

Libre d’agir, de construire

Libre de donner, de transmettre

Son libre choix, il revendique.

 

Pour que d’autres à leur tour

Propriétaires se découvrent

Et de tant de fruits s’extasient.

Je te salue, homme de salut.

 


Ici, le texte du gars admirablement beau et sensuel, qui reprenant Renaud qui reprenait Frehel (ou Bruand), s'exclama:
"je vous préviens je suis pas poète du tout, les couplets riment pas bien mais je m'en fous" et aussi "il est bientôt 5 heures faut que je me tire du taf, j'ai pas le temps de peaufiner...".


Propriétaire, trou du cul ?

 

Dans la fosse de ses ancêtres

Léguée, volée, abusée, versaillaise,

Il fossilise en son tertre

 

De ses biens, pauvre roitelet,

Rénovés, enfermés, assombris

Un havre de barbelés, il bâtit

 

Sur sa terre, il s’isole

Son oubli, il y puise

Des autres obséquieux il se console.

 

De sa gestion, les autres triment

De sa sécurité, les autres ploient

De sa sérénité, les autres s’abiment

 

Il y fonde oppression et exploitation

Il y développe asservissement et pognon

Il apprécie valeur et fruits de sa détention

 

 
Ancré peureux en ses immeubles

Il sait que l’œil des pauvres le surveille

Pleutre et veule, il se réveille

 

De sa détention, inquiété, paniqué

Energique, cynique, il se découvre

Asservit et vers d’autres se tourne

 

De la ville cossue qu’il habite, la vie publique il surveille

Mais quand la taxe le menace, il tonne

Et le désordre guette ses intestins

 

Responsable, il se proclame

Des miettes, il en fait l’aumône,

Pour la nature il remercie Dieu.

 

Libre d’écraser, de polluer

Libre de voler, de clôturer

Son libre choix, il l’achète

 

Pour que d’autres savamment cooptés

Voleur se découvrent

Et de tant de larcins s’extasient

Je te salue, trou du cul.

 

Par Hard Worker - Publié dans : Sport de combat
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Mercredi 31 octobre 2007

Camarade intellectuel, se nourrissant exclusivement de livres, de musiques et de poésies (et des fois une tchote rasade d’alcool, évidemment de l’absinthe), Toi Camarade qui vénère les Muses de Tout (je vais quand même pas énumérer les 9 poufiasses qui ont pourris la vie de tant de jeunes hommes), Toi qui arrache tout au Trivial Poursuite (camembert marron et orange principalement, mais le orange tout le monde il l’arrache en fait), Toi, Camarade, qui met sa race à Louis Bozon et Julien Lepers tous les jours de cette putain de semaine ennuyante, enfin Toi, O Camarade, qui prévoit les Goncourt avant leurs nominations depuis 49 ans, Toi qui a réussi à savoir que le prix ne serait même pas attribué en 1960 car ce rustre de Vintila Horia vit son passé politique, inopinément révélé, et que ce putain de Goncourt du coup lui passa sous le nez…

 

Bref Toi Camarade Intellectuel, saurais-tu retrouver l’auteur du passage ci-dessous, en italique, encadré de guillemet et dans une autre écriture (je te mâche le travail Camarade).

Il est à noter que les joies d’Internet et la faible capacité que j’ai à lire autre chose que « Picsou et le développement durable » font que je ne peux garantir la véracité de ce texte, ni en fournir le livre. Juste l’auteur. Et c’est déjà beaucoup par les temps qui courrent…

 

Indice : c’est relativement facile.

Indice 2 : Ma culture littéraire est circonscrite entre un grand homme Jean d’Ormesson et une non moins grande femme, Helène Carrère Trop de Tabous en France d’Encausse.

C’est le passage, là en dessous :

 « On a tous entendu ces vieilles femmes qui disent : « Oh ! comme c’est affreux cette jeunesse qui se détruit avec toutes ces drogues ! C’est terrible ! » Et puis tu regardes la vieille peau : sans dents, sans yeux, sans cervelle, sans âme, sans cul, sans bouche, sans couleur, sans nerfs, sans rien, rien qu’un bâton, et tu te demandes ce que son thé, ses biscuits, son église et son petit pavillon ont fait pour ELLE. Et les vieux se mettent parfois dans une colère noire contre les jeunes : « Bon sang, j’ai travaillé DUR toute ma vie ! » ( Ils prennent le travail pour une vertu, mais ça prouve seulement qu’un type est taré. ) « Les jeunes veulent tout pour RIEN ! ils s’abîment la santé avec la drogue, ils s’imaginent qu’ils vont suivre sans se salir les mains ! » Puis tu LE regardes :

Amen.

Il est seulement jaloux. Il s’est fait enculer, on lui a piqué ses plus belles années. Il meurt d’envie de baiser. S’il tient jusqu’au bout. Mais il peut plus. Donc, maintenant, il veut que les jeunes souffrent comme il a souffert. »

 

Celui qui trouve, pas de cadeaux, pas de récompense.

S’il veut du réconfort, du rire et des joies simples, il a qu’à regarder Troyes jouer au football. Parait que pour redonner le sourire aux petits cancéreux orphelins victimes de sur-irradiations, on les emmène voir Troyes-PSG…

 

Camarade qui trouve tout,

Bien le bonsoir,

Par Hard Worker - Publié dans : Comme c'est intéressant
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Vendredi 19 octobre 2007
Camarade,

C'est pas moi qui le dit, faut un minimum d'ingéniosité pour y penser.
Mais sinon, c'est vrai qu'il est  foutremement agréable ce syndrome de Stockholm. Cette capacité qu'on a, inconsciemment et malgré nous (limite Alsacien dans la Wehrmacht), de trouver sympathique nos preneurs d'otage.
Heureusement que le bon sens est là pour nous rappeler à l'ordre et demander que cesse ce scandale insupportable (une retraite à 9 ans, fin de carrière à 8654 €, un abonnement à Old Trafford à vie, des vacances aux Seychelles gratos tous les 6 mois et des hamburgers tous les dimanches soirs!).
Sinon on passerait pour quoi aux yeux des vrais travailleurs ? Vous savez ceux qui se flinguent chez Renault. Les privilèges (insupportables) non! Le sur-travail pour tous, oui!
Joli l'amalgame! Bravo la mauvaise foi!! Il va progresser le débat comme ça...



Par Hard Worker - Publié dans : Le travail c'est la santé
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Vendredi 28 septembre 2007

Mais quelles sont donc ces incessantes litanies qui viennent heurter mes pauvres oreilles ?

Pourquoi diable (ou Thatcher c’est au choix) ces élucubrations inarticulées sont elles accompagnées de cette familière odeur de bière éventée marinée dans du tabac froid ?
Entendez vous, fidèle lecteur (oui ben les 3 clampins de d’habitude quoi !), ce ressacs larmoyant ? Que peut-il donc bien vouloir ? Que pourraient donc désirer trois alcolos de la première heure ?
Mais la recette de la bière, bande de cons !! Evidemment !! Depuis plus d’un mois, ils sont là à consulter frénétiquement ce blog, le palpitant pas loin de l’implosion à la simple idée d’approcher ce merveilleux secret. Et comme ils ne le voient pas apparaitre sur leur petit écran d’ordinateur, vitrine de ce qui se fait de mieux que dans leur pauvre vie, ils finissent par le vociférer, l’appeler façon supplique d’un mec bourré…
Et la pitié m’étreint. Et le courage m’envahit pour de bon. Et je trahis le secret d’avec mon complice, Batave Créatif. Et vous livre, clef en main, la recette de la bière qui fait au moins 16° à défaut d’être goutue.
 

Martine.jpg
Je crois avoir déjà mis en garde la populace contre l’abus d’alcool. Je me permettrai pour le plaisir de vous envoyer ici pour vous en convaincre une ultime fois.

Si vous restez inébranlable devant l’atroce révélation concernant votre héroïne d’enfance (ou du mois celle de Marie-Antoinette), alors vous supporterez toutes les vérités du houblon.

Restez donc un peu là! Partagez avec nous l'abominable supercherie révélation qui va estomaquer vos yeux et énamourer vos estomacs.
Bon si vous restez on vous offre un coup à boire. Pas de la bière dégueulasse originale, non! Du pinard!! Rassurez-vous à nouveau!




Reprenons nos esprits ! Un peu de méthode ne nuit pas, aurait dit un grand chef d'Etat qui ne boit que de l'eau, lui! (et un peu de jus d'orange quand la matinée s'y prête). Nous allons procéder étape par étape.

Pour faire de la bière, voilà par où commencer.

1) Aller ici pour avoir un rapide aperçu de la galère que représente la fabrication du nectar nordiste. Comme je reste un gars sympathique, et malgré le peu de cas que je peux faire de votre prévisible manque de goût, je vous résume les premières étapes du brassage perso de la bière.
En gros, voici ci-dessous, dans l'encadré, la marche à suivre. je vous préviens c'est relativement super chiant... Voire pis encore, passque c'est même pas drôle. Et en plus on comprend rien. Et la police (ou milice) et la taille de l'écriture, elles sont pas pareils (que c'est la faute à ma légendaire technique du copié-collé qu'est peut-être pas totalement au point). Bref l'encadré c'est à chier mais il s'adresse avant tout aux puristes qui bavent devant l'authenticité du terroir biricole. Pour ceux qui s'intéressent davantage à l'authentique terroir de la gueule de bois, je vous propose de passer directement à l'étape n°5 (grâce à ce fameux tour de passe-passe que nos sociétés industrielles, qui fabriquent tout pour éviter aux citadins de se morfondre dans l'ennui et la non consommation, ont mis en place).

Etape 1 : concassage du grain
La première étape de concassage va vous permettre d'ouvrir l'enveloppe des grains d'orge afin que l'amidon puisse être libéré.
Il faudra faire attention à bien régler le moulin à grain, car si vous écrasez trop les grains vous aurez par la suite beaucoup de problèmes lors de la filtration. Par contre, si les grains ne sont pas assez écrasés, l'enveloppe ne sera pas correctement cassée et l'amidon ne pourra pas être libéré.

 

Etape 2 : le brassage
Cette première étape de cuisson va être composée de 3 différents paliers de température qu'il va falloir respecter pour obtenir une transformation maximale.Le premier palier de température est celui de 50°C. Faites chauffer les 8 litres d'eau pour atteindre cette température et verser y les grains concassés.Mélangez régulièrement pour assurer une bonne homogénéité de la température. Ce premier palier durera 30 minutes.Veuillez contrôler la température régulièrement.Une fois ce premier palier terminé, augmentez la température pour quelle soit comprise entre 65 et 68°C. Ce second palier durera entre 30 et 40 minutes.
Après 30 minutes de cuisson vous pouvez faire un premier test pour voir si la transformation de l'amidon est terminée.
Pour ce faire vous devez vous munir d'une assiette blanche sur laquelle vous allez déposer un peu de moût extrait de votre casserole. Vous allez ensuite ajouter quelques gouttes de teinture d'iode et observer la réaction. Si la teinture d'iode tourne au violet, cela signifie que le processus de transformation de l'amidon n'est pas terminé. Dans ce cas, continuez à faire chauffer le moût pendant 15 minutes et faites le test à nouveau jusqu'à ce que la teinture d'iode ne change plus de couleur.
Une fois que le résultat du test est positif vous devez augmenter la température jusqu'à 77°C et la maitenir pendant 10 minutes. Ensuite vous pouvez passer à l'étape suivante.

Etape 3 : Filtration et lavage des drêches

Le but de la filtration est séparer le liquide et les drêches, les drêches étant les enveloppes des grains de malt.

Dans un premier temps vous devez simplement verser votre moût dans un autre récipient en utilisant une passoire.

Dans mon cas, la passoire était trop petite j'ai donc du filtrer en deux fois.Après la première filtration, le moût est encore très trouble. Faites repasser le moût à travers les drêches deux ou trois fois pour obtenir un moût plus clair.Maintenant, il ne vous reste plus qu'à laver les drêches.Le lavage des drêches est effectué pour récupérer tout le sucre encore présent dans les enveloppes. Le lavage sera fait avec une eau à 80°C. Versez délicatement l'eau (les 12 litres d'eau restant de cette recette) sur les drêches pour effectuer ce lavage.

 

Une fois le lavage terminé, la quantité totale d'eau est de 20 litres


Etape 4 : Cuisson et houblonnage

Mettez réchauffer votre casserole contenant vos 20 litres de moût jusqu'à ébullition.

Ajoutez ensuite la première quantité de houblon
Faites bouillir pendant 45 minutes.
Ensuite, ajoutez la seconde quantité de houblon et laissez bouillir encore 10 minutes.
Vous pouvez ensuite laisser refroidir et ajouter le sucre lorsque l'ébullition est terminée.
Avant de passer à l'étape suivante, il vous reste encore à retirer le houblon

 


Etape 5 : la fermentation

Là y a une astuce... Barrez vous de cet encadré chiant comme la mort, et bienvenu dans le monde de la bière normée, fade, frelatée et limite frauduleuse.

 


Alors reprenons entre gens de bonnes compagnies, vous mes frères, mes semblables (violons!), les dillétantes, faignants et autres mecs qui font pas les choses à fond, ni jusqu'au bout, les mecs qui à l'instar du grand Loic pourraient chantonner le début de ce couplet (la fin ils l'auraient troquée contre une bière) :

"Puisqu'on s'en fout d'être pas beau
Puisqu'on a des croûtes aux genous
Puisqu'en haut c'est un peut trop haut
Puisqu'on veut bien s'trier les poux"

Bref pour vous, il y a la possibilité d'acheter directement toute la préparation fastidieusement énumérée ci-dessus. Pour la modique somme de 100 balles, vous pouvez acheter une grande boite de conserve qui contient le "sirop de bière" qu'on obtient à la fin de l'étape 4. Bon je dis ça, hein, c'est pour les branleurs éméchés et pas méchants. Que les esthètes se cassent les couilles à concasser 2 kg d'orge si ça les tente...

Et après c'est super con. La preuve en image, photo et autres subterfuges modernes pour appuyer mes écrits :

Création hautement artistique de la bière d’abbaye viking*

 

* Nom à déterminer prochainement en s’inspirant des envolées créatrices de Batave Créatif (le bien nommé).


Première étape : les joyeux brasseurs vikings découvrent ébahis le bonheur de créer leur propre bière.


DSC01322.JPG 1/ Enlever le sachet de levure et l’étiquette afin de plonger la boîte durant 10 mn dans de l’eau chaude.

Comme vous le constatez avec soulagement, cette fameuse boite de conserve pleine de future bière existe.

2/ Versez ensuite le contenu dans un récipient approprié, bien nettoyé, genre seau en plastique blanc (pq blanc se demandait le jeune ingénu ? Ta gueule répondit le belge bourru).

3/ Rincez la boîte avec 1L d’eau chaude à ajouter également. (dans le seau en plastique blanc, tiens-je à préciser).

DSC01334.JPG 4/ Ajouter 2L d’eau chaude dans laquelle les (500 g + 5% de 500g si sucre de canne non raffiné) 525 g de sucre de canne bio non raffiné (c'est le côté ethnico-hype de la fabrication de la bière. Dois-je préciser que le dit sucre se doit d'être, en plus, issu du commerce équitable comme le prouve cette si jolie photographie de l'acte... et si possible distribué sur une clef USB) seront dissous.


DSC01332.JPG 5/ Ajoutez le restant de l’eau froide (5L) ! Mélangez et laissez refroidir le tout jusqu’à 20°c.
Là je précise que pour des raisons tenant à la fois à l'hygiène la plus notable (nous vivons quand même dans l'ouest de la France) et à la préciosité de nos palais, nous avons décidé de faire bouillir les 5 litres d'eau froide avant de l'incorporez aux 3 précédents litres sirupeux. Je précise également qu'il nous a fallu attendre que les 5L refroidissent pour les mélanger aux autres car c'était bien stipulé le "restant d'eau FROIDE". Je précise enfin que nous avons eu la suprème intelligence de réaliser cette opération vers 19h30. Je conclus par cette formule mathématique : soit une eau à 97°c, soit deux couillons la désirant ardemment aux alentours de 30°c pour la mêler à l'autre récipiend. Soit 2
couillons patientant une bonne quinzaine d'heure pour DSC01337.JPG atteindre la température adéquate... Il était donc midi quand nous reprimes le cours de nos pérégrinations alcoolisées.
Précision pour la prochaine fois : au poteau hygiène et palais!

6/ Dissolvez la levure dans 150ml d’eau à 25°c et laissez la se réactiver durant 15 mn.
Vous noterez qu'après 15 heures dans une cuisine puant de la bière même pas bue, ces quinze malheureuses minutes provoquent en vous un effroyable fou-rire qui vous conduira à plonger votre tête dans le seau (pas trop blanc a priori) afin d'en finir avec cette insupportable attente.

7/ Ajouter cette culture au moult en mélangeant bien.

8/ Couvrez le récipient d’un linge fin.

9/ Laissez fermenter durant 10 jours environ dans un endroit bien chaud (25°c).
Vous suppliez votre camarade brasseur de toujours de vous laisser le droit de partir. Passque 10 putain de jours à sentir ce magma mousseux gonfler et fermenter (bref puer) dans une cuisine imbibée avec un acolyte qui ne l'est pas moins et qui hurle l'évolution des degrés des 5L d'eau (qui en fait n'ont jamais fini de refroidir!!!) toutes les 20 mn, vous l'imaginez moyen...

 


Deuxième étape : les joyeux brasseurs vikings s’adonnent avec joie à la mise en boutanche de leur exquis breuvage pour Homme du Nord.

DSC01350.JPG Vous avez réussi à fuir et c'est en vous tendant un ignoble piège que votre ex-camarade, mais toujours partenaires brassico-artistique, arrive à vous propulser devant des bouteilles de bières pleines. Pas les votres, pas celles que vous espérez boire un jour, non! Des Fischer, des putains de Fischer, pour avoir de quoi transvaser votre liquide fermenté dans de jolies boutanches adaptées (pour pas qu'elles te pètent à la gueule lors de la 2è fermentation...). Et que vous faut-il faire avec cette bière d'une rare intensité? Les boire! Faisant contre mauvaise fortune bon coeur, vous vous atelez à la tache. Et plutôt sobrement. Quatre ans plus tard, les 14 boutanches sont éclusées. Voilà 9L prêt à être enfournées... Tintintin. mais avant faut laver et stériliser les titites... Vous voilà ravi. mais ça donne une très jolie photo (encore une autre me direz-vous... Hé oui!!!).

10/ La fermentation est finie quand il ne se forme plus de bulle de gaz.
Très facile à voir... 

11/ Soutirez la bière sans remuer le sédiment dans un autre récipient.
Vous ne comprenez pas tout à fait cette phrase... Pas grave. Balancez le seau de bière dans un autre seau (blanc pour une fois, s'il vous plait).

12/ Dissolvez 94g (90g + 5%de 90) de sucre de canne bio non raffiné (etc, etc). DSC01355.JPG

13/ Et enfin soutirez (terme technique pour se la raconter) la bière édulcorée dans des bouteilles à bière de grande résistance. Fermez les bouteilles et placez-les dans un endroit chaud durant 5 à 7 jours. La seconde fermentation sur bouteille dure environ 1 semaine.
Il est à noter que nous avons très peu galéré pour transvaser 9L de bière d'un seau dans des bouteilles de 0.65L. Nous avons choisi de procéder par étape, du seau vers un verre doseur qui, par son bec nous permettait de gagner en précision, allait ensuite aider à combler la béance des bouteilles...
Elémentaire non ?

Troisième étape : plus c’est long plus c’est bon

14/ Laissez clarifier et mûrir la bière durant 6 à 8 semaines dans un endroit frais (10°c). DSC01362.JPG


Joie et Paster Noster dans la cuisine. Que de bières à notre portée...

Petit bilan de cette magnifique aventure humaine :
- 30€ (oui passqu'il y a l'envoi de Belgique...)
- 3 mois de travail (dont 2 mois et 29 jours d'attente anxieuse dans la cuisine)
- Une amitiée à jamais broyée
- Une gastro de tous les diables pour les plus résistants
- Une courrone mortuaire pour les obsèques de mon ancien complice brasseur

Mais la joie d'avoir fabriqué quelque chose de mes mains, d'avoir retrouver une utilité alliée à la sauvegarde de mon terroir. Bref je suis redevenu citoyen grâce à la bière "Banquet d'Odin".
Vous qui êtes désafilié (oui alors Robert C. si tu me lis sache que je n'ai pas participé aux débats démocratiques du PS et du MODEM à Grenoble sous le haut patronage de Libé), vous qui barbotez dans la certitude de votre échec, vous qui n'avez même plus l'espoir de gagner à Euromillions, venez créer votre première bière citoyenne....
Grâce à la Banquet d'Odin je redeviens citoyen!!!!!





Par Hard Worker - Publié dans : Cuisine
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Mardi 25 septembre 2007

Camarades impatients, camarades bretteurs talentueux, camarades faignants (la paresse), camarades férus de ce noble sport qui consiste à tirer sur une ambulance rémoise, camarades qui n’avez d’autres joies dans la vie que de plier genoux et ouvrir béatement bouche devant le Médiocre, le Laid, pis encore, le Troyen,

C’est fermement que je m’en vais répondre à mes divers détracteurs qui, sous couvert de littérature, s’en vont répandre le ragot et la tromperie. Je vais, et c’est bien dommage, devoir expédier promptement cette ridicule controverse footballistique. Je pourrais me dissimuler sous le masque du philosophe pour narrer l’hallucinante veine troyenne lors de ce derby qui ne fit que concrétiser une fois de plus ce que la Champagne vit depuis l’arrivée d’Henri I le Libéral (1151). Mais je préfère revêtir celui du chroniqueur politique impartial et neutre, talentueux et beau gosse, pertinent et modeste, recherché mais rare, encyclopédiste et pourtant pointu, gauchiste mais de droite, briseur de tabous mais de façon décomplexée, dissertant allègrement sur la libération du cassoulet et les accointances antisémites (et surtout antidémocratiques) du moindre gars qui ne bande pas au discours de Hollande. Bref je me fais éditorialiste et réponds à ces deux connards qui se repaissent de l’unique plaisir égayant leur lamentable vie : la Ligue 2.

Chers amis issus d’un des endroits les plus ingrats de notre belle patrie. Chers amis, et non plus camarades (comment des jaunes tels que vous pourraient mériter cette laborieuse et virile salutation), je comprends et pardonne le transfert que vous opérez à l’égard de l’ESTAC. La vie dans la campagne auboise n’a pas toujours été facile. Seules les gesticulations de vos idoles footballistiques pouvaient encore vous convaincre de l’existence de Dieu. C’était important dans vos contrées de ne pas froisser le curé. Je le sais. Et puis, à la faculté, n’avez-vous pas été la cible de tous les quolibets possibles quant à vos origines ? Et quoi de mieux qu’une revanche sportive pour doucher l’arrogance de ces beaux Rémois que vous enviiez de tous votre sexe être.

Blason-CHAMPAGNE-.PNG Oui Petit Troyen, il ne te fut pas facile de grandir au milieu des préjugés. Et sache que tu ne fus pas le seul. Car les dernières recherches archéologiques ont mis en exergue le mépris des comtes de Champagne pour ton patelin. Regarde donc ce blason des ducs champenois. C’était celui d’Henri I le Libéral (arrière grand-père de Jean-Marc Sylvestre) où avant d’aller assister à un gala de charité pour les femmes de soldats tombés à Jérusalem, il fit inscrire à la hâte cette inscription censée lui apporter les faveurs du Seigneur. Edifiant non !

Aussi devant tant de haine, je comprends ton amour pour la seule chose qui ait réussi en 22 siècles à faire vaciller la puissance rémoise. Et je l’approuve même ! Mieux je suis avec toi dans ce lourd combat pour votre émancipation : « Libérez les Troyens de leur misère !!! ».

Courage Camarade, la lutte n’en est qu’à ses balbutiements ! Mais à mesure que votre colère enfle, la justice (qui enfile sa robe d’hermine) vous entend et ne vous abandonnera point. Vous la gagnerez une nouvelle fois la Coupe Intertoto !!!

Camarade trépignant du plaisir de me lire, sache que je suis ravi de l’apprendre. Ma boursouflure narcissique étant en berne ces derniers temps (4-2 putain !!! 4-2 contre des merdes !!!), tu viens de me redonner espoir avec tes encouragements à écrire. En revanche, je vais m’arrêter 3 secondes (ou 3 mots) sur les explications du temps mort bloguesque que ton cervelet étriqué érige bien malgré lui (tu en conviendras certainement vu l’inanité de tes propos). De mémoire, je te cite :

« C'est parceque le ministère du logement a déménagé à Lyon et s'est rapproché des administrés que vous avez un surcroit de travail en province et que tu te trouves empéché d'écrire sur ton blog? A moins que ce soit parceque vous allez être payés au mérite et que tu cherches à te faire un petit pécule ? »

Sache qu’un éventuel surcroît de travail ne serait en aucun cas partie prenante de mes absences écrites. Je l’avais déjà consigné et résumé par cette phrase : « C’est pourquoi je n’ai pas saisi mon clavier durant ce mois de juillet. J’avais trop le temps » (promotion pédante et gratuite… et je vous emmerde).

Je vais ensuite éclairer ta lanterne sur un monde insoupçonné. Le magnifique monde de 4millions de Hlm et des organismes qui les gèrent. Ce ne sont pas des fonctionnaires, pour les 3/4 d’entre eux !!!!! Donc il n’est pas question de mérite. Et pis y a pas de mérite à loger des pauvres, ils sont d’accord ! De plus je suis totalement opposé aux petits pécules. Ce qui explique entre autres que je suis coincé dans mon pays sans pouvoir en bouger (ni faire réparer ma voiture !).

J’écris sur cette page électronique quand plus personne ne la lit. Passque quand les gens l’attendent, le mot que j’écris devient utile. Or je milite pour un anti-utilitarisme primaire. Je ne peux donc me désavouer en te sauvant de l’ennui salarial trop régulièrement.

De plus il est vrai que vous êtes des millions à lire ce blog. Selon les statistiques belges, il y a aux moins 30 visiteurs quotidiens. Ils ont presque tous marqué dans Gogol : « fesses sans culotte ». Il en reste 3 qui se connectent directement. Un Troyen et deux social-traître… Ohhh Putainnnnnn !!!! J’ai été retourné par l’ennemi ! Me lisent des pornographes de 13 ans (passqu’après 13 ans tu ne marques plus le mot fesse, et tu ne précises pas en plus qu’elles doivent être sans culotte), des mecs qui n’ont même pas voté José Bové et dont l’un, en plus, a des accointances avec l’Aube… Mâte la honte.

Finalement Adieu !!! Je m’en vais mettre fin à mes jours en me plongeant extatique dans le travail.

Juste un aparté pour vous annoncer que j’ai goûté la « Odin’s Banquet » et qu’elle déchire sa mère. Bon en vrai c’est un mélange de Mösebrau et de Leffe (en fait le goût de la Mösebrau et la texture de la Leffe…). Je vous détaille ça demain ou dans un mois. Et pis on en profiteras pour trinquer aux gens qu’on aime et à ma fille en devenir (car c’en est une, c’est sûr… enfin presque).

Par Hard Worker - Publié dans : Comme c'est intéressant
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Jeudi 2 août 2007
Camarade brasseur, camarade belge, camarade éleveur de houblon, camarade éclusier, camarade pilier,

On ne le sait que trop l'alcool c'est dangereux. Déjà Tintin nous mettait finement en garde contre les ravages attendus des jus de fruits fermentés. Et on ne l'a pas écouté!
La santé publique a alors relayé son dessein nous intimant de ne pas boire passque c'est dangereux. C'est vrai!
Mais cela n'a pas suffit! Loin s'en faut!!

L'alcool nous désinhibe (si si!) et nous permet alors d'accomplir ce à quoi notre surmoi nous empêche de succomber. Principalement dans les affres du sexe. D'ailleurs il y a fort à parier que si un garçon de 3 ans se claque la gueule au whyskie, il subtilise rapidos le flingue de pôpa pour lui pêter la cervelle avant d'essayer de se farcir môman. Fort heureusement, il est généralement admis qu'un enfant de 3 ans ne puisse se faire servir un club-soda à la boîte du coin.  Mais ce n'est pas le cas de ses parents. Et des fois cela donne ça.

T.-Couture.jpg
C'est sûr que ça a l'air sympa, comme ça, à vue de nez. Mais ce n'est plus très recommandé par la france qui travaille plus pour gagner plus dans un univers moral au-dessus de tout soupçon. Or je ne parierai pas le restant de ma chemise que l'univers décrit ci-dessus soit particulièrement moral...
D'ailleurs pour preuve, je vous ai isolé un détail de la scène particulièrement stupéfiant (en haut  à gauche).

baiser-3-bis.JPG

Pour qui a un peu de jugeotte, il est clair que nous venons de reconnaitre le Grand Sladjan enlacé par le non moins grand Croche-Pied (on se rend d'ailleurs compte que le tatouage devient de plus en plus personnalisé). Diable (ou Friedmann, c'est au choix) inscrire l'élu intellectuel de son coeur sur son joli muscle, voilà une belle preuve d'amuuuur.


Et voilà! Imbibé par des heures de sangria tiède, le couple adultérin se forme au mépris de l'amour de leur compagne... Merci qui ? Merci l'alcool!!


En plus de source sûre, il a été prouvé que Michel Rocard n'aimait rien tant que le FC Conflans-Ste Honorine...


Autant dire que nos deux jeunes amis se fourvoient largement. Et la gueule de bois du lendemain résonnera douloureusement à leur tempes dégarnies (aux moins pour l'un deux...).



Bref vous voyez l'alcool c'est pas bien. Maintenant si vous n'en avez rien à foutre de ces avertissements moraux (et c'est votre droit, hein je vous le signale, que de pourrir la vie), je vous épargne la triste litanie des cancers et autres pathologies associés au jaja et vais enfoncer le coup de grâce.

Car il est évident qu'arrivera un de ces quatre la fameuse augmentation du prix de l'alcool. Et là on va un peu pleurer nos mères. S'en coller une avec la classe qui sied à notre standing, c'était pas simple alors je vous raconte pas quand on devra s'en mettre une avec la classe qui sied à un pauvre! Autant dire la honte! Il va nous falloir hypothéquer notre baraque et réduire en esclavage nos frères pour picoler dans la soie. Ou alors...

Il nous faudra revenir aux fondamentaux! Créer soi-même son alcool... Dégueulasse certes... mais d'un chic! Et comme je m'arroge le rôle de défricheur de tendance, avec l'aide d'un complice (que nous nommerons "Battave créatif", en hommage à son gilet orange digne des plus beaux défilés de Yohan Cruyf et à sa capacité marketing à nommer ses créations), nous allons vous donner clef en main la recette de la bière d'abbaye maison à 8°c (important les 8°c, passque si c'est dégueulasse, comme prévu, aux moins il t'en faut moins pour rivaliser avec Yvettes Horner dans ses plus beaux concerts).

Chers camarades avinés et impatients de connaitre le secret de la bière maison morale, je vous donne ici le secret d'un début tonitruant sur les cîmes de la houblonnerie mondiale (et pis pour le reste faudra attendre la fin des vacances)... Trouvez un nom accrocheur à votre bière. Car ce n'est pas tout de la créer, de la fabriquer artisanalement dans un authentique esprit de terroir (2 mots s issus des articles du Figaro se sont glissés ici, sauras-tu les retrouver?). Il faut également la vendre (au propre comme au figuré, hein!). Et pour la vendre à tes clients (il est évident que tu comptes détroner HK de son statut de pisse adulée) comme à tes amis (tu as intérêt à trouver de nombreux arguments pour les inciter à en boire juste une fois...), rien de mieux qu'un véritable nom qui pète sa race!

Nous perso, grâce à l'imagination fertile de Battave créatif, on a nommé notre doux breuvage :
"La Banquet d'Odin" ou pour l'exportation "Odin's Banquet" !!! Aha ha ah le souffle t'en est coupé, pâle publisciste! La Muse Calliopé nous a choisi et pas ta gueule... Pleure petit camarade rongé par la jalousie et l'humiliation. Pleure, renifle et expectore, doux houblonniste. Mais n'oublie pas de réfléchir.
Et sois capable de comprendre l'origine du nom de notre bière, trouvé par ce blaireau complice de toujours et tu en recevras peut-être une en cadeau (si tu viens nous rendre visite).


Voilà c'est tout pour aujourd'hui. La vrai recette en image ne pourra intervenir avant le mois de septembre, fin du repos nécessaire au 9L de bières. RDV au sortir de ce cruel mois de vacances ensoleillées et RDV pour ce cruel mois de rentrée anniversorale.

Par Hard Worker - Publié dans : Cuisine
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Mardi 31 juillet 2007
Camarades estivaux, camarades solariums, camarades UV, camarades couche d’ozone (dont on ne parle plus d’ailleurs), camarades plagistes,
 

 

 

Vous le savez le mois de juillet ce sont les grandes vacances.

 

 

 

Dépassé le stade de l’étudiant, le mois de juillet devient l’un des deux mois à choisir pour ses congés (car quand on atteint avec satisfaction, et barbichette, ses 30 ans, il convient de ne plus évoquer les « grandes vacances » avec la nostalgie du puceau se remémorant les douloureux épisodes où il crut sincèrement se débarrasser de cette virginité compromettantes pour ses 18 ans, mais bien plutôt ces fameux « congés », qui font adultes, dépressifs et frustrés).

 

 

 

Quel que soit votre choix estival, je vous moque bande de cons de vacanciers du mois de juillet sous la pluie. Et oui ! L’infatigable flaire de bénitier que j’arbore avec condescendance m’a permis d’opter pour le mois d’août. Aussi je me tire d’ici peu faire comme tout un chacun : prendre une semaine pour me déstresser, prendre une semaine pour profiter d’un village vacances à la con – d’un camping à la con – d’un gite à la con, et une semaine pour me dire que c’est trop con de rentrer travailler.

 

 

 

Enfin, une fois revenu œuvrer pour la société, il me restera une semaine, au travail donc, pour me convaincre que de toutes manières je m’en fous, si j’étais toute la vie en vacances, hé ben je ne saurais pas quoi faire ! Alors c’est mieux de taffer !! Passque sinon je risquerais de m’ennuyer à pas travailler ! Ce qui serait con, reconnaissez-le… Car mieux vaut s’ennuyer au travail qu’en liberté ! C’est bien connu.

 

 

 

Bref tout ça pour vous annoncer tout de go, à vous, encore salarié en ce méchant mois de juillet, que je compatis à tel point même que je m’identifie à votre douleur. La preuve de mon dévouement emphatique : je suis encore au boulot.

 

Et pourtant, et pourtant !! (Répétez-vous menaçant devant votre écran dans votre immeuble déserté). Pourquoi Diable (ou Hayek c’est au choix) ne te divertis pas plus en cultivant tes boursoufflures narcissiques étalées de tout leur long au fil des pages de ce présent instrument électronique ? Pourquoi Diable (ou Squadra Azura c’est au choix) si tu es encore au boulot, ne passes-tu pas le plus clair de ton temps à écrire quelques vacuités, histoire d’occuper tes journées ?

 

 

 

« Peut-être travailles-tu d’arrache-pied » pourraient se dire les me…. Non ! Personne ne devrait se dire ça. D’ailleurs que le premier con qui a osé imaginer telle solution se flagelle avec sa souris. Car il faut être franc ! Je branle pas lourd. Voire je distrais le cadran de mon horloge en lui déclamant le classement du Tour de France toutes les heures. Ce qui est un peu pénible passque généralement entre 8h30 et 17h00 y’avait peu de changement… Pire des fois, quand j’allais vraiment mal, j’essayais de lire les éditos, écrasant de suffisance, de Laurent Joffrin (qui gagnerait beaucoup à prendre des vacances lui !). Une fois, au bord du gouffre, quand la douleur du soleil se fracassant à la fenêtre, close, de mon burlingue me rappelait l’inanité de ma position estivale, j’ai même tenté d’écouter l’étape du Tour sur RMC avec les conseils avisés de Luc Leblanc… Vous imaginez aisément mon désarroi.

 

 

 

Alors pourquoi ne pas se distraire en écrivant des conneries ? Qui à défaut d’être lues, ont le mérite d’être écrites ! Quitte à glander, autant buller intelligemment, non ?

 

 

 

 

 

Et bien c’est par principe !!!

 

Car vous n’êtes pas sans savoir que mon instinct politique, associée à ma très grande intelligence, me permet d’embrasser à la fois les causes idéologiques à la mode et les thèmes politiques portés avec enthousiasme par la majorité des Français. C’est pourquoi je me suis très tôt investi dans un combat novateur : travailler le moins possible ! C’est pas si simple. Passque c’est également intéressant de survivre. Donc faut peu travailler tout en évitant de loger dans l’hôtel qui brûle régulièrement en périphérie des grandes villes (vous savez celui dont la presse régionale parle quand elle titre « Incendie dans un hôtel à St Martin des Pêcheurs, 2 morts »). Et de nos jours, vous le reconnaitrez l’équation n’est pas simple !

 

J’ai donc choisi une voie médiane, apte à réconcilier le cadre supérieur lecteur de Libé qui quitte à 21h00 (mais c’est surtout passqu’il adoooore son boulot !) et le fumiste que je tente de représenter (longtemps concurrencé par Sladjan, je dois en convenir). Je milite donc pour la semaine de 15h (sans baisse de salaire, il va de soi) !

 

 

 

C’est sympa 15h de boulot ! Et comme je suis ouvert au dialogue social, j’ai bien pris en considération les demandes exorbitantes du patronat. Et je suis prêt à transiger (mais il faudra un accord par branche tout de même) sur une relative flexibilité pour ces 15h. Style des fois on commencera à 10h00 et es fois à 14h00. Mais cela devra être bien codifié. Pas question de se faire enfler par ces crevures patronales !

 

Bref je connais bien quelques théoriciens écono-polito-etc qui vont essayer d’objecter des arguments rationnels sur la faisabilité d’un tel système. Je n’en ai cure ! Je m’y accroche et rêve donc de ce monde où qu’on est pas obligé de trimer (même si on adoooore) et qu’on peut s’adonner au reste : ***

 

 

 

Tout ça pour dire que mu par mes considérations philosophiques, et encadré par la sévère réalité de la dernière élection, j’ai opté pour une phase de résistance active. Je ne travaillerai que 15h par semaine. Autant dire qu’il me reste 20h à négocier au mieux à ne pas travailler au bureau. Et s’occuper au bureau à ne pas travailler, c’est pas si simple. D’où cette subite envie de créer un blog et d’y déverser un flot ininterrompu de conneries, qui ont en commun de me prendre une bonne vingtaine d’heures par semaine…

 

En gros comme j’ai une confiance inébranlable dans le génie humain, je sais qu’un jour nous serons exploités uniquement 15h par semaine. Donc actuellement je ne fais qu’anticiper sur une future réforme humaine. Je me cale sur les chemins de la modernité et du progrès, je change de logiciel ou encore je combats l’archaïsme et l’immobilisme (ces 5 derniers thèmes sont tous issus de 2 ou 3 éditos de Lolo). Bref je suis un homme du futur !

 

 

 

Mais au mois de juillet je suis dans la merde ! Passque vu qu’on en fout pas une au boulot, j’ai vachement moins de mérite philosophique à compter quelques historiettes à mon ordinateur. Voire pire ! Cela pourrait devenir du travail… Alors je me foutrais dedans !

 

Non, bon Dieu (ou Marx c’est au choix), non !! On a des principes ou on n’en a pas ! Bordel !! Je ne peux écrire sur ce blog que lorsque je suis pris à la gorge par tout le travail qui m’assaille. Je ne peux disserter sur l’existence de pull en laine que quand on attend de moi un rapport, une étude, une synthèse, une note, un schéma, un power-point, un truc quoi.

 

 

 

C’est immoral de voler des temps de plaisir quand on nous les offre. Et je suis très moral. Voire trop ! C’est pourquoi je n’ai pas saisi mon clavier durant ce mois de juillet. J’avais trop le temps.

 

Mais rassurez-vous, dès le mois de septembre, le boulot va me tomber sur le râble telles des sauterelles dévastant les cultures nourricières de quelques malheureux territoires, et du coup j’aurais enfin le temps de voler quelques bribes de plaisirs et pourrais vous narrer l’inutile.

 

 

 

 

 

*** Si vous pouviez m’aider à dresser la liste de ce « reste »… Soyez-en chaleureusement remercié…

 

 

Par Hard Worker - Publié dans : Le travail c'est la santé
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Mardi 26 juin 2007
Camarades sociologues, camarades anthropologues, camarades socio-anthropologues, camarades ethnologues, camarade Julien Courbet, 

Il n'y pas si longtemps, lors d'une soirée dans les contrées verdoyantes du Nord (je déconne), tandis que je m'essayais au djumbé (qui depuis a porté plainte pour coups et blessures), agitant ma longue chevelure de rebelle (en fait du Rebelle, Réno Raynes avec sa Harley) tout en tirant sur un de ces gros pétards amusants, un être m'interpella.
A ce propos, histoire de digresser, sachez, chers amis, que la mémoire collectivo-fantasmatique vous impose de faire tourner rapidos la marijuana alors que le pragmatisme du sociologue de terrain constaterait tout aussi rapidos qu'un joint ne connait pas plus de deux bouches dans son existence : de là à penser que le shit confine à l'arrivée de Sarkozy... ce serait faire le jeu de la Réaction. 
Bref une sorte d'archétype de Flammand, à l'accent wattrelosien bien marqué, moqua ma personne en m'affublant de ce si mystérieux sobriquet : "quel Pull en Laine celui-là alors!!!". Puis, retournant dans son mutisme alcoolisé, il s'enfila sa 42è 33 export et s'affaira à contempler ses aigreurs d'estomac. N'ayant pas le physique d'un Gabin, il me fut facile d'oublier sa personne. Mais pas cette fameuse remarque qu'il avait dû vouloir assassine. Que pouvait donc signifier cette insulte nouvelle ? Pull en Laine ? Moi qui portait un si original poncho vert-jaune-rouge, vaguement issu du commerce équitable (réalisé par des Chinois de plus de 6 ans m'avait assuré le vendeur à rasta en empochant mes 80€), un pantalon de lin bio issu de chez Jules et mes petites sandales de cuir marrons à la Jésus mais avec des bulles d'air pour que cela soit confortable tout de même.... J'avais rien d'approchant pour un pull en laine! Merde!!

Cette historiette du Pull en Laine restant ancrée en moi, tels les accords de Tokyo Hôtel (à la rigueur de Superbus) après une écoute hasardeuse dans le supermarché du coin, elle façonna mon existence d'adulte. Passant le reste de ma vie à traquer le sens de cette formule, je dévorais les ouvrages des plus grands psychologues (Mireille Dumas entre autres) et sociologues (là on a le choix, outre l'inénarrable Juju Courbet, on peut aller chercher du côté de Morandini, de Charles Villeneuve si on s'intéresse au GIGN et même Yves Calvi si on se passionne pour l'histoire du Sarkozysme sur les chaînes publiques).

Et puis un jour, errant de festivals de chanson françaises en bals tsiganes, je dû l'admettre, j'étais entouré de Pull en Laine. Que ne l'ai-je compris plus tôt!!! Je me farcissais des émissions de télé livres imbuvables depuis si longtemps... pour ça ?!!
Bordel! Ne perdant pas les réflexes du chercheur de terrain, le Marcel Mauss que j'étais devenu (en toute décontraction je dois bien l'admettre) eut tôt fait de coucher par écrit cette découverte sociologique majeure (c'est pas tous les jours qu'on découvre une nouvelle classe sociale !).
Je vous en livre ici un court extrait.


Pull-en-Laine : Nom commun. Serait apparu en forêt de Phalempin à la fin des années 1990.
Désigne des individus de plus de 12 ans et de moins de 24. Ces personnes sont généralement reconnaissables aux vêtements bariolés, d'inspiration ethnico-hype qu'elles exhibent par tous les temps. La plupart du temps, la mise du gilet en laine de grand-mère (mais fabriqué dans un endroit autrement plus à la mode que chez grand-mère, passez moi du peu) équivaut à un passage à l'acte symptomatique. Peu de temps après l'individu écoutera de l'accordéon en boucle accompagné de quelques guitares sèches. Les Têtes Raides et les Ogres de Barback deviendront un pan entier de ses références musicales. Néanmoins, découvrant avec stupéfaction que les derniers albums de ces dits-groupes manient la guitare électique saturée et le rock destructurée façon John Cage, notre individu se retournera vers ses premières amours : le groupe tsigane. Taraf devient ainsi un mot refuge chez lui. Il l'emploiera à toutes les sauces.
Parallèlement à ses goûts musicaux, l'individu découvre avec joie les expédients licites ou non qui vous claquent la gueule. Il en fera donc une consommation régulière mais maîtrisée Il ne voudrait pas perdre tous ses moyens quand même.
Politiquement ses convictions sont pures. Il est contre relativement tous les trucs pas cool (misère, guerre, Sarkozy, racket, cours de litterature...). Fréquemment, nous pouvons le retrouver dans un meeting d'Olivier Besancenot. Dès qu'il sera en âge de voter, il n'ira plus. Il aurait aimé faire la révolution mais il avait la gueule de bois la veille et pis y avait les Tarafs Décalés en concert le lendemain...
Et pis faut pas être extrémiste non plus. D'ailleurs c'est pas François Bayrou qu'aurait dit que ....
Quand il citera le nom de François Bayrou, il sortira de la catégorie des Pull en Laine pour entrer dans celle des cons! Ou des des trop fameux bourgeois-bohêmes.
Bref il deviendra enfin un ennemi objectif. Nous pourrons donc le fusiller rééduquer convaincre de quitter son pantalon de lin et sa chemise col djélabba pour participer aux lendemains qui chantent du Grand Soir...


Voilà c'était un passage scientifique de haute volée, certes refusé par Nature, mais je négocie les pages cultures de Libé pour les vacances. Si vous pouviez m'aider à compléter la définition ce ne serait pas de refus.
La prochaine émission de sociologie bloguesque sera consacrée à un autre phénomème typiquement lillois, l'apparition depuis une dizaine d'année des "Waz' Pépettes" reconnaissables entre autres à leur sacs champions oranges, étrennés en toutes circonstances...

Par Hard Worker - Publié dans : Sport de combat
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Lundi 18 juin 2007
Camarades bocusiens, camarades brillat-savarinois, camarades Lignaciens,

Aujourd'hui, spécialement pour vous, la démystification d'un acte culinaire de haute volée, le rétablissement d'une vérité pourtant atroce, le festoiemment du départ d'Alain le Vert et une cérémonie, une ode, que dis-je une ode, un hommage à cette gazouillante campagne radical-soacialiste du Sud Ouest.
Bref aujourd'hui, la recette du Duck-Burger, qui vient de et à qui je reprends les conseils chatoyants auxquels j'ajoute quelques précisions (en bleues) pour les ignares comme vous qui ne pipent mot au doux babil culinaire.

Voici donc la recette de ce hamburger basco-gascon, qui empile fièrement  un magret haché à l’armagnac, un pain gratiné au fromage d’Ossau-Iraty, un poivron confit et, en guise de ketchûûûpe,  un chutney de cerises picotant. Sans oublier quelques chips de poireau pour faire swinguer le tout.

Alors là normalement, l'intitulée de la recette fait frémir le populo, émoustille vos papilles et vous promet une nuit heureuse emplie de songes palmidés. Le matin vous vous levez gaillard, ne pouvant vous empêchez de malaxer votre nez tout en baragouinant des trucs bizarres sur les rocs, les caps, les pics, voire les péninsules. Puis vous plongeant dans votre vaste bibliothèque vous en sortez triomphalement (devant votre conpagne éblouie de cette insistante mémoire) l'ouvrage de vos peines en cours préparatoire, celui qui fut maintes et maintes fois massacrés par tous ce que le monde compte de comédiens, bref vous voilà en tête à tête avec Cyrano de Bergerac. Que vous n'avez jamais lu (vous rappelez-vous à la dérobée...). 
N'écoutant que votre démesure, vous laissez le petit-déjeuner aux gens de chairs, moquant bien haut ceux qui délaissent les nourritures de l'esprit pour de vulgaires jus matinaux. 
3 pages plus tard, vous revient en tête les corrections paternelles pour n'avoir pas saisi le sens marxiste de la tirade du nez. 6 pages après, l'accent nasalo-bancale de Cyril Lignac s'immisce quand Cyrano envoie pêter de Guiche. A la fin de la dixième page, vous êtes sur les rotules, commandant sur la fnac le DVD avec notre Gégé, préparant un feu dans l'évier de la cuisine afin d'y perdre cet ouvrage qui vous a déjà coûté 20 bonnes minutes de votre petit déjeuner... Vous jurez de ne plus jamais lire de Béarnais, en profitez pour moquer le Modem de Franfran (c'est gratuit mais ça amuse) et vous vous attablez pour engloutir ce que la providence a mis devant vous. 
Mais la culpabilité ronge vos os et putréfie vos chairs. Diantre vous avez brûlé un si bel ouvrage (et ruiné définitivement le plafond de la cuisine) et vous vous en sortiriez comme cela. Il vous faire pénitence, hommage, offrande et libation. Bref il vous faut réaliser la parfaite synthèse de votre âme et de Cyrano. Et vous revient tranquillou la recette de la veille. Le fameux Duck-Burger!!! Vous compulsez alors frénétiquement le blog où vous l'aviez découvert. Vous lisez et relisez la recette! Et un rien suffisant, vous déclamez que celui qui vous empêchera de produire cet acte de réconciliation culinaire n'est pas encore né (ou alors bien caché!).

La recette qui suit a été mitonnée avec un magret de 441, 30 grammes, poids un rien bâtard, vu qu'il donne deux énormes duck-burgers de la mort. Ou trois duck-burgers un peu riquiqui. Ou deux duck-burgers solides et un duck-burger tout petit, pouvant nourrir un enfant ou la Tante Hortense, qui a un appétit de piaf. Vous voyez, quoi. (vous rigolez à part, imaginant que certains s'imaginent qu'on ne peut faire que 440 grammes de magret pour 2, pire même 3. N'étant pas du genre petite donzelle apeurée, vous vous ruez chez votre canardier pour lui demander 600 bon grammes de magret. Vous ressortez aussi sec avec 325 grammes et deux huissiers sur le dos. Une promesse de vente de la maison et la mise en esclavage de votre frère! Mais ça y est le bonheur est palpable et odorant. 325g de magret (dont 242g de gras environs paraît que c'est normal).

- Pour les chips de poireau (qui sont bath mais facultatifs, donc indispensables pour qui escompte frimer les deux prochaines années avec son plat), faites sécher deux heures (moins indispensables tout de suite... la patience est une vertu bien rare de nos jours) à 90 degrés (four à gaz Proline tu oublies, deux niveaux seulement : le premiers tu crames, le deuxième tu brûles super fort fais gaffe quand même) un jeune poireau détaillé en biseaux, avec un peu d’huile d’olive, sel et poivre. Moralité, j'ai opté pour la technique, on verra comment compenser la chips de poireau...

- Pour le chutney. Dénoyautez dix cerises noires et dix cerises rouges (petit rappel : niveau gaz à effet de serres, climat, palmiers en Normandie, on a vu mieux comme chutney. En même temps est-ce que Cyrano allait s'emmerder avec du GES? Bon ben voilà! Merde!!) . Et hop, à la casserole, avec deux cuillères à café de vinaigre de cidre, une larme d’eau (petit conseil avisé. Certains pensent qu'une larme se compterait sur les doigts d'une main, que la quantité serait négligeable! Attention tout de même aux possesseurs de la gazinière Proline. ce qui est vrai pour le four est vrai pour les brûleurs. Aussi je DSC01288.JPG recommanderai l'utilisation d'une larme équivalant à un verre) , deux tours de moulin à poivre, une cuillère de miel, une pincée de sucre, une autre de piment d’Espelette (premier hic dans cette magnifique recette! L'Espelette, vous savez pas ce que c'est. Et même si vous savez vous n'en avez pas! Donc vous farfouillez (voilà un joli verbe) dans votre tiroir/étagère/caverne à épice et en sortez brillament du piment de Cayenne qui t'arrache même ta belle-mère un dimanche midi. Ducoup, d'un geste leste et désinvolte vous frémissez votre poignet au dessus de la casserole et laissez se répandre quelques moulures de cette saloperie qui dégage. Bien mal vous en a pris!!! Méditez cela, jetez toutes traces de piment extra-fort qui pourrait se trouver chez vous et continuez la recette) et l’équivalent d’une cuillère à café de gingembre frais haché. Capital, le gingembre (c'est vrai et cela permet de frimer par la suite. L'utilisation d'un truc comme ça permet de se la raconter aventurier du Monoprix). Laissez glouglouter pépère, une heure au moins (Bruleûrs Proline : diviser le temps de cuisson par 1.67 si injecteur de 0.34 mm), jusqu’à obtention d’une confiture explosive avec de vrais fruits dedans.

- Pour le poivron. Pelez, épépinez et taillez en grandes tranches un poivron (jaune, pourquoi pas), laissez fondre à la poêle dans un peu d’huile d’olive, jusqu’à abandon des chairs. Assaisonnez. Et pimentez à l’Espelette mollo. MOLLO!!! Bordel! MOLLO! Moi de toute manière, j'ai assassiné mon vendeur DSC01296.JPG de cancer de la gorge+estomac+oeusophage (ou d'épices si vous préférez). Ensuite comme je suis radasse et malin, j'ai décidé de ne point gacher le poireau acheté à prix d'or mais de le mêler au poivron jaune. Comme ça vert et jaune, manquait plus que le rouge pour être un vrai rastaman, ce qui m'apparaissait nécessaire pour un plat typiquement gascon...

- Pour le magret. Virez et réservez le gras (Vous noterez en ce cas que le magret semble fondre comme DSC01289.JPG neige au soleil. C'est déprimant. La Reine voyant sa portion de viande de canard s'enfuir à toutes palmes a décidé d'ouvrir une ferme de canard. Nous partons demain pour la Dordogne!).
Hachez la viande avec un grand couteau atchement affûté.
Rajoutez au hachis environ un quart du gras émincé menu menu. A ce moment précis, vous avez le choix. Soit vous estimez qu'il est temps de redevenir le bretteur que vous n'avez jamais cessé d'être. Alors sorterz votre sabre, magnifiez votre port par un visage sobre et fermé, pis en poussant des cris grave aiguës (pas mal hein) dans un clair obscur rappelant le développement durable, éclatez la gueule du magret au point de pouvoir par la suite le reconstituer facilement en accolant les morceaux encore tremblant de votre dextérité morbide. DSC01294.JPG Ou alors si vous êtes pleutre comme il se doit dans nos cas, mettez un mouchoir sur vos prétentions écologistes, sortez le mixeur nucléaire, balancez la viande coupée en gros dés, le sel, le poivre, un peu de gras quand même, du cognac (QUOI!!!! pas de l'armagnac???? Et non, y a pas de topette d'armagnac dans notre pays pourri, donc vous prenez du Cognac de basse extraction) et vous mixez joyeusement. Dans une jatte, touillez la viande avec du sel, du poivre et une joyeuse giclée d’armagnac. Formez des galets entre vos petites menottes habiles. Comme vous avez évidemment beaucoup trop mixé, vous mettez des plombes à en sortir quelque chose de convenable, mais vos cris de rage ayant ameuté toutes les dentelières du quartier, elles vous aident de leurs "menottes habiles" et forment ces merveilles de rondins/galets...

Acte final. Vous avez trouvé du chouette pain de boulanger, tendre et avenant? Coooooool. Arrêtons de mentir aux gens, ici! Siouplaît!! Il n'y a pas de pain rond suffisament grand pour y caser un steack et claquer son hamburger. Cela n'existe pas. En tous cas pas à 18h00 dans les 14 boulangeries de ma ville! Je regrette! Tant que l'on mentira aux gens, ça ne marchera pas! Les Français ont besoin de vérité.
DSC01297.JPG Arrêtons la Langue de Bois. Donc après 6 heures de recherches exténuantes, j'ai trouvé aux alentours de minuit dans une ruelle abandonnée, certes un fou prétendant qu'il venait de la Lune, mais surtout les restes rassis de petits pains tout pourraves mais qui ont dû faire l'affaire. Effondré, je suis revenu à mes pénates, penaud de réveiller la reine avec mon mixeur à minuit trente-deux, mais ravi à l'idée de lui servir un Duck-Burger à cette heure étrange. Tranchez en deux. Virez un max de mie. Passez l’extérieur sous le gril (gazinière Proline : tu peux toujours t'asseoir sur le grill!), tournez le pain et coiffez avec du fromage de brebis des Pyrénées. Un vrai, un fermier, pas un bout de mastic industriel dont le nom commence par Etor et finit par Ki. (Je suis obligé d'abonder en ce sens. Certes cela vous coûte un poil plus cher (en gros deux week end pour 9 sur l'île de Jersey) mais cela a de la gueule....
DSC01298.JPG
Puis gratinez.
Faites fondre un petit bout de la graisse du magret dans une poêle, pour y cuire les steaks six minutes à feu vif.
Tartinez le pain gratiné de chutney, posez le poivron, puis le canard, ajoutez quelques chips de poireau, et couvrez.
  Goutez le chutney avant. Partez aux urgences ensuite vous faire implanter un appareil respiratoire pour la suite de votre vie. Jurez-vous de fumer. Regrettez amèrement d'avoir assassiné cet enculé de vendeur d'épice, vous le referiez bien! Bon pas 36 solutions quand c'est vraiment trop fort. Soit vous êtes une fiotte. mais vu la testostérone que vous dégagez, cela doit être le chutney qui est trop costaud. Donc vous tartinez les pains, mais MOLLO!!!! Ensuite vous continuez l'assemblage.

Et vous obtenez cette merveille. Oui alors je sais ça donne pas du tout envie comme ça, mais je suis pas photographe et je vous emmerde.

DSC01301.JPG

Bref vous recouvrez le tout et apportez en gazouillant qu'on va s'en mettre une bonne.

DSC01302.JPG


Ce sandwich de Navarre s’arrose de Madiran, bien sûr, vin pyrénéen à la rusticité ravigotante issu du cépage tannat. Au préalable, on aura donc demandé à la caviste, qui s’appelle Nathalie, la bouteille idoine: «Du tannat… t’as Nath?» Hum… hilarant, non? Sur ce dernier trait d'esprit, vous tirez votre révérence, persuadé d'avoir accompli un miracle culinaire. car malgré tous les échecs de ces dernières heures et bé c'est quand même achement bon! Et pis c'est pas vous qui le dites (vu que vous vous avez squatté la boutanche de vin de pays de Provence (rouge!)) , c'est la Reine, qui n'a aucune raison d'être polie puisqu'il est 1h23  du matin et qu'elle a décidé de vous quitter dès son futur réveil...

Adiù


 

Par Hard Worker - Publié dans : Cuisine
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Vendredi 15 juin 2007
Camarades autonomistes, autonomes, atones et aphones,

Je sais pas si vous avez fait gaffe (trop occupé à réprimer ces violents soubresauts d'hilarité) mais notre ami, et néanmoins idole, Guytou Guérin, semble issu d'une bourgade village hameau trou dénommé Goupillères!!! Tintintin aurait dit un chanteur célèbre qui a fait de l'arrêt de la clope son nouveau combat séditieux... 
Je pense que pour connaître les fondements théoriques d'une pensée politique aussi complexe, il faut aussi aller puiser du côté de ses racines/terroirs.  Goupillieres1.jpg
Je vous livre donc en avant première une photo de ce bled (situé exactement ici... que c'est buccolique!) qui connaitra bien un jour la gloire d'avoir accompagné un farouche défenseur des autoroutes gratuites pour peu qu'elles ne soient pas empruntées par des pillards féministes haut-normands.
Vous pouvez constater une première chose extraordinaire à première vue. Il ne semble pas y avoir de statue érigée en l'honneur du maître de la ville, GG. Ce qui tendrait à montrer l'ingratitude des habitants de cette riante contrée. Pas étonnant que confronté à de telles injustices, notre Guytou ait dû un peu "recadrer" ses voisins.
Deuxième petite saloperie à noter, le domaine de l'église semble faire la moitié du village. J'en connais qu'en ont pas foutu lourd à la Révolution, moi! Et pis y'avait session de rattrapage en 1905. Et là rien! A mon avis, on claque encore sa dîme dans le coin. Et pis le calvados c'est pas si loin de la Vendée que ça... J'imagine d'ailleurs bien notre Guigui à la tête de ses Chouans en train de traquer quelques féministes pillardes et républicaines (haute-normandes il va de soi...).
On déconne, on déconne mais on se demande bien ce qu'il y fout à Goupillières notre sénéchal de Normandie. La réponse encore une fois ici : il y a construit le barrage hydroélectrique de 1934. C'est aussi con que ça. Et interdiction de penser à des vannes du genre c'est pas une lumière ou quel allumé celui-là! Nada! Que tchi!!

Vivez dans un bled de 150 habitants dans le confin du Calvados, créez un parti nationaliste, régionaliste (bas-normand), catholique, et vous voilà le Roi du Monde.

C'est tout, c'est peu, c'est nul mais on est vendredi!

Fraternelles salutations viriles, paillardes (et non pillardes) et grandiloquentes,


PS : que la personne qui a tapé sur Google : "mamie sans culotte" avant d'attérir ici se rassure. Je compte très rapidement le combler.

Par Hard Worker - Publié dans : Comme c'est intéressant
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Mercredi 13 juin 2007
Camarades pythies, devins, oracles et autres aruspices,

Malgré un nombre considérable de réponses, je me vois (désespéremment) obligé de déclarer vainqueur ce jeune éphèbe lillo-bobo-wazemmo-populo-prof! Et oui bande de taches, c'était bel et bien guytou la bonne réponse :


DSC01279.JPG

Je vous invite évidemment à bien étudier la rhétorique de ce sage vieillard. Et ne dit-on pas en Afrique, un Vieillard qui meurt c'est toujours un con de moins ? Aha bah non! On dit surtout ça dans le Calvados quand on croise cet ami de l'Humanité... Merci Guy, surtout pour l'emploi du mot pillard dans un tract , de l'association des lois féministes et américaines (il a pas du digérer Pattie Smith dernièrement) et évidemment pour cette dernière recommandation à la clairvoyance de tes concitoyens : "Non à la réunification des deux Normandies qui n'apportera rien aux Bas-Normands excepté si Caen était choisie comme capitale".

Admirable je me marre encore !!!!
Merci merci les régionalistes bas-normands (je ne m'en remets décidemment pas) catholiques et anti pillard...
Bravo, longue vie à la Basse-Normandie, Embrassons Guillaume le Conquérant et engageons des essais nucléaires sur ces enculés de haut-Normands...

Vive la France, Vive la Basse-Normandie et aux poteaux les pillards...



Par Hard Worker - Publié dans : Comme c'est intéressant
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Mardi 12 juin 2007
Camarades aux crânes rasés, aux queues de cheval , aux catogans, aux cheveux en bataille, aux tifs mal peignés, aux rastas douloureuses (et un poil frimeuses), à tous ceux qui ont un regard désapprobateur sur la politique australienne au Groënland,

Vous avez dû  vous en rendre compte, aux cris de joie de votre mammie,  la  vague bleue qui pue est bel et bien arrivée à destination... dans votre gueule! Personnellement je m'en tape, j'ai décidé de travailler plus. Et pis quand je vois les horaires de mes camarades exploités salariés, je me dis qu'il y a du potentiel chez les admirateurs du tchô nerveux.

Bref désolante ritournel du paternel, cris d'orffraie de votre soeur nouvellement acquise à la cause gauchiste et insupportable contentement de votre oncle qui se qualifie de nouveau philosophe sur le déclin injustement oublié des médias à cause de cette tantouze de Bruckner (dit-il un rien aigri). Le tableau est flippant, limite glauque si cette expression n'était employée en majorité par les pré adolescents heureux de découvrir un terme qui met de la couleur verdâtre sur leur vie pourrie... 

Il vous faut renouer avec la joie de vivre. Il vous faut  aller chez Carrefour acheter des nems et des crotins de chèvre entourés de magrets avec un superbe pinard. Il vous faut plonger dans le stupre afin d'éviter de repenser à cet affligeant soir d'élection.
Mais pour trouver le courage de pousser les portes (qui tournent toutes seules) de votre Super-méga-Hyper... Biocoop (je déconne!), il vous faut impérativement retrouver la grâce du porte-monnaie. Et pour reconquérir le coeur de votre compte en banque, il vous faut devenir léger, faible, lâche, veule et insensible aux problèmes de notre monde. Ou alors si cela est trop dur pour votre misérable petit égo, il vous faut trouver une raison de vous dire que finalement, c'est pas si mal ce qui nous arrive.

Et ben moi je vous le prouve!!! Cela aurait pu être pire. Car voici les listes qui n'arriveront jamais à l'Assemblée (même à la proportionnelle) :

- LEA : la Ligue pour l'Eradication de l'Andouillette (très active en Haute Marne)
- MRAA : le Mouvement pour la Réunification de l'Andouille et de l'Andouillette (groupuscule aubo-normand)
- LAPSEA : la Ligue pour l'Amitié entre les Peuples Sauf ces Enculés d'Arabes (considère comme Arabe toute personne ayant caressé un mouton à moins de 10 km d'une baignoire)
-
AVML1 : Alliance pour Voir Malherbe en Ligue 1 (sont relativement dans la merde niveau revendication cette année)
- PPVED : Parti où Philippe Val Est de Droite (entendu sur France Inter, France Culture, LCI, I Télé, Mots Croisés, Ripostes, Libération, Le Monde, Charlie Hebdo, Ministère de l'Intérieur, Journal de Mickey, Babar, ...)
- MPSMSMN (LSBB) : le Mouvement Pour la Sauvegarde du Mont Saint Michel en Normandie (Loin de ces Sales Bâtards de Bretons). Beaucoup de succès, notamment sur la dernière partie.
- LNUC : Libération du Nord des Usurpateurs Champardennais (touche particulièrement le quartier AUTHENTIQUE de Wazemmes... les sociologues s'interrogent sur le pourquoi).
- LNPFRC : la Ligue Nationaliste Patriotique Française Régionaliste Catholique (très implantée dans le calvados. Une mesure phare : "Non à la réunification des deux Normandies qui n'apportera rien excepté si Caen était choisie comme capitale". Grand succès d'estime).
- MRGDG : le Mouvement pour le Retour du Général De Gaulle (à Londres...)
- LSBL : Ligue pour la Suppression des Barbiches à Liberation (soutenu par la Société des Rédacteurs qui l'ont dans le cul... leur 8è Plan Social)

Bref chers amis camarades, vous le constatez aisément, on a eu de la chance finalement. Mieux vaut Boutin que... ah bah non finalement, on n'a peut-être pas tant de chance... Putainnnnnnn!

Bon sinon pour le plaisir, 1 de ces partis au-dessus existe réellement. Sauras-tu le retrouver jeune éphèbe du Net?
La réponse, un de ces quatre en image (wouiii la modernité, ça nous connait)
.


Par Hard Worker - Publié dans : Comme c'est intéressant
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Mardi 5 juin 2007

Camarades nihilistes, libertaires rabelaisiens, adeptes de l’enfermement par Michel F.,

 
Lundi matin (l’empereur, sa femme et le petit prin…), ou plutôt vers midi, je quittais avec nonchalance l’emploi que j’occupe avec brio et talent pour me rendre à mes pénates afin de préparer le repas (tandis que ma concubine se prélassait mollement sur le sofa dans le living). Passant devant cette relique du service public qu’est la boite aux lettres (bientôt certains auront leurs courriers à domicile avec un réveil en cadeau, et d’autres devront parcourir 30 bornes (ou 930) pour aller le chercher dans un centre délocalisé… au Maroc), me vint l’idée de l’ouvrir et d’en sortir une lettre (preuve s’il en est une que la boite aux lettre remplit son rôle à la perfection).

Cette lettre émanait d’un service administratif d’un si jolinounet département où qu’c’est qu’j’avais postulé histoire de voir du pays… et des vieux. Bref cette structure (dont je garde jalousement le nom) me répondait illico pour m’embaucher, me faire un pont d’or (Midas et l’architecte du coin s’étant alliés) et élever une statue à ce jeune fou de moins de 30 ans qui daignait irradier la Creuse de son dévouement. J’e me décidais à part à refuser toute offre en dessous de 35 k€. C’est une question de principe. Je viens éclabousser les pecnos de ma classe, ça mérite un peu de pognon, diable !

Je ne rappelle plus trop la suite. On m’a retrouvé errant hagard dans les rues de ma ville, serrant une lettre à la main. Ma vie s’est arrêtée en ce funeste jour. Je ne sais comment regagner l’estime des miens. Je suis victime de quolibets sur mon passage. Les jeunes me crachent dessus. Les vieux aussi ! Les moyens (ceux qui sont forts) m’avoinent la gueule avec un manque total de respect. Mêmes les chiens se retournent sur mon passage (y en a même qui me pissent dessus…).

 
Tout ça à cause de cette lettre. Là. En bas. Avec le temps j’y ai placé quelques annotations. Juste de quoi remettre les choses à leur place.

Adieu.

 

Madame, Monsieur, (le jour où on personnalisera l’entame d’une lettre, les gens pourront enfin se faire licencier avec considération)

 

La commission d’embauche (là ça part mal, j’aurai préféré le soviet ou la cellule du Polit’Bureau, section Stakhanov) pour le poste de chargé de mission (poste haut en couleur qui assure reconnaissance et réussite sociale dans ce trou pays débonnaire qui a connu de sacré grands hommes, tel ce sacré Marcel Jouhandeau qui essaya bien de concurrencer Céline avec quelques pamphlets subtils dont le plus énigmatique reste bien évidemment le très controversé « Le péril Juif ». Quel joli pays…) s’est réunie une première fois (parce qu’en plus ils comptent se réunir plusieurs fois, style ils ont le choix, en Creuse !! Putain la France est mal… M. Sarkozy au pouvoir et tout le monde se rue en Creuse pour se casser… bosser) ce mercredi 30 mai 2007, et je dois vous informer que votre candidature à emploi n’a malheureusement (n’en faisons pas trop s’il vous plaît, gardons dignité) pas été retenue par l’association. Bande de bâtards !!!! (un peu de dignité fait grave du bien).

 

La décision a été particulièrement difficile (j’imagine qu’il a fallu faire des piles ou faces), en raison du très grand nombre de courriers reçus (il est vrai que j’avais envoyé 32 demandes d’embauche, ça a dû alourdir les procédures. Non mais sérieux, depuis quand un très grand nombre de personnes postule pour aller perdre sa jeunesse dans le seul département capable de perdre des habitants, de gagner des vieux et de ne même pas avoir d’équipe de foot en L1, ou 2, voire 3 et je ne par le même pas de la 4. Le marché du logement est tellement détendu que là-bas les Hlm concurrencent le logement privé. Merde ! La seule tension locative qui existe, c’est sur la concession mortuaire… bouchée, faut attendre 13 jours en moyenne pour se faire enterrer…), du niveau de formation élevé (c’en est trop ! On se tape des formations pourries, on apprend des trucs inintéressants toute notre vie, on espère pour le bien de l’humanité qu’on a été le seul à faire ça, et on se rend compte, au détour d’une lettre assassine, que le reste de l’humanité s’est vautré comme nous dans l’ennui au point de postuler au même poste que nous… en Creuse… et qu’en plus, eux !, ils sont retenus… J’ose pas voir la gueule de leur CV. A se flinguer !!) de chacun des candidats, et de profils professionnels (grand, brun, beau, musculeux, torride, envoutant, ténébreux) quasiment tous adaptés (mon cul ! Je suis le seul adapté ici !) aux besoins de notre action (croque-mort… j’ai trouvé. Fallait avoir de gros bras, un sens de l’empathie certain et beaucoup de tact ! Cons de vieux de Creusois).

 

Vous souhaitant cependant (pourquoi cependant ? Tu viens de briser ma vie, j’ai dû acheter deux bouteilles de whisky hier soir, les finir, battre ma femme, tuer les voisins qui s’essayaient à la bossa nova sur leur parquet de merde à minuit et me jeter par la fenêtre pour clore cette vie de chômage incessant… je ne peux plus bouger, je suis à l’hôpital et j’écris cet article en clignant de l’œil… ce qui n’est pas facile en soi) bon courage dans votre recherche d’emploi (je ne recherche pas moi ! On me propose ! On me piste, me sélectionne… et après je dispose !).

 

Je vous prie d’agréer, Madame, Monsieur, l’expression de mes meilleurs sentiments.

Ta gueule !!!!

Par Hard Worker - Publié dans : Le travail c'est la santé
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Mardi 29 mai 2007

Ce midi, toujours à l’affut d’engloutir des tonnes de culture à bon prix, je me prélassais à l’écoute de l’émission phare de France Intox, le jeu des mille euros.

Bon là je me moque de France Inter, c’est facile et dans l’air du temps depuis qu’ils ont affiché un esprit tellement unanimement critique lors de la campagne pour la ratification du TCE. Donc j’écoutais la radio de l’OUI-DA, non sans me remémorer ce si joli réveil matinal où les Grosses Têtes de chez RTL sont venus chatouiller marteaux et enclumes de mes frêles oreilles.

A ce titre sachez que vivant dans un monde de droite, mon radioréveil l’a définitivement entériné vu qu’il ne capte que Europe1 et RTL (véridique). Voilà le pourquoi des Grosses Têtes. Je sais, je sais, je fais preuve de faiblesse et devrais me réveiller au son de la lettre de Guytou Môquet. Mais Bouvard et Rolland ont toujours eu un effet bœuf sur moi.

 

Bref tandis que je ne répondais consciencieusement à aucune question posée, en vint une (un échec de plus pour l’éminent historien que je suis) qui avait la Carmagnole pour réponse. N’oubliant pas une seule seconde que j’aurai pu être révolutionnaire si j’avais été courageux, je me mis en tête d’écouter les élucubrations de Lucien la Semence (cf. Desproges…) sur cette fameuse chanson. C’est :

 

«On l’a chanté et dansé cette Carmagnole. La plus chantée après la Marseillaise et associée à « ça ira, ça ira, ça ira ».

Paroles et musiques anonymes.

Vive le son, vive le son, dansons la Carmagnole, vive le son du canon ! Voilà. Dans des moments pas très… disons, sur le plan historique, pas très heureux (------ 3 ou 4 mots pas trop saisis)*.

A l’origine de liberté. »

 

Je sais, je sais à nouveau. On va nous reclaquer du Soboul/Furet. Gna gna gna. Quand c’est que ça commence et que ça s’arrête la Révolution. La Terreur, c’était plus. Si !! Non ! Stalinien ! Pote de BHL va ! Dictateur ! Sans couilles !! (retranscription du dernier colloque sur les goûts de chiotte comme conversation du soir).

 

Mais hors de toutes polémiques (en même temps si vous voulez…) sur la période légitime de la Révolution, ce qui est amusant c’est de l’entendre appeler comme des « moments pas très heureux sur le plan historique ». Mais bon, il concèdera juste après que cela fut à l’origine de liberté. On a eu chaud !

 

Donc sur Radio Oui, dans le jeu des milles fesses de Lucien la semence, nous sommes face à deux interprétations terribles : l’une royaliste car cette saloperie de révolution mit la bourgeoise gueusaille au pouvoir (ce qui n’est, concédons-le, pas très heureux) ; l’autre gauchiste car malgré tout le tintamarre, elle n’a jamais éliminé la misère et l’exploitation (aurait dit le mec qui maintenant à fait d’arrêter la clope son plus grand combat). Ce qui là aussi n’est pas très heureux. On est dans la merde les aminches ! Moi j’ai décidé de me retirer de la vie politique de France Inter et me replie outrageusement sur RTL où là, pas d’hésitations, on s’en bat grave la race de ces conneries d’avant que Sarkozy il existait…



* qui peut trouver ces quelques mots manquant m'enfoncerait un peu plus dans une surdité bien précoce!

Par Hard Worker - Publié dans : Les petites histoires
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Lundi 28 mai 2007
Camarades adorateurs des chiottes sèches, féroces admirateurs des ouvertures de droite, décroissants des premières heures, empailleurs des télécologistes,

Ici un tcho article amusant, tout en bas de la page et passque' je suis super sympa, retranscris ici :



T´as voulu voir Grenelle

Ils en avaient tellement envie ! Eux, les écologistes, les zozos, ceux
qui veulent s´éclairer à la bougie, ceux dont la classe politique
française ricane depuis trente ans, et voilà que not´ nouveau président
les reçoit en petites pompes à l´Elysée ! Et leur dit tout ce qu´ils
voulaient entendre : en octobre prochain, les gars, j´organise un «
Grenelle de l´environnement ». Oui, Grenelle, comme en mai 68 ! Et on
parlera de tout, « sans tabous »...

Et, attention, on se fixera des objectifs précis, chiffrés, sur cinq
ans, ça sera du concret, du solide, pas du bla-bla. D´ailleurs, c´est
l´aimable Juppé, avec sa tête de converti à l´écologie, qui va s´occuper
de tout, lui et son Grand ministère du Développement durable.
Affriolant, non ? Alors les neuf présidents d´associations écolos (de
Greenpeace à WWF en passant par les Amis de la Terre) sont sortis de
l´Elysée ravis.

« Une rencontre historique », a dit l´ami des oiseaux Bougrain Dubourg.
« On met enfin de côté nos petits préjugés », dit Nicolas Hulot. Quels
préjugés ? En février dernier, l´Alliance pour la planète, qui rassemble
71 associations de défense de l´environnement (dont celles qu´a reçues
Sarkozy lundi), avait examiné à la loupe et noté les programmes des
candidats : avec 8,5 sur 20, Sarko avait écopé d´une des pires notes
écolos.

Il faut dire que l´homme « qui va faire ce qu´il dit » l´avait très
nettement dit : il voulait bien tout mettre sur la table, sauf...

Sauf le nucléaire : pas question d´un moratoire sur l´EPR.
Sauf les OGM : pas question d´arrêter les essais en plein champ.
Sauf les autoroutes : pas question de cesser d´en mettre partout.


Et puis pas question non plus de déranger les tenants de
l´agro-industrie qui ont fait de la France un champion mondial des
pesticides, et de ses rivières parmi les plus polluées d´Europe.
Pas question, même si toutes les villes de plus de 100 000 habitants
sont désormais abonnées aux pics d´ozone et de gaz carbonique (24 jours
par an en moyenne) et qu´une étude de l´Inserm vient de prouver que les
gaz d´échappement rendent vraiment les enfants malades (asthme et
eczéma), pas question de s´attaquer à la bagnole.

Pas question non plus d´énerver nos amis chasseurs. Ni l´ami Bouygues,
qui continue de couvrir la France d´antennes relais. Ni l´ami Proglio,
qui trouve que 158 incinérateurs (record mondial) ne suffisent pas
vraiment. Etc. Bref, si quelqu´un a de « petits préjugés » sur
l´écologie, c´est bien Sarkozy !

Et justement : aujourd´hui, les Verts sont dans les choux, et l´écologie
politique à la ramasse. Avant les législatives, il essaie donc de rafler
la mise en montrant que, plus Vert que lui, y a pas, même à gauche. De
là à croire qu´à peine élu il a de nouveau « changé »...Ah, un détail : le
« Grenelle de l´environnement », qui devait avoir lieu en septembre, est
repoussé à la première quinzaine d´octobre. Cas de force majeure :
Nicolas Hulot doit finir un tournage pour TF1.

*Jean-Luc Porquet

C'est tout!!!

Fraternelles salutations Camarades

Par Hard Worker - Publié dans : Comme c'est intéressant
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