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Vendredi 16 novembre 2007

Camarades de plus en plus nombreux à vous opposer à la propriété privée (à tel point que la lame de fond de notre juste colère est sur le point de déverser son courroux sur ces sinistres bourgeois et aussi un peu moins bourgeois, mais tout aussi coupable), je devine en vous la saine occupation de l'amour de la poésie.

Vous m'en voyez ravi!

Si si!!

Car, exclusivement pour vous (qui je le rappelle êtes tout à la fois opposés à ces crevures de proprios et admirateurs des plus grands poètes de notre temps), je vous livre ci-dessous un poème (ouai en fait un truc tout pourri niveau métrique... bon je dis ça mais je sais pas trop ce que c'est la métrique... sauf que c'est aussi une discipline équestre, car on dit souvent la métrique de cheval...) trouvé, si!, à la fin du compte-rendu du congrès de l'UNPI (des crevures à la botte horripilante d'une majorité qui ne l'est pas moins). Merveilleux texte qui a dû demander une érudition que seuls les journaleux de Charlie (tendance les deux premières pages) ont pu un jour approcher.

Comme je vous suis reconnaissant de vous perdre sur ce blog après avoir tapé dans Gogol: "Fesses sans culottes", hé bien je me suis fadé la retranscription dudit poème. Et comme je suis du genre, certes admirablement beau et sensuel, mais également sympa, je vous ai mis une deuxième version, à la suite.

Cette version qui me vient d'un jeune poète maudit bourré de talent, non sans être admirablement beau et sensuel d'ailleurs, lui aurait coûté une vingtaine de nuits blanches pour la mettre au point. Son oreille gauche et son oeil droit ont dû se sacrifier pour vivifier une dernière fois son génie et quérir l'aide des 259 Muses qu'il cotoyait de près... Inscrit sur la première liste du Goncourt, une magouille de son éditeur (un propriétaire que croyez-vous) le fit injustement éliminer ! Ah!! Maudit coup du sort!!

Bon je tiens à dire avant de vous abandonner dans la contemplation artistique du talent que j'aurai aimé foutre ces deux textes l'un en face de l'autre. mais je sais pas comment on fait sur cette daubasse de blog. Donc L'immense génie mimétique du poète maudit (admirablement beau et sensuel) pourrait vous paraitre, non pas chaint hein?, mais abscons. Et ben le dites pas!

Mentez en fait même.

Allez Camarades et que vive la poésie !!!


Ci-dessous le texte de l'UNPI...

Propriétaire,  qui es-tu ?

Dans la terre de ses ancêtres

Léguée, fondée, acquise ou découverte

Il s’enracine en son tertre.

 

De ses biens, reçus, acquis,

Rénovés, transformés, ébloui

Un havre de paix, il bâtit.

 

Sur sa terre, il se ressource

Ses ressources, il y puise

Des autres respectueux, modéré, il agit.

 

De sa gestion, son bien fructifie

De sa sécurité, sa force s’épanouit

De sa sérénité, un paisible équilibre vit.

 

Il y fonde intégration et transmission

Il y développe insertion et cohésion

Il apprécie valeurs et fruits de sa détention.

 

Ancré solide en ses immeubles

Il sait que l’oeil public le surveille

Honnête et sérieux, il se réveille.

 

De sa détention assuré, rassuré

Énergique, habile, il se découvre

Entreprend et vers d’autres se tourne.

 

De la cité qu’il habite, la vie publique il anime

Mais quand la taxe le menace, il tonne

Et le désordre guette la ville.

 

Responsable, il se veut

De l’emploi en ce lieu il nous donne

Pour la nature il se passionne.

 

Libre d’agir, de construire

Libre de donner, de transmettre

Son libre choix, il revendique.

 

Pour que d’autres à leur tour

Propriétaires se découvrent

Et de tant de fruits s’extasient.

Je te salue, homme de salut.

 


Ici, le texte du gars admirablement beau et sensuel, qui reprenant Renaud qui reprenait Frehel (ou Bruand), s'exclama:
"je vous préviens je suis pas poète du tout, les couplets riment pas bien mais je m'en fous" et aussi "il est bientôt 5 heures faut que je me tire du taf, j'ai pas le temps de peaufiner...".


Propriétaire, trou du cul ?

 

Dans la fosse de ses ancêtres

Léguée, volée, abusée, versaillaise,

Il fossilise en son tertre

 

De ses biens, pauvre roitelet,

Rénovés, enfermés, assombris

Un havre de barbelés, il bâtit

 

Sur sa terre, il s’isole

Son oubli, il y puise

Des autres obséquieux il se console.

 

De sa gestion, les autres triment

De sa sécurité, les autres ploient

De sa sérénité, les autres s’abiment

 

Il y fonde oppression et exploitation

Il y développe asservissement et pognon

Il apprécie valeur et fruits de sa détention

 

 
Ancré peureux en ses immeubles

Il sait que l’œil des pauvres le surveille

Pleutre et veule, il se réveille

 

De sa détention, inquiété, paniqué

Energique, cynique, il se découvre

Asservit et vers d’autres se tourne

 

De la ville cossue qu’il habite, la vie publique il surveille

Mais quand la taxe le menace, il tonne

Et le désordre guette ses intestins

 

Responsable, il se proclame

Des miettes, il en fait l’aumône,

Pour la nature il remercie Dieu.

 

Libre d’écraser, de polluer

Libre de voler, de clôturer

Son libre choix, il l’achète

 

Pour que d’autres savamment cooptés

Voleur se découvrent

Et de tant de larcins s’extasient

Je te salue, trou du cul.

 

Par Hard Worker - Publié dans : Sport de combat
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Commentaires

je crois bien que je suis entrain de tombé amoureux d'HW.
Commentaire n°1 posté par sladjan djukic le 16/11/2007 à 17h03
Mais mon poulet, tu sais bien que nous sommes amoureux de longue date...
Commentaire n°2 posté par HW le 16/11/2007 à 17h14
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