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Mercredi 23 janvier 2008
Salut les camaradous coquinous,

Aujourd'hui on est d'ambiance folâtre. On vient de passer pile poil la moitiée de la semaine. En plus on  vient de prendre notre Martine Aubry pour vendredi, si fait mon général qu'on sent bien qu'on va pas branler lourd durant les quelques 3 demis-journée de chagrin qu'il nous reste.

On a en plus, hier, par mégarde, en lisant un bouquin, ancestral, et renommé (histoire de frimer dans les salons normands et sur la Toiiiiiiile), appris cette fameuse expression désignant quelques rades où qu'on vient surtout pour s'en coller une : "la mine à poivre" !

Du coup avant d'aborder la suite du repas de Pré Noël, grand jeu concours, quel est le bouquin, ou plus simplement l'auteur ? Merci d'envoyer les frais de participation pour ce grand jeu à HW et la Reine, 1589 quater bd Guillaume la Conquête, Normandie.

Du coup (bis), la recette est tout entière tournée vers cette si jolie expression et permet d'aborder l'entrée de la Reine avec au moins un terme identique. Et comme ce n'est pas mine, ce sera poivre.
La recette a été extirpée du fonds des âges et d'une revue de cuisine totalement hype et même pas à grand tirage, qui ne fait pas des hors série tous les deux mois et ne choisit surtout pas 85 recettes à base de foie gras, truffe et St jacques pour le hors série de novembre-décembre.

Je résume cette recette (et avoue l'avoir déjà écrite pour quelqu'un qui sera ravie de constater le succès rencontrée par son cadeau) et ne m'appuie pas du tout sur le texte froid et rigide initial. En revanche, les St Jacques, qui ne sont ni froides ni rigides, sont tout bonnement graves bonnes. Et pis c'est quand même un plat rapide (on remarque que la plus faignasse des deux n'est pas qui on croit forcément), ce qui permet de se la raconter devant ses invités avant même de les épater avec la coquille décoquillée.

La recette étant issue d'un magasine on ne peut plus sérieux, je commence par la liste des ingrédients.


Liste des ingrédients :

- 1 Mémé

- 1 conjoint marin pêcheur

- 20 noix de Saint-Jacques

- 200 g de groseilles

- 1/2 cc de poivre du Sichuan

- 50 g de beurre

- 1 cc de sucre


Pour cette recette qui permet de régaler les yeux, les babines, vos amis et votre égo, il vous faut, et cela nous semble être un point essentiel à la réussite du plat, une Mémé qui aime à cueillir des groseilles en nombre puis à les congeler en masse pour enfin vous les offrir de manière quasi-industrielle. Voilà l’impératif et le préalable de cette recette. Qui n’a pas de Mémé abonnée à la cueillette des fruits rouges peut aller se rhabiller. Ou il peut aller en acheter dans le commerce (et si c’est pas la saison et qu’il se contrefout de ruiner le monde dans lequel il vit comme un gros égoïste d’occidental qu’il est, il peut même pousser chez Picard).

Dernier conseil pour trouver une Mémé qui cueille les fruits rouges : être originaire d’un département à la fois sinistré et rural. Ca va souvent de pair me dites-vous. C’est exact. Mais pas tout le temps ! Prenez le Nord ! Bon… Alors dans le top ten des départements où qu’on se flingue tellement qu’on se marre, la Meuse occupe une place de choix, c’est évident. D’ailleurs il paraitrait qu’une charte officieuse imposerait à toutes les Mémés de la Meuse de congeler 12 kg de fruits rouges par an… C’est vous dire la chance d’en être issue surtout si on a trouvé le moyen de le fuir…

 

Cet impondérable étant réglé, allez faire un bécot à Mémé et revenez avec 200g de groseille. Mettez-les à décongeler et durant le très court laps de temps avant l’effectivité d’une telle chose (une quinzaine d’heure au bas mot), tentez de réduire le Poivre du Sichuan en poudre.

 

Nouveau conseil d’amis : vous voulez trouver du poivre du Sichuan en Lorraine ? Essayez d’avoir un Pépé d’origine chinoise. Passque sinon vous allez galérer. En plus c’est essentiel d’avoir ce type de poivre. D’ailleurs comme disait Xiao I Min, mon grand père, ces graines de ce poivre si particulier sont merveilleuses, grillées et broyées, elles délivrent une saveur boisée, plus acidulée et moins piquante que le poivre noir. Bref, après avoir fait bécot à Mémé, prenez l’avion pour la Chine et allez embrasser votre Grand Pépé, emportez au passage une poignée de ce poivre si particulier (que dalle !) et retournez voir vos groseilles dégelées.

 

Humez et si ce sont vraiment des groseilles et pas des baies roses, mixez-les avec 10 cl d’eau et filtrez le jus obtenu. Au bout de 158 semaines, quand le jus est enfin filtré entièrement, versez-le dans une casserole. Assaisonnez-le de sel, de sucre et de poivre du Sichuan (un bécot à Pépé…).

Et vous voilà détenteur d’un coulis de groseilles poivré, délicieusement tendance qu’il va vous falloir chauffer et emplir de gras. Voyons la suite…

 

Portez-le à ébullition en remuant (huitième conseil de chef : utilisez une casserole assez grande pour éviter que le jus monte) puis laissez frémir 5 mn.

Incorporez 30 g de beurre en faisant tourner la casserole pour le faire fondre (il y a d’autres façons de le faire fondre le beurre, mais ça colle un air relativement classe que de le faire en remuant la casserole, l’air de ne pas y toucher, comme ça…).

Puis ôtez du feu.

 

Comme votre mari (ou femme, hein) est marin pêcheur, vous n’avez aucun problème pour trouver des St-Jacques par tous les temps et dans tous les appartements que vous avez colonisés durant votre vie de couple. Dans le cas, improbable et pour tout dire assez con, où votre moitié ne serait pas marin (et encore moins pêcheur de St-Jacques), et que les prix desdits coquilles vous apparaissent pour le moins inabordables, courrez donc en acheter des vraies, des grosses et des bonnes surgelées ! Et faites dégeler (en même temps que les groseilles, histoire de gagner du temps) dans du lait ! Comme ça c’est plus moelleux.

En tous les cas, congelées ou fraîches leurs mères, rincez les Saint-Jacques rapidement à l’eau très froide. Egouttez-les sur un linge. Eliminez le filet noir sur le côté. Salez et poivrez-les. Poêlez-les 3 à 4 mn dans le reste de beurre chaud.

 

Nappez les assiettes de coulis de groseille chaud, ajoutez les saint-Jacques. Parsemez éventuellement de groseilles fraîches.

 

Servez aussitôt (a-t-on déjà vu phrase aussi conne dans un livre de cuisine. Servez aussitôt ! Non, non attendez une bonne heure, et quand tout le coulis chaud, il est devenu froid, servez en deux temps… Bordel !).

 

Evidemment servez aussitôt, évidemment régalez-vous et évidemment racontez que c’est vous qui avez créé la recette après avoir goûté du poivre de Sichuan lors de vos dernières vacances en Chine…

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PS : la réponse à cette putain de blague, on a le droit de l'avoir, Môdame je suis gravement touché par la grippe...
Merci...

Par Hard Worker - Publié dans : Cuisine
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Commentaires

Bon bon bon, pas la peine d'être désagréable, hein! Tu as de la chance que ton dernier récit m'a remonté le moral en ce début de journée sombre, j'essuie une larme, oui, la Société Générale a 7 milliards d'euros dans le cul et va falloir aller pêcher la St Jacques et la revendre mega cher au marché noir pour rembourser, alors tous à vos bottes! Donc, il parait que, hein, quand t'es une femme, pis que tu prends des substances zillicites pour tes performances de nageuse, eh ben ça fait pas grossir que tes nageoires si tu vois ce que je veux dire. Non? Faut te faire un dessin? Bon, allez, c'est un pote qui est journaliste, quand même pas la moitié d'un con, et donc fiable, qui tient l'info d'une collègue journaliste, donc hautement fiable, comme quoi que la dope ça fait grossir les lèvres (pas celles de la bouche, ah! tu l'as voulu tu l'as eu!) et le clitoris de la demoiselle à palmes. Ledit pote nous conta l'histoire le soir du réveillon de noël, ce qui nous valut de passer une bonne soirée à commenter tout ce qu'on nous racontait par "C'est énoooorme! (comme le clito à Laure Manaudou, mouaaaarf!!!) Ainsi, Laure, voyant son organe démesuré offert à tous, sans défense bien que gonflé à bloc, pleura sa mère, (sauf devant les photographes de Paris Match devant qui elle affiche sourire radieux, si, si, je l'ai vu chez mon toubib) parce que le monde entier allait savoir qu'elle se dopait! Sauf que pour le savoir, faut avoir un pote journaliste d'un pote journaliste, mais grâce à moi, (comme le monde entier lit ton blog) tout le monde le sait! Merci qui?
Commentaire n°1 posté par O. le 24/01/2008 à 09h10
Ha bah bravo, un blog pornographique maintenant!!! Ca y est la honte sur 6 générations (et un afflux de visiteurs via gogol...). Merci O
Commentaire n°2 posté par HW le 24/01/2008 à 11h57
Fallait pas me chercher ! Maintenant, tu pourras lire dans tes stats : mamie gros clito+fessée petites couilles!
Commentaire n°3 posté par O. le 24/01/2008 à 13h44
Ha d'accord, c'est la réponse à la question dans les commentaires sur l'article précédent... parceque je voyais effectivement un rapport entre le clitoris de Laure Manaudou et les noix de saint Jacques mais je me demandais tout de même comment on en était arrivé là!
Commentaire n°4 posté par remus le 31/01/2008 à 17h07
ah bon! donc aucun rapport avec la photo ci dessus! j'ai eu un doute...
Commentaire n°5 posté par sladjan djukic le 01/02/2008 à 16h49
Ben, maintenant que vous en parlez...
Commentaire n°6 posté par O. le 03/02/2008 à 09h29
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