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Le travail c'est la santé

Vendredi 19 octobre 2007
Camarade,

C'est pas moi qui le dit, faut un minimum d'ingéniosité pour y penser.
Mais sinon, c'est vrai qu'il est  foutremement agréable ce syndrome de Stockholm. Cette capacité qu'on a, inconsciemment et malgré nous (limite Alsacien dans la Wehrmacht), de trouver sympathique nos preneurs d'otage.
Heureusement que le bon sens est là pour nous rappeler à l'ordre et demander que cesse ce scandale insupportable (une retraite à 9 ans, fin de carrière à 8654 €, un abonnement à Old Trafford à vie, des vacances aux Seychelles gratos tous les 6 mois et des hamburgers tous les dimanches soirs!).
Sinon on passerait pour quoi aux yeux des vrais travailleurs ? Vous savez ceux qui se flinguent chez Renault. Les privilèges (insupportables) non! Le sur-travail pour tous, oui!
Joli l'amalgame! Bravo la mauvaise foi!! Il va progresser le débat comme ça...



Par Hard Worker
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Mardi 31 juillet 2007
Camarades estivaux, camarades solariums, camarades UV, camarades couche d’ozone (dont on ne parle plus d’ailleurs), camarades plagistes,
 

 

 

Vous le savez le mois de juillet ce sont les grandes vacances.

 

 

 

Dépassé le stade de l’étudiant, le mois de juillet devient l’un des deux mois à choisir pour ses congés (car quand on atteint avec satisfaction, et barbichette, ses 30 ans, il convient de ne plus évoquer les « grandes vacances » avec la nostalgie du puceau se remémorant les douloureux épisodes où il crut sincèrement se débarrasser de cette virginité compromettantes pour ses 18 ans, mais bien plutôt ces fameux « congés », qui font adultes, dépressifs et frustrés).

 

 

 

Quel que soit votre choix estival, je vous moque bande de cons de vacanciers du mois de juillet sous la pluie. Et oui ! L’infatigable flaire de bénitier que j’arbore avec condescendance m’a permis d’opter pour le mois d’août. Aussi je me tire d’ici peu faire comme tout un chacun : prendre une semaine pour me déstresser, prendre une semaine pour profiter d’un village vacances à la con – d’un camping à la con – d’un gite à la con, et une semaine pour me dire que c’est trop con de rentrer travailler.

 

 

 

Enfin, une fois revenu œuvrer pour la société, il me restera une semaine, au travail donc, pour me convaincre que de toutes manières je m’en fous, si j’étais toute la vie en vacances, hé ben je ne saurais pas quoi faire ! Alors c’est mieux de taffer !! Passque sinon je risquerais de m’ennuyer à pas travailler ! Ce qui serait con, reconnaissez-le… Car mieux vaut s’ennuyer au travail qu’en liberté ! C’est bien connu.

 

 

 

Bref tout ça pour vous annoncer tout de go, à vous, encore salarié en ce méchant mois de juillet, que je compatis à tel point même que je m’identifie à votre douleur. La preuve de mon dévouement emphatique : je suis encore au boulot.

 

Et pourtant, et pourtant !! (Répétez-vous menaçant devant votre écran dans votre immeuble déserté). Pourquoi Diable (ou Hayek c’est au choix) ne te divertis pas plus en cultivant tes boursoufflures narcissiques étalées de tout leur long au fil des pages de ce présent instrument électronique ? Pourquoi Diable (ou Squadra Azura c’est au choix) si tu es encore au boulot, ne passes-tu pas le plus clair de ton temps à écrire quelques vacuités, histoire d’occuper tes journées ?

 

 

 

« Peut-être travailles-tu d’arrache-pied » pourraient se dire les me…. Non ! Personne ne devrait se dire ça. D’ailleurs que le premier con qui a osé imaginer telle solution se flagelle avec sa souris. Car il faut être franc ! Je branle pas lourd. Voire je distrais le cadran de mon horloge en lui déclamant le classement du Tour de France toutes les heures. Ce qui est un peu pénible passque généralement entre 8h30 et 17h00 y’avait peu de changement… Pire des fois, quand j’allais vraiment mal, j’essayais de lire les éditos, écrasant de suffisance, de Laurent Joffrin (qui gagnerait beaucoup à prendre des vacances lui !). Une fois, au bord du gouffre, quand la douleur du soleil se fracassant à la fenêtre, close, de mon burlingue me rappelait l’inanité de ma position estivale, j’ai même tenté d’écouter l’étape du Tour sur RMC avec les conseils avisés de Luc Leblanc… Vous imaginez aisément mon désarroi.

 

 

 

Alors pourquoi ne pas se distraire en écrivant des conneries ? Qui à défaut d’être lues, ont le mérite d’être écrites ! Quitte à glander, autant buller intelligemment, non ?

 

 

 

 

 

Et bien c’est par principe !!!

 

Car vous n’êtes pas sans savoir que mon instinct politique, associée à ma très grande intelligence, me permet d’embrasser à la fois les causes idéologiques à la mode et les thèmes politiques portés avec enthousiasme par la majorité des Français. C’est pourquoi je me suis très tôt investi dans un combat novateur : travailler le moins possible ! C’est pas si simple. Passque c’est également intéressant de survivre. Donc faut peu travailler tout en évitant de loger dans l’hôtel qui brûle régulièrement en périphérie des grandes villes (vous savez celui dont la presse régionale parle quand elle titre « Incendie dans un hôtel à St Martin des Pêcheurs, 2 morts »). Et de nos jours, vous le reconnaitrez l’équation n’est pas simple !

 

J’ai donc choisi une voie médiane, apte à réconcilier le cadre supérieur lecteur de Libé qui quitte à 21h00 (mais c’est surtout passqu’il adoooore son boulot !) et le fumiste que je tente de représenter (longtemps concurrencé par Sladjan, je dois en convenir). Je milite donc pour la semaine de 15h (sans baisse de salaire, il va de soi) !

 

 

 

C’est sympa 15h de boulot ! Et comme je suis ouvert au dialogue social, j’ai bien pris en considération les demandes exorbitantes du patronat. Et je suis prêt à transiger (mais il faudra un accord par branche tout de même) sur une relative flexibilité pour ces 15h. Style des fois on commencera à 10h00 et es fois à 14h00. Mais cela devra être bien codifié. Pas question de se faire enfler par ces crevures patronales !

 

Bref je connais bien quelques théoriciens écono-polito-etc qui vont essayer d’objecter des arguments rationnels sur la faisabilité d’un tel système. Je n’en ai cure ! Je m’y accroche et rêve donc de ce monde où qu’on est pas obligé de trimer (même si on adoooore) et qu’on peut s’adonner au reste : ***

 

 

 

Tout ça pour dire que mu par mes considérations philosophiques, et encadré par la sévère réalité de la dernière élection, j’ai opté pour une phase de résistance active. Je ne travaillerai que 15h par semaine. Autant dire qu’il me reste 20h à négocier au mieux à ne pas travailler au bureau. Et s’occuper au bureau à ne pas travailler, c’est pas si simple. D’où cette subite envie de créer un blog et d’y déverser un flot ininterrompu de conneries, qui ont en commun de me prendre une bonne vingtaine d’heures par semaine…

 

En gros comme j’ai une confiance inébranlable dans le génie humain, je sais qu’un jour nous serons exploités uniquement 15h par semaine. Donc actuellement je ne fais qu’anticiper sur une future réforme humaine. Je me cale sur les chemins de la modernité et du progrès, je change de logiciel ou encore je combats l’archaïsme et l’immobilisme (ces 5 derniers thèmes sont tous issus de 2 ou 3 éditos de Lolo). Bref je suis un homme du futur !

 

 

 

Mais au mois de juillet je suis dans la merde ! Passque vu qu’on en fout pas une au boulot, j’ai vachement moins de mérite philosophique à compter quelques historiettes à mon ordinateur. Voire pire ! Cela pourrait devenir du travail… Alors je me foutrais dedans !

 

Non, bon Dieu (ou Marx c’est au choix), non !! On a des principes ou on n’en a pas ! Bordel !! Je ne peux écrire sur ce blog que lorsque je suis pris à la gorge par tout le travail qui m’assaille. Je ne peux disserter sur l’existence de pull en laine que quand on attend de moi un rapport, une étude, une synthèse, une note, un schéma, un power-point, un truc quoi.

 

 

 

C’est immoral de voler des temps de plaisir quand on nous les offre. Et je suis très moral. Voire trop ! C’est pourquoi je n’ai pas saisi mon clavier durant ce mois de juillet. J’avais trop le temps.

 

Mais rassurez-vous, dès le mois de septembre, le boulot va me tomber sur le râble telles des sauterelles dévastant les cultures nourricières de quelques malheureux territoires, et du coup j’aurais enfin le temps de voler quelques bribes de plaisirs et pourrais vous narrer l’inutile.

 

 

 

 

 

*** Si vous pouviez m’aider à dresser la liste de ce « reste »… Soyez-en chaleureusement remercié…

 

 

Par Hard Worker
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Mardi 5 juin 2007

Camarades nihilistes, libertaires rabelaisiens, adeptes de l’enfermement par Michel F.,

 
Lundi matin (l’empereur, sa femme et le petit prin…), ou plutôt vers midi, je quittais avec nonchalance l’emploi que j’occupe avec brio et talent pour me rendre à mes pénates afin de préparer le repas (tandis que ma concubine se prélassait mollement sur le sofa dans le living). Passant devant cette relique du service public qu’est la boite aux lettres (bientôt certains auront leurs courriers à domicile avec un réveil en cadeau, et d’autres devront parcourir 30 bornes (ou 930) pour aller le chercher dans un centre délocalisé… au Maroc), me vint l’idée de l’ouvrir et d’en sortir une lettre (preuve s’il en est une que la boite aux lettre remplit son rôle à la perfection).

Cette lettre émanait d’un service administratif d’un si jolinounet département où qu’c’est qu’j’avais postulé histoire de voir du pays… et des vieux. Bref cette structure (dont je garde jalousement le nom) me répondait illico pour m’embaucher, me faire un pont d’or (Midas et l’architecte du coin s’étant alliés) et élever une statue à ce jeune fou de moins de 30 ans qui daignait irradier la Creuse de son dévouement. J’e me décidais à part à refuser toute offre en dessous de 35 k€. C’est une question de principe. Je viens éclabousser les pecnos de ma classe, ça mérite un peu de pognon, diable !

Je ne rappelle plus trop la suite. On m’a retrouvé errant hagard dans les rues de ma ville, serrant une lettre à la main. Ma vie s’est arrêtée en ce funeste jour. Je ne sais comment regagner l’estime des miens. Je suis victime de quolibets sur mon passage. Les jeunes me crachent dessus. Les vieux aussi ! Les moyens (ceux qui sont forts) m’avoinent la gueule avec un manque total de respect. Mêmes les chiens se retournent sur mon passage (y en a même qui me pissent dessus…).

 
Tout ça à cause de cette lettre. Là. En bas. Avec le temps j’y ai placé quelques annotations. Juste de quoi remettre les choses à leur place.

Adieu.

 

Madame, Monsieur, (le jour où on personnalisera l’entame d’une lettre, les gens pourront enfin se faire licencier avec considération)

 

La commission d’embauche (là ça part mal, j’aurai préféré le soviet ou la cellule du Polit’Bureau, section Stakhanov) pour le poste de chargé de mission (poste haut en couleur qui assure reconnaissance et réussite sociale dans ce trou pays débonnaire qui a connu de sacré grands hommes, tel ce sacré Marcel Jouhandeau qui essaya bien de concurrencer Céline avec quelques pamphlets subtils dont le plus énigmatique reste bien évidemment le très controversé « Le péril Juif ». Quel joli pays…) s’est réunie une première fois (parce qu’en plus ils comptent se réunir plusieurs fois, style ils ont le choix, en Creuse !! Putain la France est mal… M. Sarkozy au pouvoir et tout le monde se rue en Creuse pour se casser… bosser) ce mercredi 30 mai 2007, et je dois vous informer que votre candidature à emploi n’a malheureusement (n’en faisons pas trop s’il vous plaît, gardons dignité) pas été retenue par l’association. Bande de bâtards !!!! (un peu de dignité fait grave du bien).

 

La décision a été particulièrement difficile (j’imagine qu’il a fallu faire des piles ou faces), en raison du très grand nombre de courriers reçus (il est vrai que j’avais envoyé 32 demandes d’embauche, ça a dû alourdir les procédures. Non mais sérieux, depuis quand un très grand nombre de personnes postule pour aller perdre sa jeunesse dans le seul département capable de perdre des habitants, de gagner des vieux et de ne même pas avoir d’équipe de foot en L1, ou 2, voire 3 et je ne par le même pas de la 4. Le marché du logement est tellement détendu que là-bas les Hlm concurrencent le logement privé. Merde ! La seule tension locative qui existe, c’est sur la concession mortuaire… bouchée, faut attendre 13 jours en moyenne pour se faire enterrer…), du niveau de formation élevé (c’en est trop ! On se tape des formations pourries, on apprend des trucs inintéressants toute notre vie, on espère pour le bien de l’humanité qu’on a été le seul à faire ça, et on se rend compte, au détour d’une lettre assassine, que le reste de l’humanité s’est vautré comme nous dans l’ennui au point de postuler au même poste que nous… en Creuse… et qu’en plus, eux !, ils sont retenus… J’ose pas voir la gueule de leur CV. A se flinguer !!) de chacun des candidats, et de profils professionnels (grand, brun, beau, musculeux, torride, envoutant, ténébreux) quasiment tous adaptés (mon cul ! Je suis le seul adapté ici !) aux besoins de notre action (croque-mort… j’ai trouvé. Fallait avoir de gros bras, un sens de l’empathie certain et beaucoup de tact ! Cons de vieux de Creusois).

 

Vous souhaitant cependant (pourquoi cependant ? Tu viens de briser ma vie, j’ai dû acheter deux bouteilles de whisky hier soir, les finir, battre ma femme, tuer les voisins qui s’essayaient à la bossa nova sur leur parquet de merde à minuit et me jeter par la fenêtre pour clore cette vie de chômage incessant… je ne peux plus bouger, je suis à l’hôpital et j’écris cet article en clignant de l’œil… ce qui n’est pas facile en soi) bon courage dans votre recherche d’emploi (je ne recherche pas moi ! On me propose ! On me piste, me sélectionne… et après je dispose !).

 

Je vous prie d’agréer, Madame, Monsieur, l’expression de mes meilleurs sentiments.

Ta gueule !!!!

Par Hard Worker
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Jeudi 24 mai 2007

Camarades Stakhanovistes, féroces mineurs du fond des bureaux ombragés, adeptes de la repentance par le labeur, adorateur de Mme Parisot,

C'est un gars qui écrit ce qui suit. Comme c'est pas de moi, c'est forcément pas au top. Votre intelligence saura-t-elle s'en contenter? A voir...
=> http://www.homme-moderne.org/rienfoutre/volem/cyran.html

 

"Inutile d’exposer plus avant les dégâts imputables au salariat, tant ils sont aujourd’hui connus et répertoriés. On se bornera à rappeler que certains clichés ont la vie dure. Par exemple, l’idée reçue selon laquelle un salarié n’est jamais aussi performant que lorsqu’il est bien dans sa peau. Soyez pimpant, joyeux et vous bosserez deux fois mieux ! Une étude menée récemment par deux scientifiques canadiens a permis de tordre le cou à cette fausse évidence. Robert Sinclair et Carrie Levis, psychologues à l’Université d’Alberta, ont longuement étudié le comportement des salariés d’une entreprise d’équipements électroniques, évaluant leur rendement, analysant leurs erreurs, mesurant leur entrain à la tâche. De ces travaux, il ressort que le salarié maussade ou dépressif est deux fois plus rentable que le collègue ayant le sourire aux lèvres. Efficacité au labeur et joie de vivre sont rigoureusement antinomiques. L’explication en est simple : mieux l’on est dans sa peau, et moins l’on est porté à se laisser verrouiller l’esprit par les porte-clés malsaines de la hiérarchie. Inversement, plus on est cafardeux, et plus on cherchera le réconfort dans l’amère satisfaction du travail accompli. « Chanter en travaillant » n’est pas seulement exceptionnel : c’est contre-productif. De là à conclure que le travail est mauvais pour le moral, il y a un pas dont l’on s’étonne qu’aussi peu de gens le franchissent."

 

Evidemment les grincheux (ou les intellectuels sérial-traître-killer) vont faire remarquer que deux psychologues, canadiens de surcroît, ne peuvent démonter le programme de Nico par de si fallacieuses données. Et que le peuple rêve de travailler.
Ou de gagner de l'argent...
Ce qui finalement n'est absoument pas pareil! Mais pas du tout.


Enfin tant qu'on continue à se lever tôt...

Par Hard Worker
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