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Cuisine

Mercredi 23 janvier 2008
Salut les camaradous coquinous,

Aujourd'hui on est d'ambiance folâtre. On vient de passer pile poil la moitiée de la semaine. En plus on  vient de prendre notre Martine Aubry pour vendredi, si fait mon général qu'on sent bien qu'on va pas branler lourd durant les quelques 3 demis-journée de chagrin qu'il nous reste.

On a en plus, hier, par mégarde, en lisant un bouquin, ancestral, et renommé (histoire de frimer dans les salons normands et sur la Toiiiiiiile), appris cette fameuse expression désignant quelques rades où qu'on vient surtout pour s'en coller une : "la mine à poivre" !

Du coup avant d'aborder la suite du repas de Pré Noël, grand jeu concours, quel est le bouquin, ou plus simplement l'auteur ? Merci d'envoyer les frais de participation pour ce grand jeu à HW et la Reine, 1589 quater bd Guillaume la Conquête, Normandie.

Du coup (bis), la recette est tout entière tournée vers cette si jolie expression et permet d'aborder l'entrée de la Reine avec au moins un terme identique. Et comme ce n'est pas mine, ce sera poivre.
La recette a été extirpée du fonds des âges et d'une revue de cuisine totalement hype et même pas à grand tirage, qui ne fait pas des hors série tous les deux mois et ne choisit surtout pas 85 recettes à base de foie gras, truffe et St jacques pour le hors série de novembre-décembre.

Je résume cette recette (et avoue l'avoir déjà écrite pour quelqu'un qui sera ravie de constater le succès rencontrée par son cadeau) et ne m'appuie pas du tout sur le texte froid et rigide initial. En revanche, les St Jacques, qui ne sont ni froides ni rigides, sont tout bonnement graves bonnes. Et pis c'est quand même un plat rapide (on remarque que la plus faignasse des deux n'est pas qui on croit forcément), ce qui permet de se la raconter devant ses invités avant même de les épater avec la coquille décoquillée.

La recette étant issue d'un magasine on ne peut plus sérieux, je commence par la liste des ingrédients.


Liste des ingrédients :

- 1 Mémé

- 1 conjoint marin pêcheur

- 20 noix de Saint-Jacques

- 200 g de groseilles

- 1/2 cc de poivre du Sichuan

- 50 g de beurre

- 1 cc de sucre


Pour cette recette qui permet de régaler les yeux, les babines, vos amis et votre égo, il vous faut, et cela nous semble être un point essentiel à la réussite du plat, une Mémé qui aime à cueillir des groseilles en nombre puis à les congeler en masse pour enfin vous les offrir de manière quasi-industrielle. Voilà l’impératif et le préalable de cette recette. Qui n’a pas de Mémé abonnée à la cueillette des fruits rouges peut aller se rhabiller. Ou il peut aller en acheter dans le commerce (et si c’est pas la saison et qu’il se contrefout de ruiner le monde dans lequel il vit comme un gros égoïste d’occidental qu’il est, il peut même pousser chez Picard).

Dernier conseil pour trouver une Mémé qui cueille les fruits rouges : être originaire d’un département à la fois sinistré et rural. Ca va souvent de pair me dites-vous. C’est exact. Mais pas tout le temps ! Prenez le Nord ! Bon… Alors dans le top ten des départements où qu’on se flingue tellement qu’on se marre, la Meuse occupe une place de choix, c’est évident. D’ailleurs il paraitrait qu’une charte officieuse imposerait à toutes les Mémés de la Meuse de congeler 12 kg de fruits rouges par an… C’est vous dire la chance d’en être issue surtout si on a trouvé le moyen de le fuir…

 

Cet impondérable étant réglé, allez faire un bécot à Mémé et revenez avec 200g de groseille. Mettez-les à décongeler et durant le très court laps de temps avant l’effectivité d’une telle chose (une quinzaine d’heure au bas mot), tentez de réduire le Poivre du Sichuan en poudre.

 

Nouveau conseil d’amis : vous voulez trouver du poivre du Sichuan en Lorraine ? Essayez d’avoir un Pépé d’origine chinoise. Passque sinon vous allez galérer. En plus c’est essentiel d’avoir ce type de poivre. D’ailleurs comme disait Xiao I Min, mon grand père, ces graines de ce poivre si particulier sont merveilleuses, grillées et broyées, elles délivrent une saveur boisée, plus acidulée et moins piquante que le poivre noir. Bref, après avoir fait bécot à Mémé, prenez l’avion pour la Chine et allez embrasser votre Grand Pépé, emportez au passage une poignée de ce poivre si particulier (que dalle !) et retournez voir vos groseilles dégelées.

 

Humez et si ce sont vraiment des groseilles et pas des baies roses, mixez-les avec 10 cl d’eau et filtrez le jus obtenu. Au bout de 158 semaines, quand le jus est enfin filtré entièrement, versez-le dans une casserole. Assaisonnez-le de sel, de sucre et de poivre du Sichuan (un bécot à Pépé…).

Et vous voilà détenteur d’un coulis de groseilles poivré, délicieusement tendance qu’il va vous falloir chauffer et emplir de gras. Voyons la suite…

 

Portez-le à ébullition en remuant (huitième conseil de chef : utilisez une casserole assez grande pour éviter que le jus monte) puis laissez frémir 5 mn.

Incorporez 30 g de beurre en faisant tourner la casserole pour le faire fondre (il y a d’autres façons de le faire fondre le beurre, mais ça colle un air relativement classe que de le faire en remuant la casserole, l’air de ne pas y toucher, comme ça…).

Puis ôtez du feu.

 

Comme votre mari (ou femme, hein) est marin pêcheur, vous n’avez aucun problème pour trouver des St-Jacques par tous les temps et dans tous les appartements que vous avez colonisés durant votre vie de couple. Dans le cas, improbable et pour tout dire assez con, où votre moitié ne serait pas marin (et encore moins pêcheur de St-Jacques), et que les prix desdits coquilles vous apparaissent pour le moins inabordables, courrez donc en acheter des vraies, des grosses et des bonnes surgelées ! Et faites dégeler (en même temps que les groseilles, histoire de gagner du temps) dans du lait ! Comme ça c’est plus moelleux.

En tous les cas, congelées ou fraîches leurs mères, rincez les Saint-Jacques rapidement à l’eau très froide. Egouttez-les sur un linge. Eliminez le filet noir sur le côté. Salez et poivrez-les. Poêlez-les 3 à 4 mn dans le reste de beurre chaud.

 

Nappez les assiettes de coulis de groseille chaud, ajoutez les saint-Jacques. Parsemez éventuellement de groseilles fraîches.

 

Servez aussitôt (a-t-on déjà vu phrase aussi conne dans un livre de cuisine. Servez aussitôt ! Non, non attendez une bonne heure, et quand tout le coulis chaud, il est devenu froid, servez en deux temps… Bordel !).

 

Evidemment servez aussitôt, évidemment régalez-vous et évidemment racontez que c’est vous qui avez créé la recette après avoir goûté du poivre de Sichuan lors de vos dernières vacances en Chine…

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PS : la réponse à cette putain de blague, on a le droit de l'avoir, Môdame je suis gravement touché par la grippe...
Merci...

Par Hard Worker
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Lundi 21 janvier 2008

Camarade distrait qui aurait oublié, l’année dernière, de célébrer la naissance de Notre Seigneur et Maître Qui Rigole Quand Même Pas Des Masses J’ai Nommé JC (soit plus simplement NSMQRQMPDMJNJC) via une fastueuse orgie culinaire, je me permets de rafraichir ta mémoire et te propose illico la recette qui fera de toi l’homme à la bure le plus sexy de Noël…


La Reine connait une manie bien étrange pour nous autres les Trotskystes athées, tendance libertaire, elle aime à fêter Noël avec les siens. Perso, c’est pas du tout mon genre et si je pleure le 24 au soir à la messe de minuit, c’est passque je regrette d’avoir fini la Bûche sans en proposer à Notre Seigneur et à son rejeton.

 

 

Malgré l’immense joie que nous éprouvons à nous retrouver en famille (qui un jour lira ces flagorneries et me trouvera illico un oncle d’Amérique de qui je pourrai hériter d’un véritable four qui ne soit pas Proline !), et à constater combien je reste le plus beau de cette pâle famille, soit dit-en passant, il subsiste toujours un moment douloureux en ce 24 au soir.

 

Un long moment en fait puisqu’il s’agit du repas.

 

Car quand une famille nombreuse se réunit, mettons 15 beaux et gras adultes accompagnés d’une tonne de marmots (réduisons à 6), et que la tradition de Noël veut que tout le monde il communie dans la paix, et ben faut trouver un plat qui plaise à toute la famille. Et si on fait le total des dégoûts, il ne nous reste plus qu’à se farcir une vieille dinde sèche pour le repas (et non je ne parle pas de la grand-tante Ursule).

 

Evidemment l’astuce principale pour attendrir la dinde et dérider sa mauvaise humeur de s’être fait refuser le « Rôti d’un Jeune UMP sur son lit de Démocrates-Chrétiens », plutôt proches du chapon au demeurant pour ces derniers, consiste en l’absorption rapide et complète des boutanches trainant près de vous. Ce qui vous conduit inlassablement à la même exigence le lendemain, l’assassinat ciblée des mioches hurlant à qui veut l’entendre sa joie d’avoir eu des cadeaux la veille !!!

 


Tout ça pour dire que si Noël représente la concorde familiale, il n’est pas pour autant un exutoire culinaire, les saveurs nouvelles, drôles ou mêmes hors de prix ayant été méticuleusement laissées à la porte de vos espoirs.

 

Pour se venger de l’affront, il ne vous reste qu’à créer de toutes pièces un pré-Noël, avec la Reine, où vous pourrez dire toutes sortes de vulgarités, fumer des clopes à même la table, vider quand même toutes bouteilles traînant mollement à moins de 10 cm de votre bras massif et surtout festoyer avec la dignité d’un Brillat-Savarin des grands soirs.
Si on ajoute à cette déclaration festive que la Reine se charge de l’entrée et mézigue du plat principal de ce fameux pré-Noël, on obtient le jolie tableau que je vais vous décrire. En si peu de mots que vous pourriez déjà être entrain de travailler. Bandes de feignant !

 

 

 

Première étape : trouver l’idée ensorcelante qui ensorcelle grâce à des sorts de sorcier (un rien lourdingue, comme cet article)

 

J’eu pu, dans un désir fracassant de proposer un partenariat à Cyril Lignac, m’enticher de recettes ethnico-hype dont la seule originalité eut été le prix exorbitant du pâle magasine qui les proposait. Mais non ! Je suis un subversif. Rappelez-vous… ou faites semblant au moins !

 

J’eu pu, également, plonger dans l’océan de livres de cuisine pour en ressortir la perle huitrière de cette soirée. Mais non ! J’aime pas les perles, ça fait nouveau riche (et rien de tel qu’une bonne lignée séculaire de gras bourgeois pour donner la forme) et pis la Reine connait par cœur ces bouquins. Et je voulais l’impressionner afin qu’elle accepte de me laisser la paternité de la petite à venir.

 

J’ai donc décidé d’aller chercher de l’aide dans le monde magique du gros blog qui tache. J’ai finalement poussé chez les Sveltes Helvètes à l’anneau gaillard (comme d'hab) et je l’ai même supplié de me donner quelques pistes de réflexion tant la profusion de recettes me laisse généralement pantois. C’était en dessous d’une recette de moules. Je n’y peux rien moi.

 

Vint alors la réponse auréolée de la magie dématérialisante d’Internet. Car le gonze m’a répondu en moins de 18 mn. Je reconnais qu’il a dû être impressionné par ma position sociale. C’est bien un des nombreux passe-droits que la Providence m’a offert.

 

Mais le fourbe, ou le coquin, me plongea dans un embarras que seuls les sadiques savent créer à dessein. Il ne me proposa pas simplement une seule recette, étudiée pour marier grosse frime et extase gustatif. Non ! Il plaça 3 recettes sur l’autel de mon indécision. Et devinez ce qu’il advint.

 

Hé ben j’ai galéré grave ma race. Style un mec pris en otage un jour de grève nautique, qui se sent contraint d’emprunter la galère de son voisin afin de ramer toute la journée pour se rendre au chagrin.

 
Bref il y avait 3 recettes. Et j’ai dû faire un choix.
 

  - La première recette jetée en pâture aux sucs gastriques les plus véloces semblait succulente. Un poulet (bio, fermier, commerce équitable, pas d’enfant qui l’ont élevé dans leur grenier, présence aux meetings de José Bové, etc. De la balle quoi !), avec de la crème (la Normandie en force), des morilles et du vin jaune. J’opte immédiatement pour la recette et me damne si je ne la réalise pas dans l’heure. Puis je consulte les cours de la morille et du vin jaune. Je téléphone à mon banquier. Il refuse net un endettement sur 30 ans : les mensualités de remboursement dépassent le fameux 1/3 acceptable. J’ose à peine y croire. De simples contingences matérielles oseraient ruiner ma créativité culinaire, ma liberté gastronomique ? J’appelle Florent Pagny pour un conseil avisé. Mais rien ne change ! Alors n’ayant pas réussi non plus à convaincre Dassault d’investir dans le poulet au vin jaune, je m’effondre avec désespoir sur la deuxième recette.

 

 

  - Le gigot d’agneau qui barbote 7 heures dans du pinard et des épices aussi raffinées qu’un reportage de Capital sur les Nouveaux Palaces en Inde. Cette recette je l’ai rêvée, je l’ai sentie inonder de son fumet notre salon-cuisine-living-entrée-buanderie-garage, je l’ai pleurée, je l’ai même décrite, ciselée et narrée pour une amie (je vous la mets d’ailleurs dans trois mn ici, mais à la fin sachez que ce blog n’est pas que un outil à la gloire du cuistot d’à côté…), et surtout je ne l’ai pas encore réalisée et donc encore moins mangée. Pourquoi donc ? Deux raisons essentielles dont l’une me colla une honte telle que je ne peux plus me rendre chez mon boucher (et que du coup je chasse le bœuf à la lueur de l’astre nocturne dans les bocages normands).

 

 

            - Première raison, pleine de bon sens : un gigot de 1.8kg, c’est peut-être légèrement excessif pour deux ?

 

            - Voilà qui m’amène direct sur la deuxième raison, mon boucher préféré, que je tente de séduire depuis maintenant deux ans afin de devenir son amant et profiter de toutes ses daubes, m’a gentiment éconduit lorsque je me hasardais à lui demander un 1/3 ou demi gigot d’agneau. Bref ce sale enculé (les ruptures sentimentales conduisent fréquemment les paroles au-delà des intentions) n’a pas daigné tronçonner son gigot !

 

Et me voilà à nouveau penaud devant ma marmite surprise… Il ne me reste plus qu’une recette. J’espère mais qu’à moitié et m’imagine déjà feuilletant Super U’Mag pour trouver une recette de pintade farcie aux marrons…

 

 
- Troisième recette, terminus, tout le monde la prépare et la mange. C’est facile, c’est ludique, c’est original et c’est bon comme un bonbon volé dans le sac de sa mère. C’est dire ! La caille (volaille ou approchant, la Reine sera évidemment comblée, bon début) farcie (hé oui ! C’est Noël) à la féta (voilà le côté original) câprée et tomato-séchée (et là nous entrons de plein pied dans la grande hype, genre tu manges ça au Nouvel An après avoir fait de la plongé en Croatie - et surtout t’oublies pas le réanimateur après la trempette).

 

 

Ecoutez je vais pas disserter trois plombes sur comment c’est bon… Juste que si t’as déjà craqué sur des viandes au fromage (genre le fameux cœur de rumsteck, sauce au camembert), hé ben là tu pleures ta mère, tu lui rends son bonbon pourri et tu cours préparer la recette, qui te procurera trois extases :

 

-          Tu vas malaxer, touiller, pétrir le fromage, les câpres et les tomates. C’est rigolo de se salir les mains quand on a le droit… Hein ? Avant tout le bon cuisinier est un môme. Ou un militaire qui dirige sa brigade. Mais là c’est avant tout un con.

 

-          Tu vas acheter des cailles, vidées, et tu pourras jouer aux marionnettes avec elles. Et c’est encore plus rigolo que de se servir d’un gigot pour assommer son partenaire.

 

-          La Reine, qui a tout bonnement adoré la recette, fait de toi le nouveau défricheur de tendance culinaire, appelle Elle et Cuisine Actuelle pour leur proposer un partenariat et fomente un attentat contre Cyril Lignac. Evidemment tu n’as rien dit sur la non paternité (encore une ?) de la recette, et depuis tu t’escrimes à farcir tout ce que tu trouves avec de la féta, mais bon… Ce très petit mensonge et les indigestions de féta valaient bien ce moment de pure félicité gastronomique.

 

Bon pour prouver que ça arrache, je vous mets la photo, là en-dessous que c’est un mec de Libé qu’est venu la prendre mais qu’au final elle était tiède, fadasse et sans saveur… la photo… alors on a dû la retoucher un peu.

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On a mangé ça avec quoi ? Avec du vin rouge Monsieur ! Et quoi comme pinard ? Hé bé un Croze Hermitage pas bégueule que notre caviste préféré, il a dit que c’était ça qu’il fallait boire si on mangeait des cailles avec de la féta et des câpres et de la tomate séchée. Ce qui, reconnaissons-le, tombait plutôt bien. Mon pinardier (qui n’est qu’à moi) a toujours l’immense sagacité de me proposer des vins totalement étrangers à ma culture, plutôt vaste, du rouge à 12°5 (comme il dit Boris). Or ici, que fait-il le bougre, il me conseille, avec ce feulement chatoyant qui alerte les papilles du client de l’amateur éclairé, un pinard dont je connais le nom, et que même, délice suprême, j’en ai déjà éclusé avec forces rodomontades. Et ne résistant pas à l’envie de l’impressionner durablement, histoire d’être convié aux prochains happenings dégustatifs sauvages, je lui balance en pleine poire l’origine précise du breuvage en mentionnant avec fierté les caves de Tains. Notre relation a pris fin aussi sec ! Toisant mon ignominie, abandonnant sa retenue bedonnante, il manqua de peu mon occiput écervelé et la dite bouteille vint s’écraser sur une collection de Bordeaux promise aux rebus. Immolé dans un pinard rouge sombre coulant à flot, il me révéla aux bords de l’agonie, avant de plonger, qu’il ne travaillait, bordel de merde !, qu’avec des petits producteurs – récoltants, etc. Et que j’avais 3 mn pour fuir cette échoppe qu’il allait devoir décontaminer de mon insolence. Fuyant la bouteille entre les jambes, je vis arriver un rebouteux manchot (des habitants de la manche…) chargé de jeter du Pinard de Jean Carmet sur les diverses aspérités de la boutique.

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Pour la petite histoire, l’entrée de la Reine, qui a remporté les suffrages de tous les convives (2 donc), c’étaient des noix de St-Jacques au coulis de groseille poivré. Hé bé, ça aussi je vous le raconte tout à l’heure. Passque ….. c’est dur d’être riche ! Toujours manger bien, bon et original… Epuisant.

 

 

 

PS : vous noterez qu’il n’y a qu’une étape. C’est comme Paris-Tours, ya plus qu’une étape.

Par Hard Worker
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Vendredi 28 septembre 2007

Mais quelles sont donc ces incessantes litanies qui viennent heurter mes pauvres oreilles ?

Pourquoi diable (ou Thatcher c’est au choix) ces élucubrations inarticulées sont elles accompagnées de cette familière odeur de bière éventée marinée dans du tabac froid ?
Entendez vous, fidèle lecteur (oui ben les 3 clampins de d’habitude quoi !), ce ressacs larmoyant ? Que peut-il donc bien vouloir ? Que pourraient donc désirer trois alcolos de la première heure ?
Mais la recette de la bière, bande de cons !! Evidemment !! Depuis plus d’un mois, ils sont là à consulter frénétiquement ce blog, le palpitant pas loin de l’implosion à la simple idée d’approcher ce merveilleux secret. Et comme ils ne le voient pas apparaitre sur leur petit écran d’ordinateur, vitrine de ce qui se fait de mieux que dans leur pauvre vie, ils finissent par le vociférer, l’appeler façon supplique d’un mec bourré…
Et la pitié m’étreint. Et le courage m’envahit pour de bon. Et je trahis le secret d’avec mon complice, Batave Créatif. Et vous livre, clef en main, la recette de la bière qui fait au moins 16° à défaut d’être goutue.
 

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Je crois avoir déjà mis en garde la populace contre l’abus d’alcool. Je me permettrai pour le plaisir de vous envoyer ici pour vous en convaincre une ultime fois.

Si vous restez inébranlable devant l’atroce révélation concernant votre héroïne d’enfance (ou du mois celle de Marie-Antoinette), alors vous supporterez toutes les vérités du houblon.

Restez donc un peu là! Partagez avec nous l'abominable supercherie révélation qui va estomaquer vos yeux et énamourer vos estomacs.
Bon si vous restez on vous offre un coup à boire. Pas de la bière dégueulasse originale, non! Du pinard!! Rassurez-vous à nouveau!




Reprenons nos esprits ! Un peu de méthode ne nuit pas, aurait dit un grand chef d'Etat qui ne boit que de l'eau, lui! (et un peu de jus d'orange quand la matinée s'y prête). Nous allons procéder étape par étape.

Pour faire de la bière, voilà par où commencer.

1) Aller ici pour avoir un rapide aperçu de la galère que représente la fabrication du nectar nordiste. Comme je reste un gars sympathique, et malgré le peu de cas que je peux faire de votre prévisible manque de goût, je vous résume les premières étapes du brassage perso de la bière.
En gros, voici ci-dessous, dans l'encadré, la marche à suivre. je vous préviens c'est relativement super chiant... Voire pis encore, passque c'est même pas drôle. Et en plus on comprend rien. Et la police (ou milice) et la taille de l'écriture, elles sont pas pareils (que c'est la faute à ma légendaire technique du copié-collé qu'est peut-être pas totalement au point). Bref l'encadré c'est à chier mais il s'adresse avant tout aux puristes qui bavent devant l'authenticité du terroir biricole. Pour ceux qui s'intéressent davantage à l'authentique terroir de la gueule de bois, je vous propose de passer directement à l'étape n°5 (grâce à ce fameux tour de passe-passe que nos sociétés industrielles, qui fabriquent tout pour éviter aux citadins de se morfondre dans l'ennui et la non consommation, ont mis en place).

Etape 1 : concassage du grain
La première étape de concassage va vous permettre d'ouvrir l'enveloppe des grains d'orge afin que l'amidon puisse être libéré.
Il faudra faire attention à bien régler le moulin à grain, car si vous écrasez trop les grains vous aurez par la suite beaucoup de problèmes lors de la filtration. Par contre, si les grains ne sont pas assez écrasés, l'enveloppe ne sera pas correctement cassée et l'amidon ne pourra pas être libéré.

 

Etape 2 : le brassage
Cette première étape de cuisson va être composée de 3 différents paliers de température qu'il va falloir respecter pour obtenir une transformation maximale.Le premier palier de température est celui de 50°C. Faites chauffer les 8 litres d'eau pour atteindre cette température et verser y les grains concassés.Mélangez régulièrement pour assurer une bonne homogénéité de la température. Ce premier palier durera 30 minutes.Veuillez contrôler la température régulièrement.Une fois ce premier palier terminé, augmentez la température pour quelle soit comprise entre 65 et 68°C. Ce second palier durera entre 30 et 40 minutes.
Après 30 minutes de cuisson vous pouvez faire un premier test pour voir si la transformation de l'amidon est terminée.
Pour ce faire vous devez vous munir d'une assiette blanche sur laquelle vous allez déposer un peu de moût extrait de votre casserole. Vous allez ensuite ajouter quelques gouttes de teinture d'iode et observer la réaction. Si la teinture d'iode tourne au violet, cela signifie que le processus de transformation de l'amidon n'est pas terminé. Dans ce cas, continuez à faire chauffer le moût pendant 15 minutes et faites le test à nouveau jusqu'à ce que la teinture d'iode ne change plus de couleur.
Une fois que le résultat du test est positif vous devez augmenter la température jusqu'à 77°C et la maitenir pendant 10 minutes. Ensuite vous pouvez passer à l'étape suivante.

Etape 3 : Filtration et lavage des drêches

Le but de la filtration est séparer le liquide et les drêches, les drêches étant les enveloppes des grains de malt.

Dans un premier temps vous devez simplement verser votre moût dans un autre récipient en utilisant une passoire.

Dans mon cas, la passoire était trop petite j'ai donc du filtrer en deux fois.Après la première filtration, le moût est encore très trouble. Faites repasser le moût à travers les drêches deux ou trois fois pour obtenir un moût plus clair.Maintenant, il ne vous reste plus qu'à laver les drêches.Le lavage des drêches est effectué pour récupérer tout le sucre encore présent dans les enveloppes. Le lavage sera fait avec une eau à 80°C. Versez délicatement l'eau (les 12 litres d'eau restant de cette recette) sur les drêches pour effectuer ce lavage.

 

Une fois le lavage terminé, la quantité totale d'eau est de 20 litres


Etape 4 : Cuisson et houblonnage

Mettez réchauffer votre casserole contenant vos 20 litres de moût jusqu'à ébullition.

Ajoutez ensuite la première quantité de houblon
Faites bouillir pendant 45 minutes.
Ensuite, ajoutez la seconde quantité de houblon et laissez bouillir encore 10 minutes.
Vous pouvez ensuite laisser refroidir et ajouter le sucre lorsque l'ébullition est terminée.
Avant de passer à l'étape suivante, il vous reste encore à retirer le houblon

 


Etape 5 : la fermentation

Là y a une astuce... Barrez vous de cet encadré chiant comme la mort, et bienvenu dans le monde de la bière normée, fade, frelatée et limite frauduleuse.

 


Alors reprenons entre gens de bonnes compagnies, vous mes frères, mes semblables (violons!), les dillétantes, faignants et autres mecs qui font pas les choses à fond, ni jusqu'au bout, les mecs qui à l'instar du grand Loic pourraient chantonner le début de ce couplet (la fin ils l'auraient troquée contre une bière) :

"Puisqu'on s'en fout d'être pas beau
Puisqu'on a des croûtes aux genous
Puisqu'en haut c'est un peut trop haut
Puisqu'on veut bien s'trier les poux"

Bref pour vous, il y a la possibilité d'acheter directement toute la préparation fastidieusement énumérée ci-dessus. Pour la modique somme de 100 balles, vous pouvez acheter une grande boite de conserve qui contient le "sirop de bière" qu'on obtient à la fin de l'étape 4. Bon je dis ça, hein, c'est pour les branleurs éméchés et pas méchants. Que les esthètes se cassent les couilles à concasser 2 kg d'orge si ça les tente...

Et après c'est super con. La preuve en image, photo et autres subterfuges modernes pour appuyer mes écrits :

Création hautement artistique de la bière d’abbaye viking*

 

* Nom à déterminer prochainement en s’inspirant des envolées créatrices de Batave Créatif (le bien nommé).


Première étape : les joyeux brasseurs vikings découvrent ébahis le bonheur de créer leur propre bière.


DSC01322.JPG 1/ Enlever le sachet de levure et l’étiquette afin de plonger la boîte durant 10 mn dans de l’eau chaude.

Comme vous le constatez avec soulagement, cette fameuse boite de conserve pleine de future bière existe.

2/ Versez ensuite le contenu dans un récipient approprié, bien nettoyé, genre seau en plastique blanc (pq blanc se demandait le jeune ingénu ? Ta gueule répondit le belge bourru).

3/ Rincez la boîte avec 1L d’eau chaude à ajouter également. (dans le seau en plastique blanc, tiens-je à préciser).

DSC01334.JPG 4/ Ajouter 2L d’eau chaude dans laquelle les (500 g + 5% de 500g si sucre de canne non raffiné) 525 g de sucre de canne bio non raffiné (c'est le côté ethnico-hype de la fabrication de la bière. Dois-je préciser que le dit sucre se doit d'être, en plus, issu du commerce équitable comme le prouve cette si jolie photographie de l'acte... et si possible distribué sur une clef USB) seront dissous.


DSC01332.JPG 5/ Ajoutez le restant de l’eau froide (5L) ! Mélangez et laissez refroidir le tout jusqu’à 20°c.
Là je précise que pour des raisons tenant à la fois à l'hygiène la plus notable (nous vivons quand même dans l'ouest de la France) et à la préciosité de nos palais, nous avons décidé de faire bouillir les 5 litres d'eau froide avant de l'incorporez aux 3 précédents litres sirupeux. Je précise également qu'il nous a fallu attendre que les 5L refroidissent pour les mélanger aux autres car c'était bien stipulé le "restant d'eau FROIDE". Je précise enfin que nous avons eu la suprème intelligence de réaliser cette opération vers 19h30. Je conclus par cette formule mathématique : soit une eau à 97°c, soit deux couillons la désirant ardemment aux alentours de 30°c pour la mêler à l'autre récipiend. Soit 2
couillons patientant une bonne quinzaine d'heure pour DSC01337.JPG atteindre la température adéquate... Il était donc midi quand nous reprimes le cours de nos pérégrinations alcoolisées.
Précision pour la prochaine fois : au poteau hygiène et palais!

6/ Dissolvez la levure dans 150ml d’eau à 25°c et laissez la se réactiver durant 15 mn.
Vous noterez qu'après 15 heures dans une cuisine puant de la bière même pas bue, ces quinze malheureuses minutes provoquent en vous un effroyable fou-rire qui vous conduira à plonger votre tête dans le seau (pas trop blanc a priori) afin d'en finir avec cette insupportable attente.

7/ Ajouter cette culture au moult en mélangeant bien.

8/ Couvrez le récipient d’un linge fin.

9/ Laissez fermenter durant 10 jours environ dans un endroit bien chaud (25°c).
Vous suppliez votre camarade brasseur de toujours de vous laisser le droit de partir. Passque 10 putain de jours à sentir ce magma mousseux gonfler et fermenter (bref puer) dans une cuisine imbibée avec un acolyte qui ne l'est pas moins et qui hurle l'évolution des degrés des 5L d'eau (qui en fait n'ont jamais fini de refroidir!!!) toutes les 20 mn, vous l'imaginez moyen...

 


Deuxième étape : les joyeux brasseurs vikings s’adonnent avec joie à la mise en boutanche de leur exquis breuvage pour Homme du Nord.

DSC01350.JPG Vous avez réussi à fuir et c'est en vous tendant un ignoble piège que votre ex-camarade, mais toujours partenaires brassico-artistique, arrive à vous propulser devant des bouteilles de bières pleines. Pas les votres, pas celles que vous espérez boire un jour, non! Des Fischer, des putains de Fischer, pour avoir de quoi transvaser votre liquide fermenté dans de jolies boutanches adaptées (pour pas qu'elles te pètent à la gueule lors de la 2è fermentation...). Et que vous faut-il faire avec cette bière d'une rare intensité? Les boire! Faisant contre mauvaise fortune bon coeur, vous vous atelez à la tache. Et plutôt sobrement. Quatre ans plus tard, les 14 boutanches sont éclusées. Voilà 9L prêt à être enfournées... Tintintin. mais avant faut laver et stériliser les titites... Vous voilà ravi. mais ça donne une très jolie photo (encore une autre me direz-vous... Hé oui!!!).

10/ La fermentation est finie quand il ne se forme plus de bulle de gaz.
Très facile à voir... 

11/ Soutirez la bière sans remuer le sédiment dans un autre récipient.
Vous ne comprenez pas tout à fait cette phrase... Pas grave. Balancez le seau de bière dans un autre seau (blanc pour une fois, s'il vous plait).

12/ Dissolvez 94g (90g + 5%de 90) de sucre de canne bio non raffiné (etc, etc). DSC01355.JPG

13/ Et enfin soutirez (terme technique pour se la raconter) la bière édulcorée dans des bouteilles à bière de grande résistance. Fermez les bouteilles et placez-les dans un endroit chaud durant 5 à 7 jours. La seconde fermentation sur bouteille dure environ 1 semaine.
Il est à noter que nous avons très peu galéré pour transvaser 9L de bière d'un seau dans des bouteilles de 0.65L. Nous avons choisi de procéder par étape, du seau vers un verre doseur qui, par son bec nous permettait de gagner en précision, allait ensuite aider à combler la béance des bouteilles...
Elémentaire non ?

Troisième étape : plus c’est long plus c’est bon

14/ Laissez clarifier et mûrir la bière durant 6 à 8 semaines dans un endroit frais (10°c). DSC01362.JPG


Joie et Paster Noster dans la cuisine. Que de bières à notre portée...

Petit bilan de cette magnifique aventure humaine :
- 30€ (oui passqu'il y a l'envoi de Belgique...)
- 3 mois de travail (dont 2 mois et 29 jours d'attente anxieuse dans la cuisine)
- Une amitiée à jamais broyée
- Une gastro de tous les diables pour les plus résistants
- Une courrone mortuaire pour les obsèques de mon ancien complice brasseur

Mais la joie d'avoir fabriqué quelque chose de mes mains, d'avoir retrouver une utilité alliée à la sauvegarde de mon terroir. Bref je suis redevenu citoyen grâce à la bière "Banquet d'Odin".
Vous qui êtes désafilié (oui alors Robert C. si tu me lis sache que je n'ai pas participé aux débats démocratiques du PS et du MODEM à Grenoble sous le haut patronage de Libé), vous qui barbotez dans la certitude de votre échec, vous qui n'avez même plus l'espoir de gagner à Euromillions, venez créer votre première bière citoyenne....
Grâce à la Banquet d'Odin je redeviens citoyen!!!!!





Par Hard Worker
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Jeudi 2 août 2007
Camarade brasseur, camarade belge, camarade éleveur de houblon, camarade éclusier, camarade pilier,

On ne le sait que trop l'alcool c'est dangereux. Déjà Tintin nous mettait finement en garde contre les ravages attendus des jus de fruits fermentés. Et on ne l'a pas écouté!
La santé publique a alors relayé son dessein nous intimant de ne pas boire passque c'est dangereux. C'est vrai!
Mais cela n'a pas suffit! Loin s'en faut!!

L'alcool nous désinhibe (si si!) et nous permet alors d'accomplir ce à quoi notre surmoi nous empêche de succomber. Principalement dans les affres du sexe. D'ailleurs il y a fort à parier que si un garçon de 3 ans se claque la gueule au whyskie, il subtilise rapidos le flingue de pôpa pour lui pêter la cervelle avant d'essayer de se farcir môman. Fort heureusement, il est généralement admis qu'un enfant de 3 ans ne puisse se faire servir un club-soda à la boîte du coin.  Mais ce n'est pas le cas de ses parents. Et des fois cela donne ça.

T.-Couture.jpg
C'est sûr que ça a l'air sympa, comme ça, à vue de nez. Mais ce n'est plus très recommandé par la france qui travaille plus pour gagner plus dans un univers moral au-dessus de tout soupçon. Or je ne parierai pas le restant de ma chemise que l'univers décrit ci-dessus soit particulièrement moral...
D'ailleurs pour preuve, je vous ai isolé un détail de la scène particulièrement stupéfiant (en haut  à gauche).

baiser-3-bis.JPG

Pour qui a un peu de jugeotte, il est clair que nous venons de reconnaitre le Grand Sladjan enlacé par le non moins grand Croche-Pied (on se rend d'ailleurs compte que le tatouage devient de plus en plus personnalisé). Diable (ou Friedmann, c'est au choix) inscrire l'élu intellectuel de son coeur sur son joli muscle, voilà une belle preuve d'amuuuur.


Et voilà! Imbibé par des heures de sangria tiède, le couple adultérin se forme au mépris de l'amour de leur compagne... Merci qui ? Merci l'alcool!!


En plus de source sûre, il a été prouvé que Michel Rocard n'aimait rien tant que le FC Conflans-Ste Honorine...


Autant dire que nos deux jeunes amis se fourvoient largement. Et la gueule de bois du lendemain résonnera douloureusement à leur tempes dégarnies (aux moins pour l'un deux...).



Bref vous voyez l'alcool c'est pas bien. Maintenant si vous n'en avez rien à foutre de ces avertissements moraux (et c'est votre droit, hein je vous le signale, que de pourrir la vie), je vous épargne la triste litanie des cancers et autres pathologies associés au jaja et vais enfoncer le coup de grâce.

Car il est évident qu'arrivera un de ces quatre la fameuse augmentation du prix de l'alcool. Et là on va un peu pleurer nos mères. S'en coller une avec la classe qui sied à notre standing, c'était pas simple alors je vous raconte pas quand on devra s'en mettre une avec la classe qui sied à un pauvre! Autant dire la honte! Il va nous falloir hypothéquer notre baraque et réduire en esclavage nos frères pour picoler dans la soie. Ou alors...

Il nous faudra revenir aux fondamentaux! Créer soi-même son alcool... Dégueulasse certes... mais d'un chic! Et comme je m'arroge le rôle de défricheur de tendance, avec l'aide d'un complice (que nous nommerons "Battave créatif", en hommage à son gilet orange digne des plus beaux défilés de Yohan Cruyf et à sa capacité marketing à nommer ses créations), nous allons vous donner clef en main la recette de la bière d'abbaye maison à 8°c (important les 8°c, passque si c'est dégueulasse, comme prévu, aux moins il t'en faut moins pour rivaliser avec Yvettes Horner dans ses plus beaux concerts).

Chers camarades avinés et impatients de connaitre le secret de la bière maison morale, je vous donne ici le secret d'un début tonitruant sur les cîmes de la houblonnerie mondiale (et pis pour le reste faudra attendre la fin des vacances)... Trouvez un nom accrocheur à votre bière. Car ce n'est pas tout de la créer, de la fabriquer artisanalement dans un authentique esprit de terroir (2 mots s issus des articles du Figaro se sont glissés ici, sauras-tu les retrouver?). Il faut également la vendre (au propre comme au figuré, hein!). Et pour la vendre à tes clients (il est évident que tu comptes détroner HK de son statut de pisse adulée) comme à tes amis (tu as intérêt à trouver de nombreux arguments pour les inciter à en boire juste une fois...), rien de mieux qu'un véritable nom qui pète sa race!

Nous perso, grâce à l'imagination fertile de Battave créatif, on a nommé notre doux breuvage :
"La Banquet d'Odin" ou pour l'exportation "Odin's Banquet" !!! Aha ha ah le souffle t'en est coupé, pâle publisciste! La Muse Calliopé nous a choisi et pas ta gueule... Pleure petit camarade rongé par la jalousie et l'humiliation. Pleure, renifle et expectore, doux houblonniste. Mais n'oublie pas de réfléchir.
Et sois capable de comprendre l'origine du nom de notre bière, trouvé par ce blaireau complice de toujours et tu en recevras peut-être une en cadeau (si tu viens nous rendre visite).


Voilà c'est tout pour aujourd'hui. La vrai recette en image ne pourra intervenir avant le mois de septembre, fin du repos nécessaire au 9L de bières. RDV au sortir de ce cruel mois de vacances ensoleillées et RDV pour ce cruel mois de rentrée anniversorale.

Par Hard Worker
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Lundi 18 juin 2007
Camarades bocusiens, camarades brillat-savarinois, camarades Lignaciens,

Aujourd'hui, spécialement pour vous, la démystification d'un acte culinaire de haute volée, le rétablissement d'une vérité pourtant atroce, le festoiemment du départ d'Alain le Vert et une cérémonie, une ode, que dis-je une ode, un hommage à cette gazouillante campagne radical-soacialiste du Sud Ouest.
Bref aujourd'hui, la recette du Duck-Burger, qui vient de et à qui je reprends les conseils chatoyants auxquels j'ajoute quelques précisions (en bleues) pour les ignares comme vous qui ne pipent mot au doux babil culinaire.

Voici donc la recette de ce hamburger basco-gascon, qui empile fièrement  un magret haché à l’armagnac, un pain gratiné au fromage d’Ossau-Iraty, un poivron confit et, en guise de ketchûûûpe,  un chutney de cerises picotant. Sans oublier quelques chips de poireau pour faire swinguer le tout.

Alors là normalement, l'intitulée de la recette fait frémir le populo, émoustille vos papilles et vous promet une nuit heureuse emplie de songes palmidés. Le matin vous vous levez gaillard, ne pouvant vous empêchez de malaxer votre nez tout en baragouinant des trucs bizarres sur les rocs, les caps, les pics, voire les péninsules. Puis vous plongeant dans votre vaste bibliothèque vous en sortez triomphalement (devant votre conpagne éblouie de cette insistante mémoire) l'ouvrage de vos peines en cours préparatoire, celui qui fut maintes et maintes fois massacrés par tous ce que le monde compte de comédiens, bref vous voilà en tête à tête avec Cyrano de Bergerac. Que vous n'avez jamais lu (vous rappelez-vous à la dérobée...). 
N'écoutant que votre démesure, vous laissez le petit-déjeuner aux gens de chairs, moquant bien haut ceux qui délaissent les nourritures de l'esprit pour de vulgaires jus matinaux. 
3 pages plus tard, vous revient en tête les corrections paternelles pour n'avoir pas saisi le sens marxiste de la tirade du nez. 6 pages après, l'accent nasalo-bancale de Cyril Lignac s'immisce quand Cyrano envoie pêter de Guiche. A la fin de la dixième page, vous êtes sur les rotules, commandant sur la fnac le DVD avec notre Gégé, préparant un feu dans l'évier de la cuisine afin d'y perdre cet ouvrage qui vous a déjà coûté 20 bonnes minutes de votre petit déjeuner... Vous jurez de ne plus jamais lire de Béarnais, en profitez pour moquer le Modem de Franfran (c'est gratuit mais ça amuse) et vous vous attablez pour engloutir ce que la providence a mis devant vous. 
Mais la culpabilité ronge vos os et putréfie vos chairs. Diantre vous avez brûlé un si bel ouvrage (et ruiné définitivement le plafond de la cuisine) et vous vous en sortiriez comme cela. Il vous faire pénitence, hommage, offrande et libation. Bref il vous faut réaliser la parfaite synthèse de votre âme et de Cyrano. Et vous revient tranquillou la recette de la veille. Le fameux Duck-Burger!!! Vous compulsez alors frénétiquement le blog où vous l'aviez découvert. Vous lisez et relisez la recette! Et un rien suffisant, vous déclamez que celui qui vous empêchera de produire cet acte de réconciliation culinaire n'est pas encore né (ou alors bien caché!).

La recette qui suit a été mitonnée avec un magret de 441, 30 grammes, poids un rien bâtard, vu qu'il donne deux énormes duck-burgers de la mort. Ou trois duck-burgers un peu riquiqui. Ou deux duck-burgers solides et un duck-burger tout petit, pouvant nourrir un enfant ou la Tante Hortense, qui a un appétit de piaf. Vous voyez, quoi. (vous rigolez à part, imaginant que certains s'imaginent qu'on ne peut faire que 440 grammes de magret pour 2, pire même 3. N'étant pas du genre petite donzelle apeurée, vous vous ruez chez votre canardier pour lui demander 600 bon grammes de magret. Vous ressortez aussi sec avec 325 grammes et deux huissiers sur le dos. Une promesse de vente de la maison et la mise en esclavage de votre frère! Mais ça y est le bonheur est palpable et odorant. 325g de magret (dont 242g de gras environs paraît que c'est normal).

- Pour les chips de poireau (qui sont bath mais facultatifs, donc indispensables pour qui escompte frimer les deux prochaines années avec son plat), faites sécher deux heures (moins indispensables tout de suite... la patience est une vertu bien rare de nos jours) à 90 degrés (four à gaz Proline tu oublies, deux niveaux seulement : le premiers tu crames, le deuxième tu brûles super fort fais gaffe quand même) un jeune poireau détaillé en biseaux, avec un peu d’huile d’olive, sel et poivre. Moralité, j'ai opté pour la technique, on verra comment compenser la chips de poireau...

- Pour le chutney. Dénoyautez dix cerises noires et dix cerises rouges (petit rappel : niveau gaz à effet de serres, climat, palmiers en Normandie, on a vu mieux comme chutney. En même temps est-ce que Cyrano allait s'emmerder avec du GES? Bon ben voilà! Merde!!) . Et hop, à la casserole, avec deux cuillères à café de vinaigre de cidre, une larme d’eau (petit conseil avisé. Certains pensent qu'une larme se compterait sur les doigts d'une main, que la quantité serait négligeable! Attention tout de même aux possesseurs de la gazinière Proline. ce qui est vrai pour le four est vrai pour les brûleurs. Aussi je DSC01288.JPG recommanderai l'utilisation d'une larme équivalant à un verre) , deux tours de moulin à poivre, une cuillère de miel, une pincée de sucre, une autre de piment d’Espelette (premier hic dans cette magnifique recette! L'Espelette, vous savez pas ce que c'est. Et même si vous savez vous n'en avez pas! Donc vous farfouillez (voilà un joli verbe) dans votre tiroir/étagère/caverne à épice et en sortez brillament du piment de Cayenne qui t'arrache même ta belle-mère un dimanche midi. Ducoup, d'un geste leste et désinvolte vous frémissez votre poignet au dessus de la casserole et laissez se répandre quelques moulures de cette saloperie qui dégage. Bien mal vous en a pris!!! Méditez cela, jetez toutes traces de piment extra-fort qui pourrait se trouver chez vous et continuez la recette) et l’équivalent d’une cuillère à café de gingembre frais haché. Capital, le gingembre (c'est vrai et cela permet de frimer par la suite. L'utilisation d'un truc comme ça permet de se la raconter aventurier du Monoprix). Laissez glouglouter pépère, une heure au moins (Bruleûrs Proline : diviser le temps de cuisson par 1.67 si injecteur de 0.34 mm), jusqu’à obtention d’une confiture explosive avec de vrais fruits dedans.

- Pour le poivron. Pelez, épépinez et taillez en grandes tranches un poivron (jaune, pourquoi pas), laissez fondre à la poêle dans un peu d’huile d’olive, jusqu’à abandon des chairs. Assaisonnez. Et pimentez à l’Espelette mollo. MOLLO!!! Bordel! MOLLO! Moi de toute manière, j'ai assassiné mon vendeur DSC01296.JPG de cancer de la gorge+estomac+oeusophage (ou d'épices si vous préférez). Ensuite comme je suis radasse et malin, j'ai décidé de ne point gacher le poireau acheté à prix d'or mais de le mêler au poivron jaune. Comme ça vert et jaune, manquait plus que le rouge pour être un vrai rastaman, ce qui m'apparaissait nécessaire pour un plat typiquement gascon...

- Pour le magret. Virez et réservez le gras (Vous noterez en ce cas que le magret semble fondre comme DSC01289.JPG neige au soleil. C'est déprimant. La Reine voyant sa portion de viande de canard s'enfuir à toutes palmes a décidé d'ouvrir une ferme de canard. Nous partons demain pour la Dordogne!).
Hachez la viande avec un grand couteau atchement affûté.
Rajoutez au hachis environ un quart du gras émincé menu menu. A ce moment précis, vous avez le choix. Soit vous estimez qu'il est temps de redevenir le bretteur que vous n'avez jamais cessé d'être. Alors sorterz votre sabre, magnifiez votre port par un visage sobre et fermé, pis en poussant des cris grave aiguës (pas mal hein) dans un clair obscur rappelant le développement durable, éclatez la gueule du magret au point de pouvoir par la suite le reconstituer facilement en accolant les morceaux encore tremblant de votre dextérité morbide. DSC01294.JPG Ou alors si vous êtes pleutre comme il se doit dans nos cas, mettez un mouchoir sur vos prétentions écologistes, sortez le mixeur nucléaire, balancez la viande coupée en gros dés, le sel, le poivre, un peu de gras quand même, du cognac (QUOI!!!! pas de l'armagnac???? Et non, y a pas de topette d'armagnac dans notre pays pourri, donc vous prenez du Cognac de basse extraction) et vous mixez joyeusement. Dans une jatte, touillez la viande avec du sel, du poivre et une joyeuse giclée d’armagnac. Formez des galets entre vos petites menottes habiles. Comme vous avez évidemment beaucoup trop mixé, vous mettez des plombes à en sortir quelque chose de convenable, mais vos cris de rage ayant ameuté toutes les dentelières du quartier, elles vous aident de leurs "menottes habiles" et forment ces merveilles de rondins/galets...

Acte final. Vous avez trouvé du chouette pain de boulanger, tendre et avenant? Coooooool. Arrêtons de mentir aux gens, ici! Siouplaît!! Il n'y a pas de pain rond suffisament grand pour y caser un steack et claquer son hamburger. Cela n'existe pas. En tous cas pas à 18h00 dans les 14 boulangeries de ma ville! Je regrette! Tant que l'on mentira aux gens, ça ne marchera pas! Les Français ont besoin de vérité.
DSC01297.JPG Arrêtons la Langue de Bois. Donc après 6 heures de recherches exténuantes, j'ai trouvé aux alentours de minuit dans une ruelle abandonnée, certes un fou prétendant qu'il venait de la Lune, mais surtout les restes rassis de petits pains tout pourraves mais qui ont dû faire l'affaire. Effondré, je suis revenu à mes pénates, penaud de réveiller la reine avec mon mixeur à minuit trente-deux, mais ravi à l'idée de lui servir un Duck-Burger à cette heure étrange. Tranchez en deux. Virez un max de mie. Passez l’extérieur sous le gril (gazinière Proline : tu peux toujours t'asseoir sur le grill!), tournez le pain et coiffez avec du fromage de brebis des Pyrénées. Un vrai, un fermier, pas un bout de mastic industriel dont le nom commence par Etor et finit par Ki. (Je suis obligé d'abonder en ce sens. Certes cela vous coûte un poil plus cher (en gros deux week end pour 9 sur l'île de Jersey) mais cela a de la gueule....
DSC01298.JPG
Puis gratinez.
Faites fondre un petit bout de la graisse du magret dans une poêle, pour y cuire les steaks six minutes à feu vif.
Tartinez le pain gratiné de chutney, posez le poivron, puis le canard, ajoutez quelques chips de poireau, et couvrez.
  Goutez le chutney avant. Partez aux urgences ensuite vous faire implanter un appareil respiratoire pour la suite de votre vie. Jurez-vous de fumer. Regrettez amèrement d'avoir assassiné cet enculé de vendeur d'épice, vous le referiez bien! Bon pas 36 solutions quand c'est vraiment trop fort. Soit vous êtes une fiotte. mais vu la testostérone que vous dégagez, cela doit être le chutney qui est trop costaud. Donc vous tartinez les pains, mais MOLLO!!!! Ensuite vous continuez l'assemblage.

Et vous obtenez cette merveille. Oui alors je sais ça donne pas du tout envie comme ça, mais je suis pas photographe et je vous emmerde.

DSC01301.JPG

Bref vous recouvrez le tout et apportez en gazouillant qu'on va s'en mettre une bonne.

DSC01302.JPG


Ce sandwich de Navarre s’arrose de Madiran, bien sûr, vin pyrénéen à la rusticité ravigotante issu du cépage tannat. Au préalable, on aura donc demandé à la caviste, qui s’appelle Nathalie, la bouteille idoine: «Du tannat… t’as Nath?» Hum… hilarant, non? Sur ce dernier trait d'esprit, vous tirez votre révérence, persuadé d'avoir accompli un miracle culinaire. car malgré tous les échecs de ces dernières heures et bé c'est quand même achement bon! Et pis c'est pas vous qui le dites (vu que vous vous avez squatté la boutanche de vin de pays de Provence (rouge!)) , c'est la Reine, qui n'a aucune raison d'être polie puisqu'il est 1h23  du matin et qu'elle a décidé de vous quitter dès son futur réveil...

Adiù


 

Par Hard Worker
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Lundi 28 mai 2007

Alors que nous marchions en forêt à la recherche de la plénitude spirituelle qui incombe aux êtres de talent, la Reine (terme certes sympathique mais qui a en outre une signification particulièrement subtile sur les rivages de la Normandie si le prénom s’y prête) et moi fument surpris de l’insistance avec laquelle la flotte nous tombait sur la gueule.

En effet, faisant fi des bulletins alarmants de ces feignasses de fonctionnaire de météo France, nous nous étions enthousiasmés à l’idée d’aller célébrer la descente du saint esprit sur ces couillons d’apôtres par une petite ballade sylvestre, histoire de communier avec la nature.

Durant les premiers pas de notre entreprise bucolo-spirituelle, étourdis par les senteurs d’humus et de lichen (comme les savons bio), comblés par le tressaillement des feuilles (et ce si joli lapin qui détale) et énamourés de ces hêtres centenaires, nous sûmes distinctement que dieu ne pouvait exister ; il n’aurait jamais accepté de laisser un si bel endroit libre de sa marque hideuse. Ces cons d’hommes auraient dû en toute logique y claquer un calvaire ou autres saloperies ésotériques rappelant à qui veut l’entendre qu’il ne faut surtout pas prendre de plaisir ici bas.

Comme dieu est un productiviste de la pire espèce, une ballade sans autre but que de glander à satiété (avant d’aller s’en coller une à l’apéro), ça il ne doit pas trop aimer. Les plaisirs sur terre c’est pas son truc, lui qui ne veut rien tant que notre mort pour nous permettre de pénétrer enfin le bonheur.

 

Du coup on était un peu remonté contre la pentecôte qui arrivait à grand renfort de publicité solidaire d’avec nos vieux. On sait donc dit qu’avant d’aller se morfondre lundi au chagrin, fallait compenser par une extatique jouissance de nos chaires.

Après avoir fait l’amour comme des bêtes pendant le bulletin spécial de météo France sur la 2, nous dûmes en convenir, on avait intérêt à trouver un plan de secours si on voulait que nos chaires elles jouissent extatique grave ! On a donc fini la boutanche de rouge qui trainassait mollement depuis la veille. Ce qui nous a inévitablement conduit à chercher ses semblables dans la casba.

Mais pris de remord devant cette fuite alcoolisée de nos sens, il nous fallu redevenir citoyen de ce monde, engagé et réfléchi sur le devenir de la planète. Nous sommes allés faire les courses chez Carrefour ! On allait claquer du pognon pour se noyer sous des tonnes de bouffes. Mais la Reine, qu’est pas la dernière des connes, sut nous rappeler notre engagement en faveur de la décroissance. Exulter oui ! Mais dans le respect de la terre… On était mal barré là ! Du coup, nous braquâmes à gauche (ça change de nos jours…), abandonnâmes la voiture polluante sur le bas côté, courûmes chercher nos vélos et filâmes au Biocoop du coin.

Arrivé plein de sueur au pays où la vie elle est bio, équitable et par là-même hors de prix et nettement plus chiante (sauf si tu trouves l’épanouissement dans une salade quinoa-graines germée de radis noir), nous nous ruâmes dans les nombreux rayons (3) qui la composent.

Il nous fallait trouver recette bio et pas trop cher pour s’épanouir un max et même si possible pour inviter des gars à s’épanouir un max aussi (et frimer un poil dans le même temps). Faire du veau était impossible tant son coût carbonique égalait son aspect financier. Et pis du veau à 16 heures… Nous dûment nous résoudre à choisir l'inévitable gâteau. Le sempiternel gros truc tout mou dégoulinant de sucre et de beurre. Oui oui! La saloperie qui te colle un mal de bide pour le restant de la semaine.
Nous optâmes donc pour le gateau le plus léger de la création, celui qui symbolise la réconciliation franco-allemande, celui que de Gaulle et Adénauer dégustaient à la petite cuillère proposant d'en faire le ciment politique d'une Europe naissante... La Forêt Noire quoi!

Et passqu'en ce lundi salariée on est sympa, on vous file ci-bas la recette en image de la Forêt Noire. Celle-ci venant en plus d'une recette ancestrale des coins les plus reculés de la Lorraine (c'est vrai!), nous l'appelerons la recette à Zaza (avec l'aide inestimable de sa soeur que je ne nommerai pas ici pour d'évidentes raisons de confidentialités).

Pour toutes recettes à Zaza, faut commencer par avoir la recette. Muni d'un téléphone, composez l'indicateur reliant la France à la Moselle, ajoutez-y le numéro de Zaza, laissez sonner, expédiez le mari peu amène, ne succombez pas au piège de parler aux mômes, non! foncez droit vers votre but et demander à parler à Zaza (et ne parlez que recette, bordel!). Si tout va bien après 58 mn d'explications harassées, vous obtenez un truc comme ça: la quintessence de la création culinaire.
DSC01199.JPG
C'est effectivement la liste d'ingrédients. Une fois muni de ces divers éléments, il vous faut entrer dans le vif du sujet, histoire d'être à l'heure pour recevoir vos invités qui n'ont même pas terminé leur veau de ce midi uniquement pour s'exclamer devant votre oeuvre patissière.

La première étape consiste à faire un gateau au chocolat. C'est d'un con! DSC01200.JPG DSC01201.JPG DSC01202.JPG
Pour ce faire, balancez les 4 oeufs avec le sucre dans un saladier. Posez sur une balance hisoire de montrer à tous les peignes culs de pauvres que vous, vous possédez des trucs très utiles. Remuez ensuite frénétiquement avec un fouet. Si vous n'êtes pas le genre de gars rapide, endurant et maso, utilisez un autre appareil nucléaire, le batteur, et allez manifester à Bure contre les enfouissements de déchets. Le but de la manoeuvre étant qu'à la fin du remuage accéléré, vous obteniez cette merveilleuse consistance blanche qui n'est pas sans rappeler votre visage à la fin de la soirée dernière. Vous y ajoutez délicatement farine tamisée et levure itou.

DSC01207.JPG Comme vous êtes organisé, intelligent et plein d'initiatives (et que vous postulez pour une mission dans le nouveau gouvernement d'ouverture de droite), vous avez précédemment fait fondre le chocolat avec le beurre et l'avez délicatement associé à la mixture oeuf-sucre-farine-levure. Ce qui nous donne à la fois le bel ouvrage pas loin en photo et le droit à cette réplique éculée : "Papie, papie, je peux lécher la casserole ? Tu vas surtout me lécher... ". A ce moment votre compagne (on) vous intérrompt d'une taloche vicelarde, et écoeuré de n'avoir pu sortir votre bon mot, vous fuyez vous enfermer dans votre chambre, qu'elle le fasse tout seul son gâteau moralisateur!!!

DSC01214.JPG Votre compagne étant un peu plus fine que vous, elle met le gateau au four (30 mn à thermostat 6 ou 180°c) et utilise sa technique phare pour se faire pardonner son manque compulsif d'humour gras et lamentable, en préparant un sirop de cerise à la goutte lorraine (et en vous promettant quelques goulées, pourvu que vous la fermiez!). Pour préparer ce sirop, il vous faut un bocal de cerise sous vide du jardin de belle-maman (ou du rayon conserve de votre carref biocoop). Mettez les cerises de côté, versez le jus en casserole, balancez un peu de sucre (1,2 ou 3 cuillères) et mettez-y de la goutte de mirabelle (bon dieu que c'est bon!). Faites chauffer, en tournant de temps en temps. Buvez quelques lampées d'eau de vie, et rappelez vous les raisons de votre livide visage de la veille. Retournez dans votre chambre, allongez vous, respirez fort et dites vous que ce n'est pas de votre faute, c'est de famille les foies fragiles. Durant ces quelques minutes d'introspections éthyliques, votre aide-cuisinier a pris le parti de gérer le sirop, qui sirupeux à souhait, est mis de coté.

DSC01219.JPG Nouvelle étape, nouveau chantier d'envergure qui correspond bien à vos qualités intrasèques, le fendage de cerise afin d'enlever ce putain de noyau sans pour autant déchiqueter la cerise. Autant vous le dire, durant cette étape, vous maudissez votre belle maman qu'aurait quand même pu s'emmerdez à le faire avant de les claquer en bocal, et bénissez votre trousse à pharmacie (ainsi que la goutte précédemment ingérée). Bref, 2 ou 3 heures plus tard, vous avez terrassé votre aversion de la cerise et vous allez vous attaquer au gateau au chocolat (que quelqu'un a sorti du four avant malheur).

Te diou, qu'il est beau ce gatieu. Il vous faut maintenant le couper en 3 part distinctes dans son DSC01225.JPG DSC01227.JPG épaisseur. Là vous sortez votre coutellerie japonaise. Aiguisez là durant une vingtaine de minutes. Rendez hommage au défunt prestigieux de votre lignée. Et entamez la coupe! Pour plus de réussite, le conseil du chef est de préparer 4 à 5 gâteaux au chocolat, comme ça sabrez avec tranquillité les premières fois.
 

Une fois passé ce cap atroce de la décapitation du gâteau, courrez chez votre voisin pour le prendre à témoin de votre réussite. Cachez le tablier rempli de sirop de cerise, il pourrait s'imaginer que vous cuisiniez un veau. Et atelez vous à porter le coup de grâce à ce pâle cuistot en lui infligeant le supplice de vous voir faire de la crème chantilly maison, qu'est quand même autre chose que l'ersatz fouetté qu'il sert benoîtement à sa famille les soirs de festivité (et qui a causé le départ de sa femme!). Votre voisin, au bord su suicide depuis le départ de sa belle, tentera bien d'échapper à ce spectacle humiliant en mettant fin à ses jours de manière scandaleuse (en finissant d'une traite la boutanche de mirabelle). Peine perdue, il mettra juste fin à sa morne journée! N'oubliez pas de le traîner chez lui avant l'arrivée de vos convives.
Pour la chantilly, rien de plus simple. Sortez du congélateur la crème fraîche et le récipiend dans leque
DSC01233.JPG l vous allez battre la crème où vous les aviez préalablement déposés il y a une bonne demi-heure. Mettez crème liquide, et 3 ou 4 glaçons pilés (demandez à votre voisin de les concasser, car la dignité renaît toujours avec l'utilité dirait Nico) et battez violemment le tout en marmonant des incantations pentecôtistes... Généralement la crème ne prend pas et votre femme prend la porte. Mais des fois, la bonté de l'humanité transparait et la crème chantilly se forme. A ce moment, balancez quelques cuillérées de sucre glace et goutez et pleurez! Merci Seigneur de faire du gras si goutu.

On arrive à la fin de la recette et on est tout émoustillé d'en être si loin. Vos hôtes vont s'en prendre
DSC01229.JPG plein la gueule. Et vous aussi si vous traînassez avec votre crème froide qui se réchauffe. Plus un instant à perdre. Un coup de late au voisin parce que ça défoule et vous voilà parti pour imbiber votre premier tiers de gâteau de sirop de cerise. Imbibez joyeusement. Ca sent la cerise et la goutte. Célébrez cette savoureuse combinaison. Et trinquez avec votre voisin qui se traîne à votre bouteille de goutte vide dorénavant.
DSC01236.JPG Puis une fois le gâteau imbibé, recouvrez le de chantilly et posez dessus les cerises pas trop déchiquetées. C'est beau non?
Le plus amusant c'est qu'il faut refaire ça avec l'autre tiers de gâteau. Il
DSC01239.JPG faut le mettre sur le premier gâteau (plein de cerises et de chantilly), applatir un peu pour rappeler qui mène la danse, et le reimbiber de sirop, rebalancer de la chantilly partout et claquer ses cerises... Waouu la classe. Ensuite pour que tout le monde il est content, on remet le dernier gâteau sur le dessus. On imbibe pas! Mais on recouvre délicatement de chantilly, on fait de la déco, on balance des copeaux de chocolat et surtout on frime. On trempe de cerises àl'eau de vie dans du chocolat fondu et on les place délivatement sur le gâteau... On est trop content, on embrasse le voisin à pleine bouche et on interdit à sa Reine d'en faire autant. elle n'en a cure et s'emploie à redonner elle aussi le moral au voisin, qui décidément n'en revient pas de cette talentueuse famille de cuisinier... DSC01243.JPG

Il est beau, il est froid et il sent bon la chantilly... Vous le mettez au frais et attendez, extatiques, vos connards d'invités qui jamais ne pourront se douter du mal que vous vous êtes donné.
En fait vos invités, ils le savent le mal que vous vous êtes donné, vu qu'en arrivant vous êtes débraillé (bravo le voisin), suant, sale, puant l'eau de vie et marmonant des trucs bizarres... Ils ne connaissaient pas vos inclinations pentecôtistes et préfèrent couper court à cette visite. Ils partent avec fracas vous abandonnant à votre délire mystique.
Putain de Forêt Noire! Vous la refilez au voisin qui vient de partir avec votre femme. Vous décidez alors d'en finir avec l'injustice des hommes et tentez de vous suicider avec une bombe de crème chantilly de chez Norma...


Par Hard Worker
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Jeudi 24 mai 2007

Tandis que j’œuvrais paresseusement au bonheur des indigents dans la paroisse de mon quartier, me vint à l’esprit les mots de mon plus grand (et heureusement disparu) ami : « T’es vraiment qu’une merde ! ». Ces insanités conduirent mon visage à se rembrunir, version atrabilaire chic. La dépression aidant je dus bien l’admettre, j’étais effectivement une sacrée merde…

L’avantage chez les mecs sensibles, c’est cette intuition salvatrice qui leur intime l’ordre de remettre leur vie sur les rails de la modernité (ou de la passion au choix). N’étant absolument pas un mec sensible, j’ai plutôt décidé d’aller regarder la télévision et de réfléchir à ce que ce connard de pote pouvait bien entendre par « merde ».

Dix ans plus tard, à la fin des épisodes de Friends, je dus en convenir je n’avais pas beaucoup progressé. Mais comme l’a dit un illustre con, du haut de sa supériorité de ménestrel royal, tout vient à point qui sait attendre. Et comme j’ai attendu 10 ans c’est venu grave à point. L’idée a traversé ma tchote caboche tel un ---------------- *. J’allais sauver la planète ! Voilà qui était une belle action. Et utile en plus.

Faisant fi des scories idéologiques d’un tel constat, je courus chez notre télécologiste attitré lui demander quoi faire. Apprenant que l’écologie n’était ni de droite ni de gauche (et que même pour notre ami et penseur Philippe Val, elle est surtout tête haute et mains propres tant elle fleure bon avec le terroir pétainiste… cela dit Philou est-il un grand penseur ?), il ne fallait surtout pas arrêter d’utiliser des déodorants, des 4X4 et autres saloperies utiles au développement des pays pauvres (la Bretagne par exemple).

Peu convaincu par les gesticulations télévisuelles du seul mec capable d’avoir plus de sponsors polluants que l’équipe de France de football, je dus me résoudre à quêter la rédemption du côté de la radicalité. Je suis donc devenu décroissant. Mais ça a été vachement moins facile que prévu. J’étais certes un partisan farouche de cette radicalité antiproductiviste, mais je sentais confusément des limites à mon bonheur. En effet partisan farouche, j’aurai pu me débarrasser de la télé (mais il y a PJ le vendredi soir), de l'ordinateur (mais comment regarder lequipe.fr et observer l'évolution à peine croyable du Stade de Reims et l'inexorable déclin de l'Estac de Troyes?), de la voiture (oui mais on a des garagistes à faire vivre, nous!), du micro-onde (oui bah c'est facile de dire ça, mais comment on fait pour faire chauffer une tasse d'eau sinon? avec une casserole ou une bouilloire peut-être?), du congélateur (tout le problème aurait été de conserver 1/2 bœuf à la fenêtre en hiver), de l'appareil à raclette (ah faut pas déconner avec la charcuterie recouverte de fromage, ok!), de l'appareil à gaufre, à crêpe, à yaourt, à fondue, à pierrade, à sorbet, à peser au gramme près des conneries (oui mais après on serait devenu pauvre ou pire chiant, comme les pauvres d'ailleurs...)... Alors j’ai dû faire un choix dans la lutte, j’ai donc résilié ce qui ne servait à rien : l'abonnement à Libé!

Veule et lâche, et conscient de l’être, j’étais prêt à retourner aider les pauvres avec Christine Boutin. Pourtant mon intuition, aussi efficace qu’un déodorant bio, m’enjoignit de ne point lâcher l’affaire, que la solution j’allais trouver. Et tandis que j’errais sur la toile, alliant les sites les plus amusants (les jeunes avec le modem, voire mieux le PSLE**) ou inintéressants (le MJS, Julien… le MJS souvient toi….) avec les plus palpitants (lequipe.fr), je restai coi devant la troublante nouvelle sur laquelle je venais de tomber.

Bouffer de la viande contribue à propager les gaz à effet de serre, à réchauffer le climat et toutes sortes de méchancetés relativement inexorables (et à plonger la Normandie dans une douce ambiance méditerranéenne…). Et c’est un mec balaise qui le dit. Je le cite :

Si nous souhaitons savoir "combien de gaz à effet de serre sont nécessaires pour nous permettre de manger un kg de poulet de batterie, nous devrons tenir compte, au prorata de ce qui a été nécessaire pour obtenir notre bestiau (une telle approche s'appelle une analyse de cycle de vie) :

- des émissions provenant du chauffage du local d'élevage,

- de l'énergie fossile utilisée par le tracteur pour la culture des céréales mangées par la bête,

- de l'énergie fossile nécessaire pour fabriquer les engrais qui serviront à cultiver les céréales mangées par la bête,

- des émissions de N2O lorsque ces engrais seront épandus dans les champs,

- de l'énergie fossile nécessaire pour fabriquer les aliments du poulet (les poulets de batterie mangent rarement les céréales "brutes", mais plutôt des aliments préparés par un sous secteur de l'industrie agroalimentaire) à partir des céréales cultivées,

- et encore des émissions liées à la fabrication des engins agricoles, de l'énergie fossile de séchage des grains, et même de l'énergie qui a été nécessaire pour raffiner le pétrole qui sera consommé par le tracteur....

Enfin, si l'aliment est issu d'un ruminant (lait, viande de vache, etc) il faut aussi tenir compte des rots de ces grosses bêtes. En effet, les ruminants ont une intense fermentation dans leurs estomacs (je rappelle qu'une vache a 4 estomacs !) qui produit du méthane, et je rappelle aussi qu'en France, le poids des vaches est supérieur au poids des hommes : nous avons 20 millions de bovins en France, dont le poids moyen est de quelques centaines de kg.

Source : http://www.manicore.com/

Du coup voici le résultat :

nourriture-carbonne.jpg

Pour les malins qui se diraient qui z’ont pu qu’à becter tout bio, comme ça y pourront continuer à se taper des orgasmes de bidoches (Mathieu et Violaine en première ligne !), et ben sachez que l’élevage bio c’est tout de même (mais que ça) 30% de gaz à effet de serre en moins. Bref c’est bien, c’est mieux, mais pas suffisant. La solution consisterait principalement à arrêter de bouffer de la viande à tous les repas. Conseil nutritionnel d’un pro (moi) : viande conseillée deux fois par semaine. Pis après y a des saloperies qui filent les même protéines. Hein on va pas rentrer dans le détail, ce sera l’objet d’une autre historiette. Donc faut se réhabituer à pas s’enfiler deux tonnes de barback par semaine. Faut redonner le goût aux bons aliments, aux légumes (bio, de saison locaux, etc.). Et tout ça pour sauver l’espèce humaine. Youhouhouhou !!! Voilà un défi à la mesure de mon altruisme. Faite gaffe le monde vous êtes sauvé, je milite pour moins de viande. Et ce de manière radicale puisque je vous livre clef en main la recette du Chili con carné sans carné (ce qui soit dit en passant est le top du top pour vous proposer un repas de légumes de saison et locaux).

Après avoir sué sang et oignon pour épater votre belle et pendant qu’elle vous gratifiera de mille baisers épatés et énamourés (flairant décidément le bon coup chez vous), vous pourrez alors constater que vous aussi, vous participez à la sauvegarde de l’environnement.

La recette est simple et évidemment piquée chez Marmitouille (il va de soi mais la déontologie m’impose de vous le dire). Elle se compose d’une liste impressionnante d’ingrédient. Ce qui est principalement destiné à frimer un max quand les gens, déjà apeurés à l’idée d’entrer dans une cuisine, vous voient partir, tablier au vent, chez votre primeur et à les interloquer quand ils vous voient revenir le panier vide mais le tablier sous le bras (car aller faire les courses avec son tablier de cuisine c’est d’un plouc ! Et cette recette est super tendance. Alors pas de gaffe !!).

Une fois de retour des courses, ayant acheté quelques victuailles dont le prix permettrait de nourrir et d’éduquer 15 villages lorrains pendant un an, il faut vous lancer définitivement dans la recette pour nourrir les 6 convives que vous avez conviés en fanfare à la fin de la soirée (il y a 8 heures en fait…). Muni d’une aspirine, vous entamez la lecture de comment je la fais.

Vous constatez horrifié qu’il y a pleins d’épices et de bulbes qui vont vous faire pleurer. Mais en même temps c’est un chili, bordel de merde, pas une petite sucrerie pour bourgeoises éplorées.

Il vous faut donc :

- 10 cl d'huile d'olive (généralement on préfère celle bio de Palestine et on le fait remarquer 4 à 6 fois dans le repas).
- 200 g d'oignons finement émincés
(ou pas finement on s’en tape pour tout dire)
- 80 g de céleri haché
(branche, céleri branche, que le con qui prenne du rave soit banni)
- 100 g de poivrons verts hachés
- 100 g de carottes râpées
(râpe manuelle, on va pas cautionner le nucléaire bordel… D’ailleurs la part du nucléaire dans l’électricité ? Et dans l’énergie ?)
- 1 cuilllère à soupe d'ail écrasé
(c’est pour les doigts)
- 200 g de champignons hachés
- 1/4 de cuillère à café de piment de Cayenne
(pas plus surtout pas plus !!!)
- 1 cuillère à soupe de cumin en poudre
- 3/4 de cuillère à café de basilic séché
- 2 cuillères à café de poudre de Chili
(généralement se trouve sous l’appellation : « cuisinez à la mexicaine bande de ploucs ! »).
- 3/4 de cuillère à café d'origan sec
- 2 cuillères à café de sel
- 1/2 cuillère à café de poivre
- 1/2 l de jus de tomate
- 75 g de farine de boulgour
(pour frimer au magasin bio avec sa farine de boulgour…)
- 200 g de tomates en dés
- 200 g de haricots rouges cuits
(là on rentre dans le plat texan, enfin…)
- 1/2 cuillère à café de Tabasco
- 2 cuillères à soupe de jus de citron
- 3 cuillères à soupe de concentré de tomate
- 25 cl de vin blanc ou de vin rouge
(choisissez un bon pinard, achetez 4 bouteilles, mettez en bouche, faites des rodomontades, grimaces, circonvolutions buccales et décidez à la fin du repas qu’il était un choix judicieux… Evitez le Bordeaux, on nous pète trop les couilles avec le bordelais).

- 2 cuillères à soupe (suivant le goût) de piments verts hachés (hé ben ouai !)

Préparez tous les ingrédients. Parlez leur un peu, rappelez leur que c’est pour lutter contre le réchauffement climatique que vous faites ça. Si on est en hiver et que les tomates se foutent de votre gueule, tatannez en une, ça servira d’exemples pour les autres. Puis quand tout le monde a choisi de se sacrifiez pour l’espèce humaine (qui compte 6 personne ce soir dans une petite heure), commencez par chauffer l'huile d'olive dans une sauteuse. Puis vous y balancez les oignons, le céleri, les poivrons verts, les carottes, l'ail, les champignons, les épices, sel et poivre. Là vous venez de faire un acte culinaire incroyable qui restera dans vos annales. Vous n’avez pas foutu la moitié à côté. C’est bien. C’est bon. La victoire arrive en chantant. La renommée culinaire. Le Bocuse du quartier s’annonce en vous. Et à ce moment on frappe à la porte, c’est le guide Michelin qui vient prendre des nouvelles. Le temps de l’expédier (vous ne marchez pas à la récompense, vous !), les ingrédients ont cuit quelques minutes (1, 2, 3 voire 5 minutes). Puis vous balancez la farine un tcho peu, histoire d’évitez les grumeaux. Et arrive la suite.

Il s’agit de fignoler la fin. Et de faire dans le détail. Vous ajoutez le reste des aliments. Avec un sang froid de maître, vous portez à ébullition, et vous remuez (passque vous savez pas quoi foutre d’autre devant votre casserole).

Ensuite et au final conseil de pro : réduisez la chaleur et laissez frémir 20 minutes à découvert.

Ruisselant mais triomphant, vous apportez pinard et chili dans un même élan à vos convives qui tentent de saisir pourquoi en période de gueule de bois vous leur servez un plat épicé de la mort sa race. Ressortant votre topo sur la survie des gentilles vaches et de la planète et de la sauvegarde du climat, c’est l’œil vitreux (et humide) qu’ils vous tiennent pour un bienfaiteur de l’humanité.

Vous avez enfin servi à quelque chose dans votre morne existence. Ravi de cette découverte, vous vous apprêtez à sortir le dessert, la spécialité mexicaine, la glace au steak haché.

 

 

* plusieurs propositions au choix :

1) condor ayant repéré sa proie

2) buteur troyen miraculeusement seul à 20 mètres des buts

3) Rémois filant aux gogues d’un rad lillois après avoir voulu leur montrer qu’on la lui faisait pas…

 

** Il manque pas d’air Morin le rigolo… Le mec y se tire. Soit ! Tant pis pour Franfran ! J’avoue que je m’en battais un peu les couilles. Mais par contre qu’il reprenne, pour le nom de son simulacre de parti, une de nos insultes préférées à l’encontre du PS, à savoir t’es qu’un sale social-libéral, enculé ! Et ben je trouve ça dégueulasse !! Déjà qu’on se sentait un peu seul à gauche, si en plus on nous pique nos insultes idéologiques… elle est pas gagné la reconstruction de la gauche (il va de soi que par ce terme je n’entendais pas y inscrire le PS).

Par Hard Worker
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