Sport de combat

Jeudi 29 novembre 2007 4 29 /11 /2007 14:01

Fadéla Amara dans Libé :

«Ce n'est pas parce qu'on est pauvre, exclu, discriminé, que l'on peut tout saccager.»

 
Bah alors quand ?

Par Hard Worker - Publié dans : Sport de combat
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Vendredi 16 novembre 2007 5 16 /11 /2007 15:58

Camarades de plus en plus nombreux à vous opposer à la propriété privée (à tel point que la lame de fond de notre juste colère est sur le point de déverser son courroux sur ces sinistres bourgeois et aussi un peu moins bourgeois, mais tout aussi coupable), je devine en vous la saine occupation de l'amour de la poésie.

Vous m'en voyez ravi!

Si si!!

Car, exclusivement pour vous (qui je le rappelle êtes tout à la fois opposés à ces crevures de proprios et admirateurs des plus grands poètes de notre temps), je vous livre ci-dessous un poème (ouai en fait un truc tout pourri niveau métrique... bon je dis ça mais je sais pas trop ce que c'est la métrique... sauf que c'est aussi une discipline équestre, car on dit souvent la métrique de cheval...) trouvé, si!, à la fin du compte-rendu du congrès de l'UNPI (des crevures à la botte horripilante d'une majorité qui ne l'est pas moins). Merveilleux texte qui a dû demander une érudition que seuls les journaleux de Charlie (tendance les deux premières pages) ont pu un jour approcher.

Comme je vous suis reconnaissant de vous perdre sur ce blog après avoir tapé dans Gogol: "Fesses sans culottes", hé bien je me suis fadé la retranscription dudit poème. Et comme je suis du genre, certes admirablement beau et sensuel, mais également sympa, je vous ai mis une deuxième version, à la suite.

Cette version qui me vient d'un jeune poète maudit bourré de talent, non sans être admirablement beau et sensuel d'ailleurs, lui aurait coûté une vingtaine de nuits blanches pour la mettre au point. Son oreille gauche et son oeil droit ont dû se sacrifier pour vivifier une dernière fois son génie et quérir l'aide des 259 Muses qu'il cotoyait de près... Inscrit sur la première liste du Goncourt, une magouille de son éditeur (un propriétaire que croyez-vous) le fit injustement éliminer ! Ah!! Maudit coup du sort!!

Bon je tiens à dire avant de vous abandonner dans la contemplation artistique du talent que j'aurai aimé foutre ces deux textes l'un en face de l'autre. mais je sais pas comment on fait sur cette daubasse de blog. Donc L'immense génie mimétique du poète maudit (admirablement beau et sensuel) pourrait vous paraitre, non pas chaint hein?, mais abscons. Et ben le dites pas!

Mentez en fait même.

Allez Camarades et que vive la poésie !!!


Ci-dessous le texte de l'UNPI...

Propriétaire,  qui es-tu ?

Dans la terre de ses ancêtres

Léguée, fondée, acquise ou découverte

Il s’enracine en son tertre.

 

De ses biens, reçus, acquis,

Rénovés, transformés, ébloui

Un havre de paix, il bâtit.

 

Sur sa terre, il se ressource

Ses ressources, il y puise

Des autres respectueux, modéré, il agit.

 

De sa gestion, son bien fructifie

De sa sécurité, sa force s’épanouit

De sa sérénité, un paisible équilibre vit.

 

Il y fonde intégration et transmission

Il y développe insertion et cohésion

Il apprécie valeurs et fruits de sa détention.

 

Ancré solide en ses immeubles

Il sait que l’oeil public le surveille

Honnête et sérieux, il se réveille.

 

De sa détention assuré, rassuré

Énergique, habile, il se découvre

Entreprend et vers d’autres se tourne.

 

De la cité qu’il habite, la vie publique il anime

Mais quand la taxe le menace, il tonne

Et le désordre guette la ville.

 

Responsable, il se veut

De l’emploi en ce lieu il nous donne

Pour la nature il se passionne.

 

Libre d’agir, de construire

Libre de donner, de transmettre

Son libre choix, il revendique.

 

Pour que d’autres à leur tour

Propriétaires se découvrent

Et de tant de fruits s’extasient.

Je te salue, homme de salut.

 


Ici, le texte du gars admirablement beau et sensuel, qui reprenant Renaud qui reprenait Frehel (ou Bruand), s'exclama:
"je vous préviens je suis pas poète du tout, les couplets riment pas bien mais je m'en fous" et aussi "il est bientôt 5 heures faut que je me tire du taf, j'ai pas le temps de peaufiner...".


Propriétaire, trou du cul ?

 

Dans la fosse de ses ancêtres

Léguée, volée, abusée, versaillaise,

Il fossilise en son tertre

 

De ses biens, pauvre roitelet,

Rénovés, enfermés, assombris

Un havre de barbelés, il bâtit

 

Sur sa terre, il s’isole

Son oubli, il y puise

Des autres obséquieux il se console.

 

De sa gestion, les autres triment

De sa sécurité, les autres ploient

De sa sérénité, les autres s’abiment

 

Il y fonde oppression et exploitation

Il y développe asservissement et pognon

Il apprécie valeur et fruits de sa détention

 

 
Ancré peureux en ses immeubles

Il sait que l’œil des pauvres le surveille

Pleutre et veule, il se réveille

 

De sa détention, inquiété, paniqué

Energique, cynique, il se découvre

Asservit et vers d’autres se tourne

 

De la ville cossue qu’il habite, la vie publique il surveille

Mais quand la taxe le menace, il tonne

Et le désordre guette ses intestins

 

Responsable, il se proclame

Des miettes, il en fait l’aumône,

Pour la nature il remercie Dieu.

 

Libre d’écraser, de polluer

Libre de voler, de clôturer

Son libre choix, il l’achète

 

Pour que d’autres savamment cooptés

Voleur se découvrent

Et de tant de larcins s’extasient

Je te salue, trou du cul.

 

Par Hard Worker - Publié dans : Sport de combat
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Mardi 26 juin 2007 2 26 /06 /2007 15:13
Camarades sociologues, camarades anthropologues, camarades socio-anthropologues, camarades ethnologues, camarade Julien Courbet, 

Il n'y pas si longtemps, lors d'une soirée dans les contrées verdoyantes du Nord (je déconne), tandis que je m'essayais au djumbé (qui depuis a porté plainte pour coups et blessures), agitant ma longue chevelure de rebelle (en fait du Rebelle, Réno Raynes avec sa Harley) tout en tirant sur un de ces gros pétards amusants, un être m'interpella.
A ce propos, histoire de digresser, sachez, chers amis, que la mémoire collectivo-fantasmatique vous impose de faire tourner rapidos la marijuana alors que le pragmatisme du sociologue de terrain constaterait tout aussi rapidos qu'un joint ne connait pas plus de deux bouches dans son existence : de là à penser que le shit confine à l'arrivée de Sarkozy... ce serait faire le jeu de la Réaction. 
Bref une sorte d'archétype de Flammand, à l'accent wattrelosien bien marqué, moqua ma personne en m'affublant de ce si mystérieux sobriquet : "quel Pull en Laine celui-là alors!!!". Puis, retournant dans son mutisme alcoolisé, il s'enfila sa 42è 33 export et s'affaira à contempler ses aigreurs d'estomac. N'ayant pas le physique d'un Gabin, il me fut facile d'oublier sa personne. Mais pas cette fameuse remarque qu'il avait dû vouloir assassine. Que pouvait donc signifier cette insulte nouvelle ? Pull en Laine ? Moi qui portait un si original poncho vert-jaune-rouge, vaguement issu du commerce équitable (réalisé par des Chinois de plus de 6 ans m'avait assuré le vendeur à rasta en empochant mes 80€), un pantalon de lin bio issu de chez Jules et mes petites sandales de cuir marrons à la Jésus mais avec des bulles d'air pour que cela soit confortable tout de même.... J'avais rien d'approchant pour un pull en laine! Merde!!

Cette historiette du Pull en Laine restant ancrée en moi, tels les accords de Tokyo Hôtel (à la rigueur de Superbus) après une écoute hasardeuse dans le supermarché du coin, elle façonna mon existence d'adulte. Passant le reste de ma vie à traquer le sens de cette formule, je dévorais les ouvrages des plus grands psychologues (Mireille Dumas entre autres) et sociologues (là on a le choix, outre l'inénarrable Juju Courbet, on peut aller chercher du côté de Morandini, de Charles Villeneuve si on s'intéresse au GIGN et même Yves Calvi si on se passionne pour l'histoire du Sarkozysme sur les chaînes publiques).

Et puis un jour, errant de festivals de chanson françaises en bals tsiganes, je dû l'admettre, j'étais entouré de Pull en Laine. Que ne l'ai-je compris plus tôt!!! Je me farcissais des émissions de télé livres imbuvables depuis si longtemps... pour ça ?!!
Bordel! Ne perdant pas les réflexes du chercheur de terrain, le Marcel Mauss que j'étais devenu (en toute décontraction je dois bien l'admettre) eut tôt fait de coucher par écrit cette découverte sociologique majeure (c'est pas tous les jours qu'on découvre une nouvelle classe sociale !).
Je vous en livre ici un court extrait.


Pull-en-Laine : Nom commun. Serait apparu en forêt de Phalempin à la fin des années 1990.
Désigne des individus de plus de 12 ans et de moins de 24. Ces personnes sont généralement reconnaissables aux vêtements bariolés, d'inspiration ethnico-hype qu'elles exhibent par tous les temps. La plupart du temps, la mise du gilet en laine de grand-mère (mais fabriqué dans un endroit autrement plus à la mode que chez grand-mère, passez moi du peu) équivaut à un passage à l'acte symptomatique. Peu de temps après l'individu écoutera de l'accordéon en boucle accompagné de quelques guitares sèches. Les Têtes Raides et les Ogres de Barback deviendront un pan entier de ses références musicales. Néanmoins, découvrant avec stupéfaction que les derniers albums de ces dits-groupes manient la guitare électique saturée et le rock destructurée façon John Cage, notre individu se retournera vers ses premières amours : le groupe tsigane. Taraf devient ainsi un mot refuge chez lui. Il l'emploiera à toutes les sauces.
Parallèlement à ses goûts musicaux, l'individu découvre avec joie les expédients licites ou non qui vous claquent la gueule. Il en fera donc une consommation régulière mais maîtrisée Il ne voudrait pas perdre tous ses moyens quand même.
Politiquement ses convictions sont pures. Il est contre relativement tous les trucs pas cool (misère, guerre, Sarkozy, racket, cours de litterature...). Fréquemment, nous pouvons le retrouver dans un meeting d'Olivier Besancenot. Dès qu'il sera en âge de voter, il n'ira plus. Il aurait aimé faire la révolution mais il avait la gueule de bois la veille et pis y avait les Tarafs Décalés en concert le lendemain...
Et pis faut pas être extrémiste non plus. D'ailleurs c'est pas François Bayrou qu'aurait dit que ....
Quand il citera le nom de François Bayrou, il sortira de la catégorie des Pull en Laine pour entrer dans celle des cons! Ou des des trop fameux bourgeois-bohêmes.
Bref il deviendra enfin un ennemi objectif. Nous pourrons donc le fusiller rééduquer convaincre de quitter son pantalon de lin et sa chemise col djélabba pour participer aux lendemains qui chantent du Grand Soir...


Voilà c'était un passage scientifique de haute volée, certes refusé par Nature, mais je négocie les pages cultures de Libé pour les vacances. Si vous pouviez m'aider à compléter la définition ce ne serait pas de refus.
La prochaine émission de sociologie bloguesque sera consacrée à un autre phénomème typiquement lillois, l'apparition depuis une dizaine d'année des "Waz' Pépettes" reconnaissables entre autres à leur sacs champions oranges, étrennés en toutes circonstances...

Par Hard Worker - Publié dans : Sport de combat
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