Fadéla Amara dans Libé :
«Ce n'est pas parce qu'on est pauvre, exclu, discriminé, que l'on peut tout saccager.»
Bah alors quand ?
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Fadéla Amara dans Libé :
«Ce n'est pas parce qu'on est pauvre, exclu, discriminé, que l'on peut tout saccager.»
Bah alors quand ?
Camarades de plus en plus nombreux à vous opposer à la propriété privée (à tel point que la
lame de fond de notre juste colère est sur le point de déverser son courroux sur ces sinistres bourgeois et aussi un peu moins bourgeois, mais tout aussi coupable), je devine en vous la saine
occupation de l'amour de la poésie.
Vous m'en voyez ravi!
Si si!!
Car, exclusivement pour vous (qui je le rappelle êtes tout à la fois opposés à ces crevures de proprios et admirateurs des plus grands poètes de notre temps), je vous livre ci-dessous un poème
(ouai en fait un truc tout pourri niveau métrique... bon je dis ça mais je sais pas trop ce que c'est la métrique... sauf que c'est aussi une discipline équestre, car on dit souvent la métrique
de cheval...) trouvé, si!, à la fin du compte-rendu du congrès de l'UNPI (des crevures à la botte horripilante d'une majorité qui ne l'est pas moins). Merveilleux texte qui a dû demander une
érudition que seuls les journaleux de Charlie (tendance les deux premières pages) ont pu un jour approcher.
Comme je vous suis reconnaissant de vous perdre sur ce blog après avoir tapé dans Gogol: "Fesses sans culottes", hé bien je me suis fadé la retranscription dudit poème. Et comme je suis du genre,
certes admirablement beau et sensuel, mais également sympa, je vous ai mis une deuxième version, à la suite.
Cette version qui me vient d'un jeune poète maudit bourré de talent, non sans être admirablement beau et sensuel d'ailleurs, lui aurait coûté une vingtaine de nuits blanches pour la mettre au
point. Son oreille gauche et son oeil droit ont dû se sacrifier pour vivifier une dernière fois son génie et quérir l'aide des 259 Muses qu'il cotoyait de près... Inscrit sur la première liste du
Goncourt, une magouille de son éditeur (un propriétaire que croyez-vous) le fit injustement éliminer ! Ah!! Maudit coup du sort!!
Bon je tiens à dire avant de vous abandonner dans la contemplation artistique du talent que j'aurai aimé foutre ces deux textes l'un en face de l'autre. mais je sais pas comment on fait sur cette
daubasse de blog. Donc L'immense génie mimétique du poète maudit (admirablement beau et sensuel) pourrait vous paraitre, non pas chaint hein?, mais abscons. Et ben le dites pas!
Mentez en fait même.
Allez Camarades et que vive la poésie !!!
Ci-dessous le texte de l'UNPI...
Propriétaire, qui es-tu ?
Dans la terre de ses ancêtres
Léguée, fondée, acquise ou découverte
Il s’enracine en son tertre.
De ses biens, reçus, acquis,
Rénovés, transformés, ébloui
Un havre de paix, il bâtit.
Sur sa terre, il se ressource
Ses ressources, il y puise
Des autres respectueux, modéré, il agit.
De sa gestion, son bien fructifie
De sa sécurité, sa force s’épanouit
De sa sérénité, un paisible équilibre vit.
Il y fonde intégration et transmission
Il y développe insertion et cohésion
Il apprécie valeurs et fruits de sa détention.
Ancré solide en ses immeubles
Il sait que l’oeil public le surveille
Honnête et sérieux, il se réveille.
De sa détention assuré, rassuré
Énergique, habile, il se découvre
Entreprend et vers d’autres se tourne.
De la cité qu’il habite, la vie publique il anime
Mais quand la taxe le menace, il tonne
Et le désordre guette la ville.
Responsable, il se veut
De l’emploi en ce lieu il nous donne
Pour la nature il se passionne.
Libre d’agir, de construire
Libre de donner, de transmettre
Son libre choix, il revendique.
Pour que d’autres à leur tour
Propriétaires se découvrent
Et de tant de fruits s’extasient.
Je te salue, homme de salut.
Propriétaire, trou du cul ?
Dans la fosse de ses ancêtres
Léguée, volée, abusée, versaillaise,
Il fossilise en son tertre
De ses biens, pauvre roitelet,
Rénovés, enfermés, assombris
Un havre de barbelés, il bâtit
Sur sa terre, il s’isole
Son oubli, il y puise
Des autres obséquieux il se console.
De sa gestion, les autres triment
De sa sécurité, les autres ploient
De sa sérénité, les autres s’abiment
Il y fonde oppression et exploitation
Il y développe asservissement et pognon
Il apprécie valeur et fruits de sa détention
Ancré peureux en ses immeubles
Il sait que l’œil des pauvres le surveille
Pleutre et veule, il se réveille
De sa détention, inquiété, paniqué
Energique, cynique, il se découvre
Asservit et vers d’autres se tourne
De la ville cossue qu’il habite, la vie publique il surveille
Mais quand la taxe le menace, il tonne
Et le désordre guette ses intestins
Responsable, il se proclame
Des miettes, il en fait l’aumône,
Pour la nature il remercie Dieu.
Libre d’écraser, de polluer
Libre de voler, de clôturer
Son libre choix, il l’achète
Pour que d’autres savamment cooptés
Voleur se découvrent
Et de tant de larcins s’extasient
Je te salue, trou du cul.
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